Meilleures randonnées Hokkaido - Tokachidake
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Avec ses immenses espaces sauvages, ses volcans, ses lacs et ses montagnes, Hokkaido est sans conteste ma préfecture préférée du Japon. Celle-ci représente à elle seule environ 20 % du territoire japonais, mais n’abrite qu’environ 4 à 5 % de la population du pays, ce qui explique en grande partie la sensation d’espace et la richesse naturelle que l’on y trouve. Je partage ici un itinéraire complet de 3 semaines pour découvrir Hokkaido et ses meilleures randonnées, accompagnées de fichiers GPX.

L’itinéraire combine randonnées, découvertes naturelles et visites culturelles. Si vous disposez de moins de temps, une semaine permet déjà d’avoir un premier aperçu de Hokkaido en se concentrant sur une région.

Pour la plupart des randonnées, la meilleure période s’étend de juin à octobre, en gardant à l’esprit que des névés peuvent encore subsister en altitude jusqu’au début du mois de juillet.

Aperçu

Itinéraire jour par jour

Jour 0 – Aomori

Avant de rejoindre Hokkaido, je venais d’achever ce que je considère être l’une des plus belles longues randonnées du Japon dont vous pouvez retrouver le récit ici : Michinoku Coastal Trail nord : 10 jours entre Iwate et Aomori (+GPX). Celle-ci se termine à Hachinohe, à seulement quelques dizaines de kilomètres d’Aomori, ville la plus septentrionale du Japon, accessible en Shinkansen depuis Tokyo .

Celle-ci constitue une excellente porte d’entrée vers l’île. En effet, il est possible de rejoindre Hokkaido de manière à la fois économique et originale en embarquant à bord du ferry en direction d’Hakodate.

Je me permets donc de débuter cet itinéraire consacré aux meilleures randonnées à Hokkaido par cette courte étape à Aomori.

Que faire à Aomori ?

Je recommande au minimum une journée complète pour découvrir la ville.

Parmi les visites qui me semblent incontournables se trouvent le Nebuta Warasse et le site de Sannai Maruyama.

Le Nebuta Matsuri est l’un des festivals les plus célèbres du Japon. Chaque été, d’immenses chars lumineux représentant des personnages historiques ou mythologiques défilent dans les rues. Le musée Nebuta Warasse permet donc d’admirer ces impressionnantes créations tout au long de l’année.

Le village reconstitué de Sannai Maruyama offre quant à lui une plongée fascinante dans la période Jōmon, plusieurs milliers d’années avant notre ère. Son musée reprend quelques pièces fascinantes de l’époque.

Attenant à ce dernier se situe le musée d’art préfectoral d’Aomori qui, tant qu’à être dans ce coin mérite également une visite. Il est intéressant de commencer par le musée d’art car son billet permet d’obtenir une réduction légèrement plus avantageuse pour la visite du site archéologique.

Autres visites intéressantes

  • Parc Shōtoku : agréable promenade en bord de mer offrant de belles vues sur la baie et les côtes environnantes.
  • Musée d’histoire d’Aomori : un musée intéressant pour découvrir l’histoire et la culture de la région. Les explications en anglais sont nombreuses. Son principal inconvénient reste son éloignement du centre-ville.
  • Musée forestier d’Aomori : beau bâtiment historique qui mérite à lui seul le détour. L’exposition est accessible à petit prix, mais les explications en anglais sont malheureusement très limitées.
  • Seikan Train Ferry Memorial Ship Hakkōda-maru : malgré le peu d’informations disponibles en anglais, la visite de cet ancien ferry ferroviaire reste intéressante. Il assurait autrefois la liaison entre Honshu et Hokkaido avant la construction du tunnel du Seikan. Même sans entrer à bord, il est possible d’observer depuis l’extérieur les rails qui menaient directement au bateau.

Où manger à Aomori ?

  • Menya Kinsei : J’y ai mangé tous les soirs tant le rapport qualité-prix est excellent. Le spicy ramen était savoureux, les prix très abordables et les deux gérants particulièrement accueillants. Il est possible de demander un plat sans viande, mais le bouillon en contient malgré tout.
  • Café Marron : une adresse agréable pour faire une pause autour d’un café et d’une pâtisserie. Les tarifs sont un peu élevés, mais l’ambiance chaleureuse et le cadre confortable en font un excellent refuge lorsque la météo est maussade.

Où dormir à Aomori ?

J’ai séjourné à l’Aomori Green Park Hotel, un établissement simple mais abordable avec un personnel très chaleureux.

Si vous avez un jour supplémentaire

Si vous disposez d’une journée supplémentaire, la ville de Hirosaki constitue une excellente excursion au départ d’Aomori.

  • Château de Hirosaki : un beau petit château, situé dans un vaste parc réputé pour ses cerisiers en fleurs au printemps.
  • Fujita Memorial Garden : un superbe jardin paysager japonais qui a été l’un des coups de cœur de ma visite à Hirosaki.
  • Jardin botanique de Hirosaki : relativement décevant comparé aux autres sites de la ville. Il était inclus dans un ticket combiné avec les deux visites précédentes.
  • Tsugaru-han Neputa-mura : un lieu intéressant pour découvrir l’artisanat traditionnel de la région de Tōhoku. On peut notamment y observer des artisans à l’œuvre dans la fabrication de toupies en bois et de poupées kokeshi, deux spécialités emblématiques de la région. C’est également une bonne introduction à la culture du festival Neputa de Hirosaki.

Jour 1 – Hakodate

Hakodate constitue un de mes coups de cœur de cet itinéraire. J’arrive dans la ville vers midi, après la traversée en ferry, et ne dispose que de l’après-midi pour visiter la ville.

Que visiter à Hakodate ?

Je commence par Goryōkaku, une forteresse en étoile construite à la fin du shogunat Tokugawa. Aujourd’hui transformé en parc, le site est particulièrement agréable au printemps lorsque les arbres sont en fleurs.

Je rejoins ensuite le centre-ville pour déposer mes affaires à l’hôtel avant de partir explorer Motomachi, le quartier historique.

Je recommande particulièrement les visites suivantes dans le quartier historique de Motomachi :

Hakodate et l’ouverture du Japon au monde
Pendant plus de deux siècles, le Japon a pratiqué une politique d’isolement presque totale. Cependant, tout change au milieu du XIXe siècle lorsque les puissances occidentales obtiennent l’ouverture progressive de plusieurs ports.
Comme Nagasaki et YokohamaHakodate fait partie des premières villes ouvertes au commerce international. Cette histoire commune explique la présence d’une architecture occidentale inhabituelle au Japon : anciennes résidences diplomatiques, églises chrétiennes, bâtiments administratifs et entrepôts commerciaux.
Les voyageurs ayant déjà découvert Nagasaki retrouveront ici une atmosphère familière. D’ailleurs, j’en parle également dans mon article consacré à mon itinéraire à Kyushu : Road trip à Kyushu : itinéraire complet de 9 jours

Dans le prolongement du quartier historique, vous pouvez également découvrir :

  • Le parc de Hakodate : un agréable espace vert offrant une pause bienvenue loin de l’animation du centre.
  • Le sanctuaire Hakodate Hachimangū : un très joli sanctuaire, calme et peu fréquenté, situé à l’écart des principaux circuits touristiques.
  • Le cap Tachimachi : un superbe point de vue sur les falaises qui plongent dans l’océan, particulièrement agréable par beau temps.

Randonnée au mont Hakodate

16,77km – 533m d’ascension et 533m de descente – difficulté 4/10(2) Lien GPX(1)

Après Motomachi, je vous recommande vivement d’emprunter l’un des nombreux sentiers de randonnée qui mènent au mont Hakodate plutôt que de monter directement en téléphérique. La montagne est parcourue de chemins agréables, offre de magnifiques vues sur la mer et abrite de nombreux vestiges historiques peu fréquentés.

J’avais planifié ma randonnée afin d’arriver au sommet au moment du coucher du soleil pour admirer la célèbre vue nocturne de Hakodate, considérée comme l’une des trois plus belles du Japon. Le panorama est effectivement magnifique, mais je déconseille d’assister au coucher du soleil depuis la plateforme principale du téléphérique. Même hors saison, l’affluence était très importante. J’avais plusieurs rangées de visiteurs devant moi. À mon avis, il est préférable soit d’y monter plus tôt dans la journée, soit d’attendre que la foule se disperse après le coucher du soleil.

Cette visite constitue sans aucun doute ma préférée des randonnées urbaines de cet itinéraire à Hokkaido. La trace GPX démarre de la gare d’Hakodate, passe par Motomachi et le cap Tachimachi avant d’effectuer la balade sur l’ascension du mont Hakodate.

Jour 2 – Onuma Quasi National Park et Lac Toya

Pour cette deuxième journée, j’avais initialement prévu de commencer par le marché matinal de Hakodate. Finalement, après avoir pris un peu trop mon temps au petit-déjeuner, je rejoins directement la gare afin de prendre le train vers Onuma Quasi National Park.

Rejoindre Onuma Quasi national Park en train :
Si vous voyagez en transports en commun, la ligne locale Hakodate Line ne prend qu’une dizaine de minutes de plus que les trains express Hokuto tout en coûtant environ 1 000 yens de moins. En revanche, les départs sont moins fréquents. Il est donc préférable de vérifier les horaires à l’avance.

Découvrir Onuma Quasi National Park

5,50km – 31m d’ascension et 31m de descente – difficulté 1/10(2) Lien GPX(1)

Situé au pied du volcan KomagatakeOnuma Quasi National Park fait partie des plus beaux espaces naturels pour effectuer des randonnées faciles au sud de Hokkaido. Depuis la gare, plusieurs sentiers courts permettent de profiter de magnifiques panoramas sur les lacs et sur le volcan.

De plus, l’office de tourisme situé à proximité distribue gratuitement des cartes détaillées des différentes promenades. Ils disposent de consignes où il est possible de laisser son sac. Je recommande vivement d’y faire un arrêt.

Après avoir parcouru tous les sentiers assez courts recommandés, j’ai choisi d’effectuer le tour complet du lac à pied, ce que je ne recommande pas de faire. En effet, les vues restent assez limitées sur une grande partie du parcours.

La trace GPX regroupe les trois courtes randonnées accessibles depuis la gare.

Peut-on gravir le Mont Komagatake ?

Il est également possible d’effectuer l’ascension du Mont Komagatake entre le 1er juin et le 31 octobre.

Lors de mon passage, le 31 mai, l’accès était encore fermé. Le départ semble se situer près du parking de la sixième station, mais je vous conseille de confirmer les informations directement auprès de l’office de tourisme. Sans voiture, l’accès paraît relativement compliqué.

Arrivée au Lac Toya

Je reprends ensuite le train en direction du Lac Toya, étape incontournable du sud d’Hokkaido et point de départ de plusieurs randonnées. J’y pose mes bagages pour trois nuits dans la station thermale de Toyako Onsen.

À peine arrivé, je pars me promener le long des rives aménagées du lac. Plusieurs sculptures contemporaines ponctuent agréablement la balade et contribuent à l’atmosphère paisible du lieu.

Par ailleurs, entre mai et octobre, un feu d’artifice est tiré tous les soirs entre 20h45 et 21h05. Sans être exceptionnel, il mérite de sortir de son hôtel si on loge sur place.

Pour l’hébergement, j’ai choisi le Lac Toya BLDG, un appartement spacieux et économique surtout si on y loge quelques nuits. Après plusieurs semaines de voyage, j’apprécie pouvoir cuisiner moi-même.

Jour 3 – Lac Toya et Mont Usu

Je commence la journée par un passage à l’office de tourisme situé à la gare de Toyako Onsen. Cet arrêt est très utile pour obtenir les dernières informations pour explorer la région. J’y ai notamment obtenu plusieurs coupons de réduction pour le bateau et le téléphérique.

Randonnée sur le Mont Usu et traces de l’éruption de 2000

15,50km – 388m d’ascension et 839m de descente – difficulté 3/10(2) Lien GPX(1)

Afin de gagner du temps et d’éviter un aller-retour inutile, je prends d’abord le bus puis le téléphérique pour rejoindre les hauteurs du volcan.

Avant même de monter, prenez quelques minutes pour observer le Mont Showa Shinzan, un volcan apparu lors d’une éruption en 1943 dont des fumerolles s’en échappent encore.

La majorité des visiteurs se contente de la courte promenade panoramique autour de la station supérieure du téléphérique. Si la météo est favorable, les vues sur le lac Toya sont déjà magnifiques. Pour ma part, je poursuis l’excursion le long de l’impressionnant cratère Ginnuma.

Au lieu de rebrousser chemin, je poursuis ma randonnée par le Mount Usu Climbing Route, qui constitue le seul accès pédestre permettant de rejoindre le sommet. Le parcours traverse principalement la forêt, mais reste agréable et peu fréquenté.

Une fois redescendu, je contourne la montagne par quelques routes peu fréquentées afin de rejoindre le Nishi-Yama Crater Walking Trail, puis le Konpira-yama Walking Trail, qui me ramènent progressivement vers Toyako Onsen.

Ces deux dernières balades méritent particulièrement le détour. Elles permettent d’observer de près les traces laissées par la spectaculaire éruption du mont Usu en 2000. Plusieurs infrastructures endommagées ont été conservées sur place : une route déformée, une aire de jeux, une usine, un immeuble, un onsen ainsi que plusieurs habitations. Il est fascinant de constater la puissance de l’éruption en voyant les bâtiments éventrés, les chaussées soulevées et les coulées volcaniques qui ont traversé certains secteurs urbains. Ce tronçon conclut une des randonnées les plus complètes d’Hokkaido entre panoramas, géologie et histoire.

Excursion sur l’île de Nakajima

8,46km – 190m d’ascension et 190m de descente – difficulté 3/10(2) Lien GPX(1)

Ayant parcouru cette randonnée à un rythme soutenu, je poursuis ensuite ma journée en prenant le bateau vers Nakajima, l’île située au centre du lac Tōya. J’y effectue la jolie balade qui fait le tour de l’île, entre forêt, points de vue sur le lac et atmosphère paisible.

Enchaîner cette excursion avec les randonnées autour du mont Usu dans la même journée reste relativement sportif. Il peut être judicieux de répartir ces activités sur deux jours.

Si vous devez faire un choix, je recommanderais toutefois de privilégier les randonnées autour du Mont Usu. Entre les panoramas volcaniques, l’ascension du sommet et les impressionnants vestiges de l’éruption de 2000, cette expérience m’a semblé nettement plus marquante que la balade sur Nakajima.

Attention aux horaires des sentiers
Plusieurs sentiers de la région ferment relativement tôt. Lors de ma visite, la randonnée faisant le tour de Nakajima n’était théoriquement plus accessible en arrivant vers 14 h 30, et je trouve que la traversée vers l’île perd beaucoup de son intérêt si l’on ne peut pas effectuer cette balade. Les sentiers historiques de Konpira-yama (et probablement aussi ceux de Nishi-yama) fermaient quant à eux à 16 h.

Jour 4 – Mont Yotei

20,08km – 1787m d’ascension et 1759m de descente – difficulté 8/10(2) Lien GPX(1)

Surnommé le « Fuji de Hokkaido » en raison de sa silhouette conique presque parfaite, le mont Yōtei est l’un des sommets les plus emblématiques de l’île. Son ascension constitue une belle aventure pour les randonneurs en bonne condition physique.

Le sentier grimpe de manière soutenue mais reste globalement en bon état. En approchant du sommet, plusieurs sections rocheuses rendent l’ascension plus technique et, en juin, quelques petits névés subsistaient. Quatre chemins, plus ou moins alignés sur les quatre points cardinaux, permettent d’accéder au sommet. Pour ma part, je suis monté par le versant sud depuis Makkari et, constatant que j’étais largement dans les temps, je suis redescendu par le versant ouest vers Hirafu (arrêt de bus Omagari). Les deux sentiers se valent en difficulté. J’en ai profité pour faire un détour par le lac Hangetsu, qui offre une jolie vue sur la montagne.

Il est possible de loger proche du sommet dans le refuge dont les informations sont disponibles ici.

Comment accéder en transports en commun au Mont Yotei ?

À l’office du tourisme, on m’avait affirmé qu’il n’était pas possible d’effectuer l’ascension depuis le lac Tōya en transports en commun. Pourtant, en étudiant les horaires de bus, j’ai constaté qu’en partant tôt le matin, il était possible de disposer d’une fenêtre de 7 à 8 heures sur place. Les panneaux annoncent environ 10 heures pour l’aller-retour, ce qui rend l’excursion particulièrement sportive, mais tout à fait envisageable si vous connaissez bien votre rythme et êtes prêt à faire demi-tour en cas de retard.

Réservation des bus
Comme plusieurs bus à Hokkaido, le bus reliant Toyako Onsen, Rusutsu et Sapporo doit être réservé à l’avance. Les informations sur la ligne sont disponibles sur le site de Donan Bus et les réservations s’effectuent via Willer Travel. La version anglaise du site ne fonctionne pas bien, je recommande d’utiliser la version japonaise avec la traduction automatique de votre navigateur et de rechercher les arrêts en japonais. Cela demande un peu de chipotage, mais fonctionne. À défaut, votre hébergement ou l’office du tourisme pourra sûrement vous aider à effectuer la réservation.

Jour 5 & 6 – Région du Lac Shikotsu, Mont Tarumae et Mont Fuppushi

J’ai effectué cette étape lors d’une longue excursion à la journée depuis Sapporo, après avoir loué une voiture. Le programme comprenait notamment la visite d’un musée, d’un bouddha, un passage par le lac Shikotsu ainsi que l’ascension du Mont Tarumae et du Mont Fuppushi.

Avec le recul, je recommande plutôt de consacrer deux jours à cette région, tant les possibilités de randonnée sont nombreuses. C’est d’ailleurs l’option que j’ai retenue pour cet itinéraire. Si vous disposez déjà d’un véhicule, dormir sur place constitue probablement la solution la plus confortable. Dans le cas contraire, il est facile de louer une voiture à Sapporo avant de rejoindre la région.

Sans voiture, cette étape devient en revanche particulièrement compliquée. Lors de mes recherches, il ne semblait pas exister de solution simple permettant d’accéder aux principaux départs de randonnée en transports en commun.

Randonnée du Mont Tarumae et du Mont Fuppushi

13,24km – 994m d’ascension et 994m de descente – difficulté 6/10(2)Lien GPX(1)

Cette boucle figure sans hésiter parmi mes randonnées préférées à Hokkaido. Le Mont Tarumae est un volcan actif dont le sommet est occupé par un impressionnant dôme de lave d’où s’échappent encore des fumerolles. Le  Mont Fuppushi, nettement moins fréquenté, offre des vues surplombant le cône volcanique du Mont Tarumae, le lac Shikotsu et les sommets environnants.

Suite aux dernières informations concernant les ours reçues par le centre d’information touristique de Shikotsu, je définis mon parcours et rejoins en voiture le parking de la septième station du Mont Tarumae, point de départ classique de la randonnée.

Attention, ce parking est très fréquenté les week-ends et pendant les vacances. Je recommande donc d’arriver tôt afin d’éviter de faire la file. À défaut, il est possible de se garer un peu plus bas (ici) puis de parcourir les 2,6 kilomètres restants à pied ou, comme je l’ai fait, de tenter l’auto-stop.

Le sentier est ensuite en excellent état jusqu’au bord du cratère du Mont Tarumae, qu’il est possible de contourner par une agréable boucle panoramique.

Plutôt que de réaliser le tour complet du volcan, je bifurque pour faire un aller-retour jusqu’au sommet du Mont Fuppushi. Pour y accéder, la difficulté augmente sensiblement. Le sentier devient plus raide et quelques sections sont équipées de cordes pour faciliter la progression.

Un sentier permet de ne pas repasser par le Mont Tarumae pour rejoindre le point de départ.

Pour les randonneurs qui s’arrêtent au Mont Tarumae, la randonnée reste relativement accessible.

Autres randonnées autour du Lac Shikotsu

De l’autre côté du lac Shikotsu se trouve le Mont Eniwa, une autre randonnée particulièrement populaire dans la région.

Faute de temps, je n’ai pas pu l’effectuer. Si vous disposez de deux jours sur place, cette ascension mérite probablement d’être ajoutée au programme.

Retour vers Sapporo

Sur la route du retour vers Sapporo, plusieurs arrêts méritent le détour.

Je recommande notamment un arrêt à Shikotsu Onsen, qui offre de belles vues sur les eaux bleues du lac.

Le spectaculaire Hill of the Buddha, imaginé par l’architecte Tadao Ando, constitue également une visite intéressante. Très populaire auprès des visiteurs, le site abrite une immense statue de Bouddha entourée de champs de lavande ainsi que des répliques des célèbres Moaï de l’Île de Pâques et de Stonehenge.

Enfin, le centre culturel aïnou ne constitue qu’un petit détour. S’il s’agit d’un sujet qui vous intéresse, je pense que la visite peut être intéressante pour découvrir l’histoire du peuple autochtone de Hokkaido. Personnellement, j’ai été un peu déçu.

Jour 7, 8 & 9 – Sapporo & Otaru

Après ces randonnées, trois nuits dans la plus grande ville de Hokkaido offrent une parenthèse plus urbaine bienvenue. La capitale de l’île n’a peut-être pas le charme historique de Hakodate, mais elle constitue une base agréable et suffisamment riche pour occuper deux journées complètes.

Centre-ville et quartiers animés

La découverte de Sapporo commence naturellement autour du Parc Odori, véritable colonne vertébrale de la ville. On y trouve notamment la Tour de télévision de Sapporo, la Tour de l’Horloge, qui mérite un détour malgré sa taille modeste, ainsi que le Sapporo Shiryokan, un ancien bâtiment administratif dont l’extérieur est sans doute plus intéressant que la petite exposition gratuite qu’il abrite.

En fin de journée, je recommande de flâner dans la Tanukikoji Shopping Street puis dans le quartier animé de Susukino, particulièrement agréable lorsque les enseignes s’illuminent. C’est également ici que se trouve la touristique Ramen Alley, où il est possible de goûter à l’une des spécialités locales.

Culture et musées

Le Musée d’art moderne de Hokkaido m’a laissé une impression mitigée, principalement en raison des expositions temporaires présentées lors de mon passage. Heureusement, le billet combiné inclut également le Hokkaido Prefectural Migishi Kotaro Museum, consacré à l’artiste Migishi Kotaro. Plus modeste, ce musée m’a pourtant semblé beaucoup plus intéressant.

Autre visite populaire un peu excentrée, le Musée de la bière de Sapporo retrace l’histoire de l’une des marques les plus emblématiques du Japon. L’exposition gratuite est relativement courte et agréable à parcourir, sans pour autant constituer un incontournable absolu.

Mont Moiwa

5,87km – 506m d’ascension et 413m de descente – difficulté 3/10(2)Lien GPX(1)

Le Mont Moiwa mérite sa propre demi-journée, voire une soirée entière si vous souhaitez profiter du coucher du soleil sur la ville. Un sentier permet d’atteindre le sommet à pied, et même si la montée grimpe bien par endroits, le chemin reste bien aménagé. L’effort est largement récompensé par les vues dégagées sur Sapporo et les montagnes alentour.

Pour ceux qui préfèrent ménager leurs jambes pour la suite des randonnées à Hokkaido, un téléphérique permet de rejoindre facilement le sommet.

Ma trace GPX retrace l’ascension par le chemin le plus emprunté au nord-ouest, et redescend par un sentier peu emprunté au sud-est.

Nature et espaces verts

Même au cœur de la plus grande ville de l’île, il est facile de retrouver un peu de nature. Le Hokkaido Jingu, principal sanctuaire shinto de la région, offre un cadre particulièrement agréable au sein d’une vaste zone boisée. Juste à côté, la Maruyama Primeval Forest permet de prolonger la balade dans un environnement plus sauvage, sans quitter la ville.

Enfin, si vous disposez d’un peu de temps supplémentaire, le Toyohira River Green Space et le Nakajima Park constituent un endroit agréable pour marcher, courir ou simplement profiter d’un espace vert.

Otaru

Otaru, accessible à la journée depuis Sapporo, constitue, à mon goût une parenthèse culturellement plus intéressante que sa voisine. Considérée comme le Wall Street du nord du Japon de l’époque, elle possède un patrimoine historique important.

Outre les lieux touristiques fréquentés, comme le canal d’Otaru, la rue Sakaimachi, l’Otaru Music Box Museum (davantage un immense magasin qu’un musée, mais véritablement magique, surtout son étage consacré aux pièces d’exception) ou encore LeTAO et son célèbre cheesecake (bon mais pas fan du lieu), je recommande de consacrer du temps à quelques musées qui constituent selon moi le véritable intérêt de la ville :

  • Bank of Japan Otaru Museum : un musée gratuit qui permet de mieux comprendre le rôle économique majeur joué par Otaru à l’époque où la ville était l’un des principaux centres financiers du nord du Japon.
  • House of Western Art : une belle collection de meubles, luminaires et objets Art déco présentés dans d’anciens entrepôts.
  • Otaru Ukiyo-e Museum : un très joli musée consacré aux estampes japonaises. La collection est de qualité et la salle consacrée aux œuvres de Shunga, réservée aux plus de 18 ans, est plutôt surprenante.
  • Nitori Museum of Art : probablement mon préféré du complexe, notamment grâce à sa remarquable collection de vitraux réalisés selon une technique particulièrement raffinée.
  • Church of England Stained Glass Museum : un autre musée dédié aux vitraux, installé dans une ancienne église, avec plusieurs pièces de grande qualité.
  • Former Mitsui Bank (Otaru Branch) : une ancienne banque historique dont le point fort est la projection immersive réalisée sur le plafond de l’ancienne salle principale.

Ces cinq derniers musées font partie du complexe Otaru Art Base (site officiel). Le billet combiné représente un certain budget, mais les musées se complètent bien et valent globalement la visite.

Hébergement à Sapporo

J’ai séjourné dans trois hostels différents. Le Grand Hostel LDK Sapporo (site officiel) est mon préféré des trois. L’établissement offre un bon équilibre entre confort, ambiance et emplacement, avec un vaste espace commun situé au dixième étage particulièrement agréable pour se détendre, travailler ou échanger avec d’autres voyageurs.

Si vous cherchez des options plus économiques, le HOTEL PLUS HOSTEL au cœur de Susukino et le Ten to Ten Hostel, proche de la gare, sont également de bonnes solutions.

Rejoindre Asahikawa

Pour prendre de l’avance, je recommande de rejoindre Asahikawa en fin de journée et d’y passer la nuit à proximité de la gare. Ça permet de rejoindre Asahidake tôt le lendemain matin et de profiter pleinement de la journée.

Jour 10 – Mont Asahi

14,02km – 1220m d’ascension et 1220m de descente – difficulté 7/10(2)Lien GPX(1)

L’Asahidake (Mont Asahi) est le point culminant de Hokkaido avec ses 2 291 mètres d’altitude. C’est un volcan toujours actif et une étape incontournable à Hokkaido pour les amateurs de randonnées.

Il est possible de rejoindre les hauteurs grâce au téléphérique (3 500 yens aller-retour en juin 2026), puis de parcourir à pied les derniers kilomètres jusqu’au sommet. Cette option représente déjà une randonnée relativement exigeante. Pour ma part, j’ai choisi de partir directement à pied depuis le bas du téléphérique.

Début juin, la montagne est encore largement enneigée. Environ 80 % de la montée jusqu’à la station supérieure du téléphérique s’effectuent sur la neige. Certaines personnes descendaient d’ailleurs encore à ski ou en luge. Heureusement, les pentes restent modérées et je n’ai pas eu besoin de crampons pour l’ascension. À noter que cette partie de la montagne est fréquentée par les ours ; il est donc important de prendre les précautions, notamment détaillées dans les conseils pratiques ci-dessous.

Une fois le sommet du téléphérique atteint, la fréquentation augmente et la neige devient beaucoup moins présente. Même sans atteindre le sommet, les paysages sont déjà remarquables : de petites mares d’un bleu intense émergent au milieu des bandes de neiges tandis que les fumerolles du volcan s’élèvent en arrière-plan, créant un contraste particulièrement spectaculaire.

Depuis le sommet, la vue s’étend sur les montagnes environnantes, notamment le Tokachidake et son panache de fumée.

Début juin étant encore trop tôt dans la saison, la boucle complète restait impraticable à cause de la neige et j’ai donc dû faire demi-tour. Pour la descente, de petits crampons se sont révélés utiles sur les sections enneigées situées sous le téléphérique.

Hébergement à Asahidake

J’ai séjourné au K’s House Hokkaido Asahidake Onsen Hostel (site officiel), l’une des rares options relativement abordables dans la région. Le tarif reste un peu élevé pour un dortoir, mais les alternatives économiques semblent rares autour d’Asahidake.

L’établissement dispose d’une bonne cuisine commune et d’un onsen agréable pour récupérer après une journée de randonnée. Les dortoirs ne possèdent pas de douche individuelle : tous les résidents utilisent donc les bains communs.

Jour 11 & 12 – Abashiri

Je rejoins dans la matinée l’aéroport d’Asahikawa, où je récupère une voiture de location pour la suite du voyage. Si Abashiri est facilement accessible en train, la voiture simplifie grandement l’exploration de l’est d’Hokkaido et l’accès au départ des randonnées.

Malgré une météo particulièrement maussade, je profite du trajet pour découvrir la côte de la mer d’Okhotsk entre Monbetsu et Abashiri. La route longe successivement les lacs Saroma et Notoro, avec un coup de cœur pour le cap Notoro Misaki, dont les falaises offrent de belles vues sur la côte sauvage.

J’arrive à Abashiri en début de soirée. Un rapide tour du centre-ville ne suffit toutefois pas à me convaincre. La ville sert avant tout de base pour explorer la région plutôt que de destination à part entière.

Les musées d’Abashiri

La matinée de la journée suivante est principalement consacrée aux trois grands musées situés au sud-ouest de la ville. Tous les trois comptent parmi mes meilleures surprises culturelles du voyage.

Le plus connu est sans conteste le musée de la prison d’Abashiri. Installé dans plusieurs bâtiments historiques déplacés sur le site, il retrace l’histoire de la colonisation de Hokkaido durant l’ère Meiji et le rôle joué par les prisonniers dans la construction des infrastructures de l’île. Le musée est passionnant et l’architecture de l’un des bâtiments principaux aurait été copiée sur une prison belge. Comptez facilement deux heures de visite.

Le musée des peuples du Nord adopte quant à lui une approche originale en mettant en lumière les liens culturels entre les différents peuples vivant dans les régions arctiques et subarctiques. Un audioguide gratuit en anglais d’environ trente minutes permet de suivre facilement l’exposition. Plusieurs documentaires complètent la visite et il est facile d’y passer plus d’une heure.

Enfin, le musée de la banquise dérivante explique la formation de la glace de mer dans la mer d’Okhotsk, un phénomène particulièrement surprenant à une latitude aussi méridionale. Les explications sur son rôle dans l’écosystème marin sont courtes mais très bien réalisées. Le musée abrite également quelques spécimens de Clione, aussi appelé « ange des mers », une petite créature devenue emblématique de la région. L’attraction principale reste toutefois la chambre froide à -15°C qui permet de découvrir concrètement les conditions hivernales de la mer d’Okhotsk par une expérience rigolote. Une plateforme d’observation complète la visite et offre parfois, en hiver, une vue sur la banquise.

Route vers Shiretoko

Après cette parenthèse culturelle, je reprends la route en direction de Shiretoko.

Plusieurs arrêts méritent le détour en chemin. Je recommande notamment la zone naturelle de Koshimizu Genseikaen, située entre le lac Tofutsu et la mer d’Okhotsk, ainsi que la Road to Heaven (Tengoku e Tsuzuku Michi), une longue route rectiligne qui semble se perdre à l’horizon.

La côte devient ensuite de plus en plus spectaculaire à mesure que l’on approche de la péninsule. Les impressionnantes chutes d’Oshinkoshin, facilement accessibles par un escalier aménagé, constituent l’un des arrêts les plus populaires de la région.

Hébergement près de Rausu

Plutôt que de changer d’hébergement entre Utoro et Rausu, j’ai préféré réserver deux nuits au même endroit et effectuer les trajets en voiture. Cette solution m’a semblé plus pratique et m’a évité de refaire mes bagages.

Je rejoins donc Rausu en traversant le spectaculaire col de Shiretoko, qui semble ouvrir à partir du 1er juin. Malheureusement, lors de mon passage, un épais brouillard limitait fortement la visibilité.

J’ai séjourné au Bear Elephant, une adresse simple que je recommande. Le logement est propre, spacieux, économique et bénéficie d’un emplacement pratique à proximité du centre des visiteurs de Rausu.

Jour 13 & 14 – Shiretoko

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la péninsule de Shiretoko est l’une des régions les plus sauvages du Japon. Entre montagnes abruptes, falaises battues par les vents, ours bruns et faune marine exceptionnelle, elle constitue l’un des temps forts de tout voyage à Hokkaido.

Mon séjour ne commence pourtant pas sous les meilleurs auspices. La croisière d’observation des baleines et des orques que j’avais réservée est annulée à cause du mauvais temps et la plupart des sentiers de randonnée sont encore fermés à la suite de l’attaque mortelle d’un randonneur par un ours en 2025. Avec une météo particulièrement maussade, je dois revoir une bonne partie de mon programme.

Heureusement, cette étape finira par devenir l’un des plus beaux souvenirs de mon voyage.

Les cinq lacs de Shiretoko

Je commence par découvrir la célèbre région des cinq lacs de Shiretoko. Lors de mon passage, seule la promenade sur pilotis est accessible. Cette courte balade permet d’observer l’un des lacs et offre normalement de belles vues sur les montagnes de la péninsule. Malheureusement, les nuages masquent presque entièrement le paysage.

Il est également possible d’effectuer un circuit plus long accompagné d’un guide afin d’accéder aux autres lacs. La réservation est toutefois obligatoire et le tarif relativement élevé.

Furepe Waterfall

3,08km – 78m d’ascension et 78m de descente – difficulté 1/10(2)Lien GPX(1)

Parmi les balades faciles de la péninsule, celle menant à Furepe Waterfall mérite largement le détour.

Le sentier permet d’observer des cerfs Ezo. Au bout du chemin, un point de vue permet d’admirer la partie supérieure de cette spectaculaire cascade qui se jette directement dans la mer d’Okhotsk depuis les falaises côtières.

Aidomari & Seseki Onsen

Après plusieurs heures passées sous les nuages, je retourne du côté de Rausu et découvre presque par hasard une belle surprise : l’onsen d’Aidomari, situé à l’extrémité de la route côtière.

Il s’agit d’un simple rotenburo, un bain thermal en plein air installé au bord de la mer. L’endroit offre des vues dégagées sur l’océan et les îles russes.

Je passe également par l’onsen Seseki, constitué de deux bassins dans la mer cependant je pense qu’il faut venir par temps calme et à marée basse pour que l’eau soit chaude.

Les îles Kouriles : une histoire toujours d’actualité
Depuis la côte est de Shiretoko, il est possible d’apercevoir plusieurs îles appartenant à l’archipel des Kouriles. Ces territoires sont au cœur d’un différend territorial entre le Japon et la Russie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Occupées par l’Union soviétique en 1945 puis intégrées à la Russie, plusieurs îles sont toujours revendiquées par le Japon sous le nom de « Territoires du Nord ».

Observer les orques depuis la côte

Après ce bain qui sincèrement a fait ma journée, je me dis que je peux rentrer à l’hôtel sans goût de trop peu. Cependant, sur le chemin du retour vers Rausu, je remarque un panneau indiquant un point d’observation des baleines. Le petit parc Kujiranomieruoka met gratuitement des jumelles à disposition des visiteurs. Sans trop y croire, je décide de scruter l’horizon.

Quelques secondes plus tard, j’aperçois un aileron. Puis un deuxième. Puis plusieurs autres.

Grâce à l’excellente qualité des jumelles, je distingue clairement les taches blanches caractéristiques des orques. Pendant plus d’une demi-heure, j’observe plusieurs groupes évoluant au large dans les lumières du coucher de soleil.

Je ne sais pas si la fin de journée et l’accalmie après la tempête ont favorisé mes chances, mais cette observation improvisée restera l’un de mes plus beaux souvenirs du voyage.

Croisière d’observation des baleines et des orques

Le lendemain matin, une place se libère sur la croisière. Quelle chance !

Après quelques dizaines de minutes apparaissent quelques groupes d’orques et des rorquals communs, le deuxième plus grand mammifère au monde après la baleine bleue. Avec les montagnes de Shiretoko enfin dégagées en arrière-plan, le spectacle est tout simplement exceptionnel.

J’ai effectué cette sortie avec Shiretoko Nature Cruise dont le site officiel (https://www.e-shiretoko.com) est également disponible en anglais. Ne vous attendez cependant pas à recevoir d’explications en anglais. L’organisation m’a semblé très professionnelle et l’équipage particulièrement respectueux des animaux observés. 

Cela dit, j’ai l’impression que la plupart des compagnies de Rausu proposent des prestations très similaires à des tarifs comparables. Elles communiquent entre elles afin de partager les informations concernant la localisation des baleines et des orques, ce qui maximise les chances d’observation quelle que soit l’agence choisie.

Randonnée du Mont Erei

5,54km – 465m d’ascension et 465m de descente – difficulté 3/10(2)Lien GPX(1)

La météo étant enfin favorable, je pars ensuite explorer le Mont Erei, l’une des randonnées recommandées par le centre des visiteurs.

Le sentier débute près d’une école et s’élève progressivement à travers une forêt dense avant de rejoindre un petit lac puis le sommet.

La randonnée est agréable et relativement peu fréquentée. Les vues restent toutefois assez limitées comparées à celles offertes par certaines des autres randonnées que j’ai effectuées à Hokkaido. Elle constitue néanmoins une bonne option lorsque les sentiers les plus réputés de la péninsule sont fermés.

Tatni Trail

2,76km – 149m d’ascension et 149m de descente – difficulté 2/10(2)Lien GPX(1)

Je poursuis ensuite avec le Tatni Trail, qui débute à proximité de l’observatoire Kunashiri réputé pour l’observation des baleines.

Le sentier traverse plusieurs écosystèmes caractéristiques de la péninsule et permet de découvrir une belle diversité de paysages naturels. En revanche, il n’offre pas de points de vue.

Jour 15 – Lacs Kussharo & Mashū

Après les montagnes sauvages de Shiretoko, je rejoins le parc national Akan Mashu, un parc centré autour de plusieurs caldeiras, d’immenses dépressions formées par l’effondrement d’un volcan après une éruption majeure. Ces phénomènes géologiques ont donné naissance à plusieurs lacs parmi les plus spectaculaires du Japon, dont les célèbres lacs MashuKussharo et Akan.

Randonnée du lac Mashu et du Mont Kamuinupuri

14,65km – 645m d’ascension et 645m de descente – difficulté 4/10(2)Lien GPX(1)

Je commence par le lac Mashu, souvent présenté comme le lac le plus transparent du Japon. L’absence presque totale d’affluents et d’émissaires contribue à préserver l’extraordinaire pureté de ses eaux.

Depuis l’observatoire n°1, une superbe randonnée longe le bord de la caldeira avant de rejoindre le Mont Kamuinupuri, dont le nom signifie « montagne des dieux » en langue aïnoue.

Le sentier est globalement excellent et offre des vues dégagées pendant une grande partie du parcours. La partie finale devient plus raide et comporte quelques passages vertigineux qui demandent un minimum d’attention.

Après être revenu à l’observatoire principal, je poursuis la route jusqu’à l’observatoire n°3, qui offre une perspective différente sur le lac et permet également d’apercevoir le lac Kussharo par temps clair.

Mont Io et sentier de Tsutsujigahara

6,11km – 80m d’ascension et 80m de descente – difficulté 1/10(2)Lien GPX(1)

Je rejoins ensuite le centre des visiteurs de Kawayu, point de départ de l’une des plus belles randonnées faciles d’Hokkaido : le Tsutsujigahara nature trail.

Ce sentier quasiment plat traverse plusieurs écosystèmes caractéristiques des zones volcaniques de la région. Au fil de la marche, la végétation évolue progressivement avant de laisser place aux paysages minéraux entourant le spectaculaire Mont Io.

Cette approche progressive permet d’apprécier pleinement l’arrivée au volcan, dont les fumerolles dégagent d’importantes quantités de soufre.

Si vous manquez de temps ou d’énergie, il est également possible de rejoindre directement le Mont Io en voiture.

Sunayu et les rotenburos du lac Kussharo

Je poursuis ma visite vers le lac Kussharo. Après un rapide passage à Sunayu, où il suffit de creuser dans le sable pour faire apparaître de l’eau chaude, je termine la journée dans deux des trois rotenburos gratuits du lac : Ikeno-yu et Kotan Onsen. Tous deux offrent un cadre exceptionnel au bord de l’eau. 

Observer l’Unkai, la mer de nuages

La région d’Akan Mashu est connue pour l’Unkai, une « mer de nuages » qui se forme lorsque la caldeira se remplit de brouillard, surtout au lever du soleil entre mai et juillet, puis plus rarement en début d’hiver. Je n’ai malheureusement pas eu le courage de me lever assez tôt pour l’observer.

Hébergement près du lac Kussharo

J’ai séjourné deux nuits au Kussharo Genya Youth Guesthouse (https://www.gogogenya.com), une auberge de jeunesse assez atypique que je recommande. Si les sanitaires pourraient être un peu mieux entretenus, l’ambiance est conviviale, le personnel est particulièrement accueillant et les repas servis sur place sont excellents, avec notamment des options végétariennes disponibles. Le tout pour un tarif très raisonnable.

Jour 16 – Lac Akan & Onneto

Cette journée est l’une des plus chargées de l’itinéraire. Elle combine plusieurs heures de route et quatre randonnées. Cela implique un départ matinal et un rythme soutenu. Si vous préférez prendre votre temps, je vous recommande d’ajouter une journée supplémentaire ou de sélectionner seulement une ou deux des randonnées présentées ci-dessous.

Péninsule de Wakoto

3,24km – 83m d’ascension et 83m de descente – difficulté 1/10(2)Lien GPX(1)

Je commence la journée par une dernière balade autour du lac Kussharo.

Un sentier facile fait le tour de la petite péninsule de Wakoto au départ du rotenburo de Wakoto Onsen, dont l’eau était un peu trop chaude à mon goût. Le chemin traverse une zone volcanique active où plusieurs fumerolles s’échappent directement du sol ou du bord du lac.

La randonnée est courte mais agréable et constitue une excellente introduction aux particularités géologiques de la région.

Randonnée du Mont Oakan

12,14km – 1024m d’ascension et 1024m de descente – difficulté 5/10(2)Lien GPX(1)

Je poursuis ensuite vers le lac Akan, point de départ de l’ascension du Mont Oakan.

Le départ du sentier longe plusieurs petits lacs aux eaux turquoise absolument magnifiques. Le sentier s’enfonce ensuite dans la forêt et devient progressivement plus raide. Certaines sections peuvent être glissantes et nécessitent ponctuellement l’utilisation des mains pour franchir des racines ou quelques troncs d’arbres.

La pente s’adoucit à l’approche du sommet, qui offre de belles vues sur les lacs et montagnes environnants, sans pour autant être une de mes randonnées préférées d’Hokkaido.

Akanko Onsen, culture aïnoue et volcans de boue

1,62km – 16m d’ascension et 16m de descente – difficulté 1/10(2)Lien GPX(1)

Je fais ensuite une halte à Akanko Onsen, un village réputé pour son artisanat aïnou. L’ensemble m’a cependant donné l’impression d’une mise en scène assez touristique et un peu désuet, même si mon passage a été trop rapide pour me permettre de porter un jugement définitif.

Une courte promenade permet de rejoindre plusieurs petits volcans de boue ainsi que quelques points de vue sur le lac Akan, où l’on peut parfois observer les pêcheurs locaux en action. La balade est agréable mais ne figure clairement pas parmi mes coups de cœur du voyage.

À refaire, je supprimerais cet arrêt et profiterais plus des autres endroits.

Lac Onneto et cascades d’Onneto

6,78km – 119m d’ascension et 119m de descente – difficulté 1/10(2)Lien GPX(1)

Je poursuis vers le superbe lac Onneto. Un sentier facile permet de faire le tour du lac tout en profitant de belles vues sur les montagnes environnantes. C’est également depuis ce secteur que débute l’ascension du Mont Meakan, souvent citée parmi les plus belles randonnées de Hokkaido. Malheureusement, lors de mon passage, le sentier était fermé en raison d’une activité volcanique importante.

Je continue ma randonnée par une large piste facile vers les cascades d’Onneto, qui se révèlent être une excellente surprise. Alimentées par des sources chaudes, elles présentent des couleurs et des formations minérales particulièrement originales. Je n’avais encore jamais vu de cascade comparable ailleurs.

Une région qui mérite davantage de temps

Cette journée confirme à quel point la région d’Akan Mashu est riche en possibilités de randonnée et de découverte. Avec davantage de temps, j’aurais facilement pu y consacrer deux jours supplémentaires tant les options sont nombreuses.

Chapel on the Water et l’Unkai de Tomamu

Je termine finalement la journée par plusieurs heures de route vers l’ouest en direction de Tomamu.

En chemin, je fais un détour par la célèbre Chapel on the Water, l’une des réalisations les plus connues de l’architecte Tadao Ando. Cette magnifique chapelle, ouverte uniquement tôt le matin et tard le soir, mérite sans hésitation un arrêt.

Le site fait partie d’un vaste complexe hôtelier dont les gratte-ciel au milieu de la campagne sont surprenants. En me renseignant davantage, je découvre que l’un de ses principaux attraits est l’observation de l’Unkai, la fameuse mer de nuages. Un téléphérique ouvre d’ailleurs très tôt le matin afin de permettre aux visiteurs d’accéder à l’un des points de vue les plus réputés du Japon pour admirer ce phénomène.

Jour 17 & 18 – Furano, Biei & Mont Tokachi

Cette nouvelle étape est encore une fois particulièrement dense. Entre la randonnée du Mont Tokachi, la découverte des campagnes de Biei et Furano puis la longue remontée vers le nord de l’île, les kilomètres s’enchaînent rapidement.

Randonnée du Mont Tokachi

18,77km – 1506m d’ascension et 1506m de descente – difficulté 9/10(2)Lien GPX(1)

Je pars tôt en direction du Mont Tokachi, l’un des volcans les plus actifs de Hokkaido.

En approchant du départ de la randonnée, je m’arrête sur le bord de la route pour observer l’impressionnant panache de fumée qui s’élève du sommet qui a quelque chose de légèrement intimidant. J’y croise également de beaux renards.

J’opte pour une boucle qui s’avérera être l’une des randonnées les plus exigeantes, mais aussi l’une des plus belles d’Hokkaido.

Le sentier débute sur un large chemin fréquenté avant de bifurquer sur un sentier beaucoup plus sauvage où je me retrouve rapidement seul. Heureusement, les paysages restent très ouverts, ce qui permet de conserver une bonne visibilité sur les environs en cas de rencontre avec un ours.

À la mi-juin, plusieurs névés subsistent encore sur les hauteurs. J’étais particulièrement heureux d’avoir emporté de petits crampons, certains passages étant à la fois raides et glissants.

Après une erreur d’orientation qui me fait manquer l’intersection vers le Mont Biei, je retrouve finalement l’itinéraire sur les crêtes. La récompense est immédiate : les panoramas sur le volcan deviennent spectaculaires et les fumerolles apparaissent progressivement à mesure que l’on se rapproche du sommet.

Le sentier longe ensuite plusieurs crêtes offrant des vues saisissantes sur le cratère et les évents soufrés. L’ambiance volcanique est omniprésente et contribue à faire de cette ascension l’une des meilleures randonnées à Hokkaido.

La descente s’effectue par un itinéraire plus direct et moins difficile. Pour les randonneurs souhaitant réduire la difficulté, un aller-retour par cette voie constitue d’ailleurs une excellente alternative.

À noter que trois jours après mon passage en juin 2026, le niveau d’alerte volcanique a été relevé, entraînant des restrictions d’accès à plusieurs sentiers.

Fukiage Onsen

Après l’effort, le réconfort !

À seulement quelques minutes en voiture du départ de la randonnée se trouve le Fukiage Onsen, un rotenburo gratuit particulièrement apprécié des randonneurs. Une halte idéale pour détendre les jambes après cette longue journée en montagne.

Shirogane Blue Pond

Je fais ensuite un détour par le célèbre Shirogane Blue Pond, connu pour avoir été utilisé par Apple comme fond d’écran sur certains modèles de Mac au début des années 2010.

Même si les photos du site sont magnifiques, la visite m’a laissé une impression mitigée. Le lieu est très aménagé, extrêmement touristique et son caractère artificiel est assez visible. À mes yeux, le détour n’est donc pas indispensable compte tenu de tout ce que la région a à offrir.

Les campagnes de Furano et Biei

Je termine la journée en profitant du coucher de soleil à la Ferme Tomita, dont les champs de fleurs sont connus partout au Japon. Lors de mon passage, la floraison commençait tout juste mais la visite restait très agréable grâce à une fréquentation limitée en fin de journée. Contrairement à ce que peut laisser penser Google Maps, le site ne ferme pas le soir.

Le lendemain matin, je prends davantage mon temps pour parcourir les petites routes rurales de la région, notamment Panorama Road et Patchwork Road.

Plus qu’une liste de points d’intérêt précis, c’est surtout l’atmosphère de la campagne qui fait le charme de cette région. Mon meilleur conseil est finalement de prendre la voiture et de vous laisser porter au hasard des routes.

Je rends la voiture à Asahikawa en fin de matinée.

Où loger dans la région de Furano ?

Si vous cherchez un hébergement dans la région, je recommande vivement 宿 大都会.

J’y ai reçu l’un des meilleurs accueils de tout mon voyage au Japon. Le propriétaire parle anglais, semble passionné de randonnée et prend volontiers le temps d’échanger avec ses visiteurs.

Avec seulement trois chambres, l’établissement offre une atmosphère particulièrement conviviale. L’environnement rural permet également de profiter d’un magnifique ciel étoilé lors des nuits dégagées.

L’hébergement est disponible sur Booking et Airbnb.

Route vers le nord

Je consacre finalement l’après-midi à remonter vers Wakkanai, la ville la plus septentrionale du Japon où la proximité avec la Russie se fait ressentir.

Mon objectif initial était de rejoindre directement Rishiri dans la journée, mais les horaires de ferry rendaient l’opération un peu trop ambitieuse. Une étape à Wakkanai s’impose donc naturellement.

J’ai passé la nuit au Guest House Moshiripa, probablement l’hébergement le plus économique de la ville mais que je ne recommande pas nécessairement. Si vous y arrivez, j’essayerais de rejoindre directement Rishiri.

Jour 19 – Rebun

29,31km – 1006m d’ascension et 1006m de descente – difficulté 6/10(2)Lien GPX(1)

Encore relativement méconnue des touristes internationaux, Rebun est pourtant une destination très appréciée des Japonais. Il faut dire que cette petite île a de sérieux arguments : falaises plongeant dans la mer, fleurs sauvages, sentiers côtiers spectaculaires et vues permanentes sur le cône presque parfait du Mont Rishiri.

Faute d’avoir trouvé un hébergement à un tarif raisonnable, je fais une halte à Rebun depuis Wakkanai avant de rejoindre Rishiri le soir. J’avais envisagé de louer une moto afin d’explorer l’île plus librement, mais n’ayant pas réussi à contacter le loueur à l’avance, je décide finalement de la traverser en grande partie à pied. A posteriori, je ne regrette pas ce choix, car les routes ne m’ont pas semblé très intéressantes depuis le bus.

Après avoir déposé mon sac dans les consignes du terminal ferry, je prends un bus vers le nord de l’île avant d’enchaîner trois itinéraires proposés par l’office du tourisme.

Les sentiers du nord de Rebun

Le premier itinéraire, le Hachi Jikan course, situé dans la partie nord de l’île, est probablement celui qui m’a le moins marqué. Une grande partie du parcours traverse des zones relativement fermées et les points de vue restent limités.

Le passage sur la plage est plus original mais ne constitue pas réellement un sentier. On y observe malheureusement une quantité importante de déchets rejetés par la mer.

Les falaises du sud de l’île

Les paysages deviennent nettement plus intéressants à mesure que l’on progresse vers le sud.

Le deuxième itinéraire, le Rebun Rindou course, devient plus intéressant. Cependant, c’est véritablement le troisième parcours, le Momoiwa Tenboudai course, qui constitue, selon moi, le point fort de Rebun.

Plus facile, plus accessible et aussi plus fréquenté, il longe certains des plus beaux paysages de l’île avec des panoramas constants sur la mer et sur Rishiri lorsque la météo est favorable.

Si vous ne disposez que d’une journée sur place ou si l’aspect sportif n’est pas votre priorité, je recommande clairement de concentrer votre temps sur cette partie sud de l’île.

Une boucle d’environ 9 kilomètres au départ du terminal ferry permet d’effectuer ce dernier parcours avant de reprendre le bateau vers Rishiri en fin de journée.

Jours 20 & 21 – Rishiri

Dominée par le majestueux Mont Rishiri, l’île de Rishiri constitue l’une des plus belles destinations de randonnées du nord d’Hokkaido. 

Conscient que la météo est souvent capricieuse dans cette région, j’avais réservé trois nuits sur l’île afin de maximiser mes chances de bénéficier d’une fenêtre de beau temps pour l’ascension.

Tour de l’île à vélo

61km – 556m d’ascension et 556m de descente – Lien GPX(1)

Ma première journée est malheureusement très nuageuse et le sommet disparaît rapidement dans les brumes.

Je décide donc de louer un vélo afin de faire le tour de l’île.

L’itinéraire alterne entre routes peu fréquentées et pistes cyclables. Il permet de découvrir plusieurs lacs, quelques petits temples, une ferme d’élevage d’oursins et d’étoiles de mer, ainsi que des zones de séchage de kelp et d’autres algues, sans oublier plusieurs petits musées que je n’ai pas visités.

Même si cette balade n’a pas constitué un coup de cœur, elle reste une façon agréable de découvrir l’île lorsque les conditions ne permettent pas de randonner.

Ascension du Mont Rishiri

15,50km – 1690m d’ascension et 1690m de descente – difficulté 6/10(2)Lien GPX(1)

Le lendemain, les prévisions s’améliorent enfin.

Aux aurores, la navette de l’auberge me dépose au départ de l’ascension du Mont Rishiri, classé parmi les 100 plus belles montagnes du Japon et considéré comme l’une des meilleures randonnées à Hokkaido.

Avant même de commencer à marcher, les visiteurs sont invités à nettoyer soigneusement leurs chaussures afin d’éviter l’introduction d’espèces extérieures susceptibles de perturber l’écosystème fragile de l’île.

Le sentier est globalement en bon état même si certaines sections sont érodées et parfois vertigineuses. La difficulté principale reste toutefois le dénivelé conséquent.

J’avais quelques craintes concernant les panoramas, imaginant qu’une île relativement isolée offrirait des paysages monotones. La réalité est tout autre.

Au fil de la montée, la silhouette presque parfaite du volcan se dévoile progressivement tandis que l’océan occupe l’horizon dans toutes les directions. Depuis le sommet, la vue à 360° est spectaculaire.

Cette ascension figure sans hésitation parmi mes randonnées préférées du voyage et mérite pleinement sa place parmi les meilleures randonnées à Hokkaido.

Après la descente, un court détour permet de rejoindre le Mont Pon. Cette petite randonnée facile offre de belles vues sur le Mont Rishiri et constitue un agréable complément si vous disposez encore d’un peu d’énergie. Cela dit, elle reste facultative après l’effort de l’ascension principale.

Rishirifuji Onsen

Au retour de la randonnée, le Rishirifuji Onsen ouvre ses portes à partir de midi.

Entre sauna, bains intérieurs et bains extérieurs, c’est l’endroit idéal pour récupérer après l’ascension du volcan.

Ayant terminé relativement tôt, j’aurais théoriquement pu quitter l’île le jour même pour rejoindre Sapporo. J’ai préféré prendre mon temps et profiter d’une dernière journée sur place avant de poursuivre mon voyage.

Hébergement à Rishiri

J’ai séjourné au Rishiri Greenhill Hostel, une adresse que je recommande sans hésiter.

Il semble s’agir de l’une des rares options abordables de Rishiri et l’établissement est souvent réservé longtemps à l’avance. J’ai d’ailleurs ajusté mes dates en fonction de ses disponibilités, donc je conseille vivement de réserver tôt.

L’établissement est simple mais bien entretenu, avec un personnel accueillant et une cuisine commune agréable. L’auberge propose également plusieurs services très pratiques, notamment les navettes depuis et vers le ferry, le transport jusqu’au départ de la randonnée du Mont Rishiri ainsi que la location de vélos.

Pour les randonneurs souhaitant explorer l’île sans voiture, c’est probablement l’une des meilleures options d’hébergement.

Mon classement des randonnées à Hokkaido + GPX

J’ai regroupé les randonnées que j’ai effectuées à Hokkaido par ordre croissant de difficulté puis, au sein de chaque catégorie, selon mes préférences personnelles afin de vous aider à identifier rapidement les itinéraires les plus adaptés à votre niveau et à vos envies.

Facile (niveau 1 à 3)

Trek
+ lien GPX(1)
DescriptionDistance / D+Difficulté(2)Ma note
Tsutsujigahara & Mont IoDécouverte d’un paysage volcanique actif fascinant et les différents types de végétation l’entourant infos détaillées6,1km / 80m1/108/10
Mont UsuVolcan actif impressionnant, beaux panoramas sur le lac Toya et héritage des dégâts de la dernière éruption infos détaillées15,5km / 388m3/108/10
Wakoto PeninsulaEntre lac, forêt, fumeroles et sources chaudes infos détaillées3,2km / 83m1/107/10
Lac OnnetoMagnifique lac et cascade unique d’eau thermale infos détaillées6,8km / 119m1/107/10
OnumaÎlots du parc d’Onuma offrant de belles vues sur le volcan Komagatake.
infos détaillées
5,5km / 31m1/106/10
Mont MoiwaVue panoramique sur Sapporo infos détaillées5,9km / 506m3/106/10
NakajimaBelles forêts et eaux turquoise infos détaillées8,5km / 190m3/105/10
Furepe WaterfallCascade spectaculaire (mais visible qu’à moitié) infos détaillées3,1km / 78m1/105/10
Mont EreiPanorama sur la péninsule de Shiretoko infos détaillées5,5km / 465m3/105/10
Tatni TrailCourte promenade dans divers écosystèmes mais offrant peu de vues infos détaillées2,8km / 149m2/103/10
Bokke (Mud Volcano)Marmites de boue bouillonnantes infos détaillées1,6km / 16m1/103/10

Moyen (niveau 4 à 6)

Trek + GPX(1)DescriptionDistance / D+Difficulté(2)Ma note
Mont Tarumae & FuppushiCombinaison de deux sommets volcaniques dont un actif à la géologie incroyable infos détaillées13,2km / 997m6/1010/10
RebunTraversée de l’île de Rebun entre plages, falaises et fleurs sauvages. Possibilité de ne faire que la partie facile au sud qui est la plus belle infos détaillées29,3km / 1006m6/109/10
Mont Rishiri & Mont PonAscension emblématique du volcan de Rishiri avec vues à 360° sur ce cône presque parfait infos détaillées15,5km / 1690m6/109/10
HakodateEntre patrimoine et nature avec de superbes vues sur Hakodate et sa baie infos détaillées16,8km / 533m4/108/10
Lac Mashu & Mont KamuiSuperbes points de vue sur l’un des plus beaux lacs du Japon et imposant cratère infos détaillées14,7km / 645m4/108/10
Mont OakanMagnifiques étangs et vue dégagée sur la région depuis le sommet infos détaillées12,1km / 1023m5/106/10

Difficile (niveau 7 à 10)

Trek + GPX(1)DescriptionDistance / D+Difficulté(2)Ma note
Mont TokachiSommet volcanique très actif spectaculaire avec beaucoup de vues dégagées depuis les chemins de crêteinfos détaillées18,8km / 1506m9/1010/10
Mont AsahiPoint culminant de l’île, mêlant névés, fumeroles et vues panoramiques infos détaillées14,0km / 1220m7/109/10
Mont YoteiSommet iconique et beau cratère avec vues à 360° infos détaillées20,1km / 1787m8/107/10

Notes

(1)Les traces GPX mentionnées dans cet article sont fournies uniquement à titre de référence. Elles ne doivent en aucun cas être suivies comme un guide officiel ou un itinéraire sécurisé. Les conditions en montagne évoluent constamment et peuvent rendre un tracé inadapté ou dangereux.

(2)Ces notes reflètent mon expérience personnelle et les conditions rencontrées lors de mes randonnées, en juin et par beau temps, avec parfois quelques névés. La difficulté peut toutefois varier selon la saison et la météo. Si vous ne connaissez pas encore votre niveau, je vous recommande de commencer par quelques randonnées de niveau 1, 2, voire 3 afin de vous situer avant de vous lancer sur des itinéraires plus exigeants. Pour comprendre en détail ma méthode d’évaluation, consultez mon article Echelle de difficulté des randonnées.

Conseils pratiques

Budget

J’ai dépensé environ 13 500 ¥ par jour tel que détaillé ci-dessous.

Poste de dépenseQuantitéPrix unitaireCoût approximatif
Hébergements28 nuits~5 000 ¥140 000 ¥
Location de voiture8 jours~7 500 ¥~60 000 ¥
Essence60 litres~165 ¥~10 000 ¥
Transports en commun et ferries~55 000 ¥
Croisière orques1 croisière~10 000 ¥~10 000 ¥
Nourriture28 jours~3 000 ¥~84 000 ¥
Musées, onsens et visites~20 000 ¥
Total~379 000 ¥

Ce budget a été atteint en dormant en dortoirs ou en chambres simples et économiques. J’ai également évité tous les péages, ce qui m’a permis de réduire les coûts tout en découvrant davantage la campagne. Sur Hokkaido, les routes sont généralement fluides et cette stratégie ne m’a jamais donné l’impression de perdre beaucoup de temps.

Durée

Une semaine permet déjà de découvrir une partie d’Hokkaido et d’effectuer quelques belles randonnées. Toutefois, pour profiter pleinement de l’île et découvrir plusieurs des meilleures randonnées à Hokkaido, je recommande au minimum trois semaines.

Même après près d’un mois sur place, j’ai eu le sentiment de n’avoir exploré qu’une partie de ce que l’île a à offrir.

Précautions à prendre

Plusieurs des randonnées à Hokkaido comportent des risques liés aux ours, aux volcans ou à la neige en début de saison. Je conseille d’essayer systématiquement de passer dans un centre d’information touristique pour obtenir les dernières informations. Les parcours plus difficiles ont souvent un registre au pied du chemin où on peut indiquer l’heure de départ et d’arrivée ainsi que le parcours visé.

Neige

J’ai effectué ce voyage en juin et la neige était encore bien présente sur plusieurs sentiers dès 1000 mètres d’altitude, surtout sur les versants nord. Des petits crampons, des bâtons de randonnée et des gants sont fortement recommandés.

Ours

Les ours d’Hokkaido sont bien présents sur la plupart des randonnées. Chaque année, plusieurs accidents sont signalés.

Les précautions les plus courantes sont :

  • Faire du bruit régulièrement pour signaler sa présence (clochette, radio, …) ;
  • Éviter de laisser de la nourriture ou des déchets (pour vous et les prochains randonneurs) ;
  • Randonner en groupe lorsque c’est possible ;
  • Être particulièrement prudent en présence d’oursons car les mères sont réputées pour être particulièrement agressives pour protéger leurs petits ;
  • Privilégier les heures de pleine journée ;
  • Emporter un spray à ours et savoir l’utiliser ;
  • Le site Kumamap recense les signalements récents d’ours dans plusieurs préfectures japonaises.

Volcan

Plusieurs de ces randonnées se font sur des volcans actifs. Avant toute randonnée, il est conseillé de vérifier les alertes et recommandations publiées par la Japan Meteorological Agency.

Saison recommandée

Pour les amateurs de randonnées, la meilleure période pour visiter Hokkaido s’étend de juin à octobre.

Juin offre des journées longues, une fréquentation encore modérée et des paysages très verts. Des névés peuvent toutefois subsister sur certaines des plus belles randonnées de Hokkaido jusqu’au début du mois de juillet.

Juillet et août correspondent à la haute saison avec l’ouverture de la plupart des sentiers et la floraison des champs de fleurs de Furano et Biei.

Septembre est souvent considéré comme l’un des meilleurs compromis grâce à une météo agréable, une fréquentation plus faible et d’excellentes conditions de marche.

Octobre permet d’admirer les couleurs d’automne, particulièrement spectaculaires dans le massif du Daisetsuzan, mais certaines infrastructures touristiques commencent alors à réduire leurs horaires.

Transports

J’ai personnellement combiné transports en commun et location de voiture pendant huit jours. Cette solution m’a semblé être le meilleur compromis pour accéder facilement à plusieurs des meilleures randonnées à Hokkaido, notamment autour de Shiretoko, Akan Mashu, Tarumae et Tokachi.

Une grande partie de cet itinéraire est réalisable en transports en commun.

Google Maps s’est montré fiable pour presque tous mes déplacements. Les principales exceptions concernaient les ferries vers Hakodate, Rebun et Rishiri, pour lesquels je recommande de consulter les sites officiels afin de vérifier les horaires et les tarifs.

Certains bus nécessitent une réservation préalable, notamment entre Toya et Sapporo comme expliqué ici.

L’est d’Hokkaido et Shikotsu m’ont semblé être plus compliqués et je conseille donc d’y réserver une voiture. En étant à deux, le coût de la voiture concurrence probablement celui des transports en commun.


Commentaires

Une réponse à « Meilleures randonnées à Hokkaido : itinéraire complet (+GPX) »

  1. […] au Japon, où j’avais passé un mois et dont je raconte le voyage dans cet article : Meilleures randonnées à Hokkaido : itinéraire complet (+GPX). J’y ai retrouvé Ziyi, mon amie de Shanghai, pour un long week-end. Voici les endroits que […]

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