Le Michinoku Coastal Trail nord est un immense sentier de randonnée qui longe la côte nord est du Japon sur plus de 1 000 kilomètres. Cette section nord, qui représente environ un quart du trail complet, traverse les préfectures d’Iwate et d’Aomori sur environ 260 kilomètres.
L’itinéraire alterne entre forêts de pins rouges et de bambous, falaises abruptes, plages de galets, criques sauvages, tunnels creusés dans la roche, villages de pêcheurs et côtes rocheuses spectaculaires entre Taro, Tanohata, Fudai, Noda, Kuji, Hirono, Hashikami et Hachinohe.
Certaines étapes offrent des panoramas côtiers exceptionnels tandis que d’autres traversent davantage des forêts ou des routes secondaires. Le relief reste souvent accidenté avec de nombreuses montées et descentes. Le sentier traverse également plusieurs mémoriaux et villages reconstruits après le tsunami de 2011, ce qui donne une dimension historique très particulière à cette randonnée.
L’un des grands avantages de cette portion nord du trail est la présence de la ligne ferroviaire côtière de la Sanriku Railway entre Miyako et Kuji, puis de la Hachinohe Line entre Kuji et Hachinohe. Elle permet de randonner léger tout en gardant un ou plusieurs points de base pour dormir.











Aperçu
Itinéraire jour par jour
JOUR 1 – Miyako à Taro
29,37km – 1239m d’ascension et 1221m de descente
Le départ de cette section nord du Michinoku Coastal Trail commence par trois kilomètres de route assez monotones où je remets en question ma décision d’effectuer cette randonnée.


Heureusement, le sentier bifurque enfin dans la forêt. L’ambiance devient alors plus agréable. La tour d’observation Tategasaki se trouve sur le parcours, mais la végétation masque malheureusement le panorama. Ensuite, le chemin redescend vers les superbes sections côtières autour de Jodogahama. Finis les doutes, la randonnée en vaut la peine ! Ici, plusieurs plages sont reliées par des tunnels creusés dans la roche. Comme c’est un dimanche, quelques touristes profitent aussi des lieux. On trouve quelques distributeurs de boissons ainsi qu’un restaurant.



Le sentier remonte ensuite vers un hameau marqué par le tsunami de 2011. Un panneau indique le niveau impressionnant atteint par la vague. Cette présence constante de la catastrophe donne une dimension très particulière à cette section nord du Michinoku Coastal Trail.
Le parcours continue entre forêts de bambous, plages de galets et formations rocheuses impressionnantes, notamment le Shiofuki-ana Blowhole qui projette de l’eau de mer lorsque les vagues sont puissantes. Le point de vue d’Anegasaki est également superbe.






En route, le Tsunami Memorial Park Nakanohama conserve plusieurs vestiges des destructions de 2011.



Après un passage au Miyako Country Club, où l’on dénote un peu au milieu des golfeurs, une dernière section alternant forêt et plages mène à Taro. L’arrivée dans la ville laisse une impression presque post apocalyptique avec ses immenses murs anti tsunami qui compliquent parfois l’orientation. La ville possédait déjà des protections avant 2011, donnant aux habitants un sentiment de sécurité. Malheureusement, la vague les a largement dépassés.



Je rejoins finalement Tanohata, où je logerai six nuits, grâce à la minuscule ligne côtière. Voir section Logement pour plus d’informations.

JOUR 2 – Taro à Settai
21,28km – 698m d’ascension et 680m de descente
Cette deuxième journée commence à nouveau par une route peu fréquentée qui mène jusqu’au Earthquake Heritage Taro Kanko Hotel, un témoignage des dégâts subis par la ville de Taro en 2011. L’itinéraire rejoint ensuite les impressionnantes Sannoiwa Rocks puis une petite portion plus sauvage avant de revenir sur l’asphalte pendant un bon moment.
Sur la route, je tombe sur une grosse déjection qui semble être celle d’un ours. Quelques minutes plus tard, dans la forêt, je croise aussi un serpent. Peut être une vipère ? Bref, l’ambiance matinale est posée.
Vers le septième kilomètre, je remarque que la trace GPS téléchargée semble étrange. Après vérification avec la trace officielle du Michinoku Coastal Trail nord, je réalise que j’ai dévié de la trace sur une petite section. L’ancienne route, probablement endommagée par le tsunami, reste praticable, mais mieux vaut suivre la trace officielle.
Je rejoins le village de Settai qui possède une petite épicerie non référencée sur Google Maps ainsi qu’une station service.
Au final, cette journée commence par de belles portions côtières mais la majorité se fait sur de longues sections de route.







Il est possible de poursuivre cette étape jusqu’à Iwaizumiomoto pour raccourcir la longue étape du lendemain, cependant la gare de Iwaizumiomoto se situe à environ 1km du tracé.
JOUR 3 – Settai à Tanohata
28,01km – 1364m d’ascension et 1363m de descente
Le sentier traverse principalement des forêts avant d’atteindre le Kumanohana Observatory offrant de belles vues sur la baie avant de descendre vers Iwaizumiomoto. Comme dans plusieurs villes de la côte, d’immenses digues protègent désormais la ville.
On trouve quelques restaurants et petits commerces pour se ravitailler.
La suite de la journée se déroule principalement en forêt avec une succession de montées et descentes raides et peu de vues. Les sommets ont beau ne pas dépasser 200 mètres, les escaliers et le relief rendent l’étape assez physique.
Après environ 19 kilomètres, le sentier atteint finalement Unosu Cliff, un superbe point de vue accessible en voiture. Pourtant, après cette longue succession de montées et de descentes, la récompense paraît bien plus méritée.
A partir de là, le sentier descend sur de belles plages et rejoint le village de pêcheurs Shimanokoshi où la belle île aux pins, Matsushima rappelle en effet la région homonyme située proche de Sendai.
Une dernière petite section mène jusqu’à Tanohata où je retrouve mon hôtel.






JOUR 4 – Tanohata à Fudai
27,77km – 1172m d’ascension et 1171m de descente
La section initiale suit la route côtière qui offre de belles vues et passe au-dessus d’un petit mémorial installé sur une plage.
Après environ quatre kilomètres, le sentier rejoint le restaurant français L’Auréole. À partir de là, un petit chemin commence à surplomber la côte avant de se transformer rapidement en escaliers très raides jusqu’au phare Rikuchu Bentenzaki, offrant une belle vue sur les environs.
Ensuite, le sentier redescend vers les plages et traverse plusieurs tunnels piétons dont on ne voit pas le bout ainsi que quelques échelles. Prenez une lampe torche car, franchement, l’ambiance n’est pas très rassurante et on n’y voit rien. Finalement, à part trois chauves-souris, rien de particulièrement dramatique.



Le chemin repart ensuite immédiatement par une succession d’escaliers en montée et en descente pour accéder au point de vue sur le splendide cap Kitayamazaki.
Une autre montée assez raide mène ensuite à une plateforme d’observation accessible par un petit détour. La zone étant assez touristique, un centre pour visiteurs et des restaurants se trouvent également à proximité.





À partir de cette zone, le relief devient un peu plus doux. Le sentier traverse une belle forêt avant d’atteindre le Kurosaki Observation Deck, puis de redescendre par des escaliers vers Fudai.
Juste avant la ville, au niveau de Nedari-hama, le chemin longe brièvement la côte et la vue est absolument magnifique.


Même si Fudai n’est pas la plus belle ville du parcours, elle possède un certain charme. Plusieurs habitants sont dehors et l’ambiance est particulièrement vivante. J’y croise notamment un groupe d’écoliers portant chacun une clochette anti-ours sur leur sac à dos.
Il semble exister plusieurs options pour manger à Fudai. En revanche, je n’ai pas trouvé de véritable supermarché ou de supérette importante.


JOUR 5 – Fudai à Noda
25,61km – 784m d’ascension et 790m de descente
Après avoir quitté Fudai, le sentier rejoint rapidement une forêt humide où le chemin grimpe le long d’un petit ruisseau parfois boueux.
Le parcours redescend ensuite jusqu’à Horinai, où il est possible de rejoindre facilement le train.
À partir de là, l’étape devient beaucoup plus routière avec relativement peu de vues intéressantes jusqu’à Noda.
La ville de Noda possède cependant un certain charme. On y trouve quelques jolies maisons, un petit temple et plusieurs possibilités pour manger ou faire quelques courses.
S’il fallait retirer une étape de cet itinéraire, ce serait sans hésiter celle-ci.











JOUR 6 – Noda à Kuji
25,09km – 862m d’ascension et 864m de descente
Juste après avoir passé le port de pêche de Noda, le chemin contourne une belle falaise composée de roches aux formes particulières avant de suivre une belle plage de galets pendant un long moment.
Après avoir quitté la plage, le parcours longe encore la mer depuis la route avant de replonger dans la forêt. À partir de là, le relief devient beaucoup plus sportif. Les montées et descentes s’enchaînent sans répit. Le chemin à flanc de coteau est par moments un peu vertigineux et nécessite un pas sûr.
La forêt de pins rouges laisse régulièrement apparaître une magnifique mer turquoise.
Après plusieurs ascensions, le sentier redescend vers le port de Kosode où les ama pratiquent encore la pêche en apnée durant l’été. Ces pêcheuses sous-marines traditionnelles sont emblématiques de plusieurs régions côtières du Japon.
Le parcours suit ensuite la route le long d’une côte spectaculaire où les vagues viennent s’écraser contre les rochers. Un petit détour permet d’accéder aux jolies Gojo Falls. Je poursuis ensuite jusqu’à Kuji où je dévie du parcours pour rejoindre la dernière gare accessible avec le Sanriku Railway d’où je rejoins Tanohata.
Cette portion du Michinoku Coastal Trail nord fait clairement partie de mes préférées.











JOUR 7 – Kuji à Rikuchu-Noda
22,82km – 612m d’ascension et 572m de descente
Je quitte définitivement l’hôtel Ragaso avec tout mon sac sur le dos et rejoins Kuji en train. Cette transition correspond aussi à un changement ferroviaire : les sections parcourues jusque-là étaient reliées par la Sanriku Railway, tandis que la suite de l’itinéraire, au nord de Kuji, est desservie par la Hachinohe Line. Changer de base à ce moment-là simplifie donc beaucoup la logistique.
Avant de quitter la ville, je passe par l’Amber Hall, un centre culturel à l’architecture particulière signée Kishō Kurokawa. La vue de sa plateforme panoramique reste limitée, mais le bâtiment mérite lui-même d’y jeter un œil. À la sortie de la ville, le sentier longe les impressionnants murs anti-tsunami, omniprésents sur cette partie de la côte, puis alterne avec une assez longue section sur route.
Un grand torii marque ensuite l’entrée du sanctuaire Itsukushima-jinja. Faute de temps, je préfère ne pas tenter le détour, même si le sanctuaire se trouve sur une péninsule qui semble belle.
Après la traversée d’un petit village où se trouve le musée d’art Artville Mugyo, que je choisis de ne pas visiter, l’ambiance change complètement. La route devient piste puis véritable sentier forestier. La randonnée traverse alors une superbe forêt de pins rouges avec, par moments, de belles vues sur la mer turquoise en contrebas.
C’est clairement la plus belle partie de l’étape. Le sentier passe notamment par le point d’observation de Yokonuma puis devant le Samuraiishi, un rocher où un samouraï se serait reposé il y a environ 400 ans.
La section se termine par une traversée de rivière assez inattendue (pour le Japon) : aucun pont ni aménagement ici, il faut retirer ses chaussures pour passer à gué avant de rejoindre la gare de Rikuchū-Nakano, à partir d’où je prends le train vers mon logement à Hachinohe pour les quatre prochaines nuits.








JOUR 8 – Rikuchu-Noda à Kadonohama
25,52km – 355m d’ascension et 375m de descente
L’étape commence par une longue section sur route jusqu’à la gare de Uge, dont je me serais volontiers passé. L’ambiance change heureusement un peu à partir de là lorsque le sentier rejoint une grande plage. Même si l’itinéraire retrouve ensuite rapidement la route, les paysages restent agréables.
Le parcours alterne entre petits ports, plages protégées par d’imposants murs anti-tsunami et villages entourés de rizières inondées qui, à cette période de l’année, créent de beaux effets miroir. La Hachinohe Line, qui longe régulièrement le sentier, est particulièrement photogénique sur cette section.
Après Tamagawa, une nouvelle longue portion sur route mène jusqu’à la plage de Taneichi où quelques surfeurs profitent des vagues. Le sentier suit ensuite le littoral par des chemins bétonnés, parfois aménagés au sommet des murs anti-tsunami, offrant de belles vues sur l’eau transparente.
La fin de l’étape rejoint à nouveau la route jusqu’à la gare de Kadonohama, d’où je reprends le train pour rejoindre mon hôtel.











JOUR 9 – Kadonohama à Hashikami
30,40km – 911m d’ascension et 897m de descente
J’étais curieux de découvrir cette étape puisqu’il s’agit de l’un des rares endroits où le Michinoku Coastal Trail s’éloigne franchement du littoral. Après une dernière petite section côtière passant par la plage au niveau du phare d’Hashikami, le parcours emprunte une longue route qui grimpe progressivement jusqu’au Terashita Kannon, un temple dans un magnifique cadre boisé.
À partir de là, je m’attendais à retrouver une ambiance plus sauvage et naturelle, mais le sentier retombe assez rapidement sur la route. Mis à part quelques rares sections plus agréables, cette partie du parcours reste malheureusement assez monotone.
On finit toutefois par rejoindre le parking d’accès du mont Hashikami, point de départ d’un très joli sentier montant jusqu’au sommet au milieu des azalées en fleur, généralement entre fin mai et mi-juin. Depuis le sommet, les vues dégagées sur Hachinohe, l’océan Pacifique et les montagnes environnantes sont très belles.
La descente traverse davantage la forêt jusqu’à un parking, mais l’itinéraire retrouve ensuite une nouvelle fois la route. À l’exception d’un impressionnant marronnier et d’un temple, cette dernière portion manque clairement d’intérêt jusqu’à l’arrivée à la gare de Hashikami.
Note : il semblerait qu’il soit possible de ne parcourir que la partie supérieure de cette étape en utilisant un bus depuis Hachinohe, ce qui permettrait d’éviter une bonne partie des longues sections sur route.










JOUR 10 – Hashikami à Hachinohe
18,82km – 232m d’ascension et 230m de descente
La première partie de cette étape se déroule principalement sur route, avec plusieurs sections un peu moins agréables à cause de la circulation. Les paysages restent toutefois très beaux et variés. Le sentier passe devant quelques temples, longe plusieurs plages et traverse des zones où subsistent encore certains bâtiments endommagés par le tsunami.
L’itinéraire continue ainsi jusqu’aux environs de Tanesashi Kaigan. À partir de là, la randonnée devient superbe jusqu’à l’arrivée. On enchaîne alors plusieurs des plus beaux sites de cette partie nord du Michinoku Coastal Trail : la vaste pelouse côtière de Tanesashi Natural Lawn, la pinède de Yodo-no-Matsubara avec ses magnifiques vues sur l’océan, l’immense plage de sable d’Ōsuka, puis le spectaculaire point de vue d’Ashigezaki.
L’arrivée officielle se situe à Kabushima, un sanctuaire construit sur un îlot rocheux envahi par les mouettes à queue noire, dont les colonies sont particulièrement impressionnantes au printemps et en été. Cette magnifique section marque la fin de la partie nord du Michinoku Coastal Trail. Depuis Kabushima, il reste environ un kilomètre pour rejoindre la gare de Same.
Note : comme j’ai effectué ce tronçon un dimanche, j’ai en réalité parcouru l’étape dans le sens inverse afin de commencer la journée par le Tatehana Wharf Morning Market. Ce marché matinal, l’un des plus célèbres de la région, mérite clairement le détour, même si plusieurs stands commencent déjà à remballer vers 8 h alors que la fermeture officielle est à 9 h.












Tableau des distances et des dénivelés + GPX
| Jour | Étape + GPX(1) | Distance | D+ / D− |
|---|---|---|---|
| 1 | Miyako → Taro | 29,4 km | +1239 / −1221 m |
| 2 | Taro → Settai | 21,3 km | +698 / −680 m |
| 3 | Settai → Tanohata | 28,0 km | +1364 / −1363 m |
| 4 | Tanohata → Fudai | 27,8 km | +1172 / −1171 m |
| 5 | Fudai → Noda | 25,6 km | +784 / −790 m |
| 6 | Noda → Kuji | 25,1 km | +862 / −864 m |
| 7 | Kuji → Rikuchū-Nakano | 22,8 km | +612 / −572 m |
| 8 | Rikuchū-Nakano → Kadonohama | 25,5 km | +355 / −375 m |
| 9 | Kadonohama → Hashikami | 30,4 km | +911 / −897 m |
| 10 | Hashikami → Hachinohe | 18,8 km | +232 / −230 m |
| TOTAL (GPX complet) | 254,6 km | +8229 / −8163 m |
La section planification et durée, ci-dessous, liste les gares et la distance entre celles-ci ainsi que mes commentaires sur chacune des sections pour vous permettre d’éventuellement rallonger ou raccourcir certaines étapes ainsi que cibler les sections les plus intéressantes du trail.
(1)Les traces GPX mentionnées dans cet article sont fournies uniquement à titre de référence. Elles ne doivent en aucun cas être suivies comme un guide officiel ou un itinéraire sécurisé. Les conditions en montagne évoluent constamment et peuvent rendre un tracé inadapté ou dangereux.
Conseils pratiques
Attention aux ours !
Les ours sont bien présents dans la région. Chaque année, plusieurs accidents sont signalés.
Les précautions les plus courantes sont :
- Faire du bruit régulièrement pour signaler sa présence (clochette, radio, …) ;
- Éviter de laisser de la nourriture ou des déchets (pour vous et les prochains randonneurs) ;
- Randonner en groupe lorsque c’est possible ;
- Être particulièrement prudent en présence d’oursons car les mères sont réputées pour être particulièrement agressives pour protéger leurs petits ;
- Privilégier les heures de pleine journée ;
- Le site Kumamap recense les signalements récents d’ours dans plusieurs préfectures japonaises.
Il est utile de se renseigner auprès de son hébergement avant de partir randonner.


Balisage, orientation et fréquentation
Les sections naturelles du Michinoku Coastal Trail nord sont généralement bien balisées et les sentiers restent faciles à suivre, même si certains carrefours peuvent prêter à confusion. Dans les villes et villages, le balisage est quasi inexistant. Les balises comportent souvent des flèches peintes en blanc sur la partie supérieure indiquant le chemin.
La trace GPX du Michinoku Coastal Trail fournie par le Michinoku Trail Club m’a semblé indispensable pour suivre correctement la partie nord de la randonnée, même si elle n’est pas présentée comme un outil de navigation officiel.
Pour les personnes préférant s’orienter sans technologie, plusieurs topoguides semblent également très bien réalisés avec des photos et des repères visuels permettant de confirmer facilement sa position sur le terrain. Je m’en suis bien sorti sans.
Le site du Michinoku Trail Club permet de télécharger gratuitement leur trace GPX et de commander ces topoguides : https://m-tc.org/en/.
Plusieurs compteurs de passage sont installés le long du tracé et indiquaient, lors de mon passage, entre 80 et 200 randonneurs sur les quinze jours précédents selon les sections.


Budget du Michinoku Coastal Trail nord
J’ai dépensé environ 110 000 yens pour 10 jours sur cette section nord du Michinoku Coastal Trail, hors transport pour accéder à Miyako et repartir depuis Hachinohe.
| Dépense | Détail | Budget approximatif |
|---|---|---|
| Hébergement sud | 6 nuits au Ragaso Hotel à Tanohata en demi-pension | 60 000 ¥ |
| Hébergement nord | 4 nuits au Hotel Livemax Hon Hachinohe Ekimae sans repas | 14 000 ¥ |
| Trains locaux | Déplacements quotidiens pour rejoindre les départs et arrivées des étapes | 12 000 ¥ |
| Lunchs et petits déjeuners | Konbinis, petites supérettes et snacks | 15 000 ¥ |
| Restaurants à Hachinohe | Restaurants locaux autour de Hon Hachinohe | 7 000 ¥ |
| Dépenses diverses | Boissons, distributeurs automatiques, laveries et petits achats | 2 000 ¥ |
| Total | 110 000 ¥ |
Logement
Pour explorer cette section nord du Michinoku Coastal Trail, j’ai choisi deux bases principales afin d’éviter de changer d’hébergement tous les jours.
À Tanohata, j’ai passé six nuits au Ragaso Hotel, un excellent choix pour rayonner sur plusieurs étapes grâce à la ligne du Sanriku Railway.
J’ai été particulièrement ravi de l’hôtel et de son personnel extrêmement accueillant et attentionné. Les repas en demi-pension étaient variés, copieux et bien équilibrés. J’avais prévenu à l’avance que j’étais végétarien et l’équipe m’a préparé un menu différent chaque soir.
L’établissement dispose également de bains et d’un sauna avec vue sur la mer. Ma chambre traditionnelle japonaise donnait elle aussi sur la côte, ce qui rendait les retours de randonnée particulièrement agréables.
L’hôtel a été fortement endommagé lors du tsunami de 2011 mais a survécu à la catastrophe avant d’être rénové. En connaissant l’histoire du lieu et de la région, cela rend l’endroit encore plus impressionnant.
Pour la seconde partie du trek, j’ai passé quatre nuits à l’Hotel Livemax Hon Hachinohe Ekimae juste en face de la gare de Hon-Hachinohe sur la Hachinohe Line.
Le style est beaucoup plus simple et fonctionnel, avec une ambiance capsule hotel moins charmante mais économique. Après plusieurs nuits en ryokan traditionnel, le contraste est presque amusant et permet aussi de varier les expériences. L’hôtel dispose également de bains et d’un sauna, très appréciables après les longues journées de marche.

Planification et durée
J’ai segmenté cette randonnée sur la base des arrêts de train afin de conserver une grande flexibilité.
J’avais initialement prévu 10 étapes avant de finalement doubler certaines sections et de réduire mon itinéraire personnel à 7 jours. L’article conserve cependant mon plan initial qui me semble équilibré pour un bon randonneur.
Vous trouverez, ci-dessous, le tableau des gares de train que j’ai utilisé pour planifier mon itinéraire, auquel j’ai ajouté mes commentaires sur chacune des étapes afin de vous permettre d’organiser au mieux votre parcours.
Les distances sont approximatives mais permettent de définir ses propres étapes selon sa condition physique. Les voyageurs disposant de moins de temps peuvent facilement se concentrer sur les plus belles étapes.
Tableau des gares de train et des distances
| Départ | Arrivée | Distance | Notes |
|---|---|---|---|
| Miyako | Taro | 29 km | Magnifique étape, longue et exigeante |
| Taro | Settai | 21 km | Belle première partie mais ensuite moins intéressante |
| Settai | Iwaizumi-Omoto | 8(+1) km | Déviation de 1 km pour rejoindre la gare |
| Iwaizumi-Omoto | Shimanokoshi | (1+)16 km | Beaucoup de dénivelé mais de belles récompenses |
| Shimanokoshi | Tanohata | 4 km | Distance jusqu’à l’hôtel Ragaso |
| Tanohata | Fudai | 28 km | Magnifique étape, longue et exigeante |
| Fudai | Shiraikagan | 6 km | Étape dans une forêt humide sans vues |
| Shiraikagan | Horinai | 5 km | Route et forêts avec peu d’intérêt |
| Horinai | Noda Tamagawa | 8 km | Route avec peu d’intérêt |
| Noda Tamagawa | Tofugara Kaigan | 3 km | Route avec peu d’intérêt |
| Tofugara Kaigan | Rikuchu Noda | 4 km | Entrée dans la ville sympathique |
| Rikuchu Noda | Kuji | 23(+2) km | Magnifique étape, dénivelé exigeant. Déviation de 2 km pour rejoindre la gare. Fin de la ligne Sanriku Railway |
| Kuji | Rikuchu Natsui | (2+)2 km | Section dans la ville pas très intéressante. Début de la Hachinohe Line |
| Rikuchu Natsui | Rikuchu Nakano | 20 km | Longue portion de route mais ensuite très jolie section |
| Rikuchu Natsui | Uge | 6 km | Route avec peu d’intérêt |
| Uge | Rikuchu Yagi | 3 km | Jolie section sur la plage, ensuite route calme à travers villages |
| Rikuchu Yagi | Shukunohe | 3 km | Route calme, jolies vues sur la mer |
| Shukunohe | Tamagawa | 3 km | Route calme, vues sur la mer, villages et rizières |
| Tamagawa | Taneichi | 5 km | Route avec peu d’intérêt |
| Taneichi | Hiranai | 3 km | Jolie section le long de la mer |
| Hiranai | Kadonohama | 3 km | Route avec peu d’intérêt |
| Kadonohama | Hashikami | 31 km | Beaucoup de route. Section autour du sommet jolie. Accès en bus pour réduire les portions de route. |
| Hashikami | Tanesashi-Kaigan | 10 km | Route empruntée et avec peu d’intérêt Plusieurs gares en route |
| Tanesashi-Kaigan | Same | 9(+1) km | Magnifique étape, dénivelé doux Gare de Mutsu-Shirahama en route |
Ravitaillement, eau et toilettes
Le parcours traverse régulièrement des infrastructures avec des toilettes, des points d’eau potable et des distributeurs de boissons. J’avais une bouteille de 1,5 litre sur moi, ce qui était largement suffisant mais, en été, cela vaut probablement la peine de prendre davantage d’eau.
Pour la nourriture, on croise régulièrement des supérettes et des konbinis. Ils sont pour la plupart indiqués sur Google Maps, ce qui permet d’anticiper les points de ravitaillement.

Saison recommandée
Le printemps et l’automne sont certainement les périodes les plus agréables pour parcourir cette section du Michinoku Coastal Trail nord. Je l’ai faite au mois de mai, ce qui était parfait.
Juin est connu au Japon pour être la saison des pluies.
L’été offre une végétation luxuriante mais l’humidité peut rendre certaines étapes physiques.
Terrain et difficulté
Le terrain alterne entre routes peu fréquentées, chemins forestiers, sentiers de randonnée, plages, tunnels, escaliers, quelques échelles et même des passages à travers des golfs. Le relief reste accidenté et plusieurs montées sollicitent sans relâche les quadriceps.
Le sentier est globalement bien entretenu. Certaines portions ont été endommagées par des glissements de terrain ou des éboulements. Quelques escaliers sont également déjà très détériorés. Par temps humide, plusieurs sections peuvent devenir glissantes.





Transports
Morioka est accessible en Shinkansen depuis Tokyo. J’ai personnellement opté pour le bus en faisant escale à Sendai quelques nuits afin de visiter la région en chemin et de limiter les dépenses.
À partir de Morioka, un train local et un bus rejoignent Miyako.
Les lignes de train Sanriku Railway et Hachinohe Line desservent plusieurs villes côtières et permettent d’effectuer les étapes sans devoir changer d’hébergement chaque soir, comme détaillé dans la section planification et durée.
A noter qu’en 2026, seuls les paiements en espèces étaient acceptés.


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