Home » Randonnées & Treks » Népal – Three Passes Trek & Everest Base Camp (+GPX)

Cet article décrit le Three Passes Trek, un itinéraire de 3 semaines autour de l’Everest dans la région du Khumbu au Népal. Réalisé en octobre 2025, sans guide, il consiste en une traversée exigeante de 311 km et 20 000 m de D+, passant par trois cols à plus de 5 000 mètres, deux traversées de langues glaciaires, ainsi qu’un détour par l’Everest Base Camp et le Kala Patthar, culminant à 5 645 m, avec une acclimatation progressive rendue possible par un accès et une sortie via des vallées plus authentiques que l’axe classique Lukla–Everest Base Camp. L’objectif n’est pas de proposer un guide clé en main, mais de partager une expérience de terrain afin d’inspirer des randonneurs autonomes.

L’itinéraire débute par une approche en jeep depuis Kathmandou jusqu’à Salleri/Phaplu, avant une entrée progressive dans la région du Khumbu. Il suit ensuite le Three Passes Trek, avec des adaptations quotidiennes dictées par la météo, avant de sortir par le chemin historique vers Jiri emprunté par Sir Edmund Hillary et Tenzing Norgay.

Aperçu

Itinéraire jour par jour

Tableau des distances et dénivelés + GPX

Conseils pratiques

Itinéraire jour par jour

JOURS 0 & 1 – Kathmandou — préparatifs

Deux nuits à Kathmandou pour régler l’administratif, finaliser l’équipement et organiser la suite du voyage. À ce stade, je ne prends pas le temps de visiter la ville. Kathmandou mérite qu’on s’y attarde, mais l’attention est déjà entièrement tournée vers la montagne et le départ imminent.

JOUR 2 – Kathmandou à Salleri/Phaplu — accès en Jeep

Environ douze heures de jeep pour rejoindre Phaplu. Le trajet est long, lent et inconfortable (voir Accès au départ du trek), mais il permet d’atteindre un point de départ bien plus progressif que Lukla. C’est aussi l’occasion de rencontrer d’autres randonneurs, dont un Australien qui semble suivre un itinéraire très proche du mien et avec qui je finirai par parcourir l’intégralité du trek. Première nuit en maison de thé au Peaceful Lodge, où on est chaleureusement accueilli et on profite d’une douche chaude, d’internet et d’électricité gratuits : des luxes qui se raréfieront rapidement.

JOUR 3 – Phaplu (2 500m) à Dudh Koshi (1 500m) — début du trek

24,50km – 910m d’ascension et 1911m de descente

Première vraie journée du Three Passes Trek. Le sentier traverse une campagne verdoyante, entre forêts tropicales, villages isolés et premières pentes plus alpines. Les sommets enneigés apparaissent timidement au loin.

C’est au cours de cette journée que nous découvrons les meilleurs chips du Népal, dont la photo est reprise ci-dessous. Si vous aimez la nourriture piquante, ne cherchez pas plus loin. Ils ne sont malheureusement pas vendus au-dessus de 3 000 m. Notre théorie est simple : à cause de la pression en altitude, le paquet exploserait.

Nous rejoignons Dudh Koshi peu après la tombée du jour. La maison de thé vend beaucoup moins de rêve et on se dit que l’on aurait dû s’arrêter dans un village avant ou après.

JOUR 4 – Dudh Koshi à Surke (2 290m)

20,86km – 1651m d’ascension et 855m de descente

Étape exigeante. Beaucoup d’escaliers raides, une chaleur encore bien présente, mais l’altitude reste raisonnable. Arrivée à Surke, dernier village accessible en Jeep, non loin de Lukla, réputé pour être l’aéroport le plus dangereux du monde et porte d’entrée de la majorité des touristes vers le parc national de Sagarmatha. Construite dans les années 1960 à l’initiative de Sir Edmund Hillary, l’un des deux premiers alpinistes à avoir atteint le sommet de l’Everest, la piste aurait été aplanie par des pas de danses traditionnelles des sherpas réputées pour être particulièrement vigoureuses, le tout largement alimenté par du chang, l’alcool local. 

JOUR 5 – Surke à Namche Bazaar (3 460m)

20,56km – 1756m d’ascension et 587m de descente

Nous quittons la route et entamons réellement l’ascension vers Namche Bazaar. Les jeeps laissent place une procession quasi continue de mules chargées de bonbonnes de gaz et de vivres. Elles assurent le ravitaillement des nombreuses maisons de thé de la région du Khumbu et donnent le ton de ce qui nous attend pour les jours à venir.

Les petits avions acheminant les randonneurs vers Lukla se succèdent sans relâche tout au long de la matinée. Très vite, nous rejoignons l’axe principal emprunté par la majorité des randonneurs se dirigeant vers le parc national de Sagarmatha. La fréquentation augmente nettement et la densité de lodges, restaurants et cafés devient presque continue.

Peu avant Namche Bazaar, nous atteignons l’entrée du parc national de Sagarmatha. Le garde nous indique que près de 700 touristes sont entrés dans le parc sur la seule journée, un chiffre qui donne une idée assez claire de l’ampleur du tourisme dans la région. Les formalités liées aux permis, indispensables pour randonner dans le Khumbu, sont détaillées dans la section Permis nécessaires dans la région de l’Everest en fin d’article.

C’est finalement en arrivant à Namche Bazaar, au terme d’une longue montée d’environ 1 800 m de dénivelé positif, que l’on mesure pleinement cette réalité. La ville compte plus d’une cinquantaine d’hébergements, des cafés, des bars et même quelques enseignes internationales. Un contraste saisissant au cœur de l’Himalaya, surtout après les journées plus rurales traversées avant Surke.

JOUR 6 – Namche Bazaar – acclimatation jusqu’au Khunde Peak (4 216m)

12,84km – 1047m d’ascension et 1047m de descente

Nous décidons de rester à Namche une nuit supplémentaire afin de nous reposer un peu et de mieux nous acclimater. La journée débute par une montée au Khunde Peak (4 216 m), avant de redescendre visiter les villages de Khunde et Khumjung. On y trouve un hôpital et une école fondés par Sir Edmund Hillary. Un temple abrite également ce qui est présenté comme le cuir chevelu d’un yéti. D’après des analyses faites dans le cadre de recherches sur l’existence du yéti, il s’agirait en réalité de celui d’un ours bleu, un détail que l’on se garde bien de mentionner sur place.

En poursuivant la balade vers l’Hôtel Everest View (qui constitue en tant que telle une balade d’acclimatation depuis Namche Bazaar plus tranquille que celle que nous avons décidé de faire), les premiers panoramas dégagés apparaissent enfin : d’abord le Lhotse, puis le Toit du monde en personne, l’Everest. La journée devait être tranquille, mais nous rentrons finalement à l’hôtel peu avant le coucher du soleil. Le repos, ce sera pour plus tard.

JOUR 7 – Namche Bazaar à Pangboche (3 950m)

14,08km – 1032m d’ascension et 542m de descente

Reprise de la marche en direction de Pangboche. Les mules disparaissent progressivement au profit des yaks, essentiels au ravitaillement des villages d’altitude. Nous arrivons assez tôt ce qui nous permet de récupérer un peu.

En chemin, il est possible de visiter le monastère de Tengboche, l’un des plus importants centres spirituels de la région du Khumbu. Perché à 3 867 m d’altitude, il offre une vue spectaculaire sur l’Ama Dablam, l’Everest et le Lhotse. Fondé au début du XXe siècle, ce monastère bouddhiste tibétain est un lieu clé de la vie religieuse sherpa. Il a été détruit à deux reprises, la première fois par un tremblement de terre et la deuxième par un incendie avant d’être reconstruit à la fin des années 80 avec l’aide du Sir Edmund Hillary (eh oui, il est partout).

JOUR 8 – Pangboche à Dingboche (4 300m) + Nangkartshang Peak (5 083m)

11,24km – 1202m d’ascension et 837m de descente

Étape courte en distance, mais enrichie par une montée d’acclimatation au Nangkartshang Peak à 5 083m. Une fois arrivé, je me rends compte que j’ai oublié des affaires à Pangboche ce qui me rajoute un petit aller-retour supplémentaire mais me permet de contempler plus longuement la face sud du Lhotse.

JOUR 9 – Dingboche à Chukhung (4 770m) + Chukhung Ri (5 546m)

18,97km – 1581m d’ascension et 1108m de descente

L’étape du jour est à nouveau courte et nous arrivons avant 10 heures au village suivant. Nous en profitons pour faire deux treks d’acclimatation. Tout d’abord, nous montons au Chukhung Ri culminant à 5 546m, histoire de déjà s’habituer à l’altitude sans les sacs. Les poumons et la tête le sentent mais on y arrive ce qui nous met en confiance pour la suite. Comme nous avons encore un peu de temps et d’énergie, nous en profitons pour aller explorer la direction du camp de base de l’Island Peak sans pour autant l’atteindre car nous décidons de faire demi-tour pour ne pas nous faire prendre par la nuit.

JOUR 10 – Chukhung à Lobuche (4 930m) via le Kongma La (5 535m)

10,27km – 925m d’ascension et 710m de descente

L’heure est arrivée de franchir le premier des trois cols du Three Passes Trek. L’ascension est régulière, les pieds souvent dans la neige, et nous nous retrouvons rapidement à hauteur des glaciers. Plusieurs lacs d’altitude ponctuent le paysage, leurs reflets turquoise contrastant avec l’environnement minéral.

Nous atteignons le col du Kongma La à 5 535 mètres d’altitude. Nous prenons le temps de souffler et de profiter de ce décor glaciaire avant d’attaquer la descente, raide et technique, où les crampons s’avèrent indispensables.

La difficulté ne s’arrête pas là avec la traversée de la langue glaciaire du Khumbu : moraines instables, blocs rocheux et petits lacs gelés rendent la progression lente et laborieuse. Heureusement, le chemin est bien balisé avec des petits drapeaux. En début d’après-midi, nous arrivons à Lobuche. Après plusieurs tentatives infructueuses pour trouver un hébergement correct, nous nous résignons à une tea house qui ne vend pas du rêve et, de surcroît, chère (toutes proportions gardées), sans surprise, puisque nous venons de rejoindre le sentier menant à l’Everest Base Camp passe.

JOUR 11 – Lobuche à Dzonglha (4 874m) via Everest Base Camp (5 364m) et Kala Patthar (5 644m)

26,61km – 1 222m d’ascension et 1 263m de descente

La journée débute tôt par une déviation du Three Passes Trek, direction l’Everest Base Camp. Sans surprise, nous sommes loin d’être seuls. On sent immédiatement que cet aller-retour est l’objectif principal de nombreux randonneurs dans la région. Le sentier est animé, les groupes se croisent et se dépassent, et nous atteignons Gorak Shep (qui donne encore moins envie d’y dormir) parmi les premiers.

Nous poursuivons ensuite seuls vers le Base Camp, jusqu’à nous retrouver face à la cascade de glace et au glacier du Khumbu, imposants et fascinants.

Retour à Gorak Shep pour un lunch rapide au Buddha Lodge (apparemment le seul endroit décent de Gorak Shep) avant d’attaquer sans tarder la montée au Kala Patthar, point culminant du trek à 5 645 m. De là-haut, le spectacle est incroyable : Everest, Nuptse, Lhotse et toute une mer de sommets enneigés à perte de vue

Puis c’est la grande dégringolade. Retour à Lobuche où l’on ne compte pas poser nos sacs une minute de plus. On les récupère et on poursuit notre route dans une ambiance totalement différente : montagnes austères, végétation automnale, lac bleu, le tout masqué et dévoilé sans cesse par les nuages qui dansent autour de nous. La nuit approche lorsque surgit enfin Dzonglha. Le premier lodge aperçu nous fait rêver de l’extérieur… et la magie se confirme à l’intérieur : ambiance chaleureuse, confort inattendu… un vrai petit chalet suisse perché au cœur de l’Himalaya. Si vous passez par là, ne manquez pas le Cholatse Guest House, mon logement coup de cœur du Three Passes Trek.

JOUR 12 – Dzonglha à Gokyo (4 790m) via le Cho La (5 420m)

14,74km – 963m d’ascension et 988m de descente

On commence la journée par un aller-retour jusqu’au point de vue sur le lac en contrebas qui vaut la peine si le temps est dégagé.

Nous entamons ensuite l’ascension du Cho La, deuxième col du Three Passes Trek. Moins haut et doté de pentes plus douces, nous atteignons le sommet assez rapidement. Nous dépassons quelques groupes avant d’entamer la descente, plus lente et technique où les crampons sont également indispensables.

Nous atteignons Dragnag vers midi où nous mangeons avant de reprendre la route pour entamer la traversée du glacier qui s’avère d’ailleurs particulièrement laborieuse. Les chemins ne sont pas indiqués comme au premier glacier et nous décidons de suivre un groupe avec un guide pour éviter de se perdre. 

Nous finissons malgré tout par apercevoir les lodges de Gokyo, au bord du lac turquoise. Sans hésiter, nous choisissons la maison de thé qui nous semble la plus confortable, le Gokyo Resort, pour reprendre des forces.

JOUR 13 – Gokyo – repos forcé

Le mauvais temps et la fatigue accumulée imposent une journée complète de repos. L’occasion de récupérer et d’observer l’évolution des conditions météo.

JOUR 14 – Gokyo à Namche Bazaar (3 460m)

24,38km – 678m d’ascension et 1970m de descente

Accompagné de randonneurs rencontrés à Gokyo, nous décidons de redescendre vers Namche dès le lendemain afin d’éviter les 1,5 m de neige annoncés pour les jours à venir. Bien équipés de nos vêtements chauds et de nos crampons, nous entamons ce long retour. Heureusement, quelques marcheurs sont déjà passés avant nous, laissant une trace qui nous permet de progresser sans trop nous tremper. Au fil des heures, la neige cède progressivement la place à la boue et c’est avec un grand soulagement que nous atteignons enfin Namche Bazaar en fin de journée.

JOURS 15 & 16 – Namche Bazaar – repos forcé

Deux journées supplémentaires d’attente, bloqué par les intempéries persistantes. Ces pauses non prévues rappellent l’importance des marges de sécurité dans ce type d’itinéraire. Nous en profitons pour découvrir l’Irish Pub de Namche.

JOUR 17 – Namche Bazaar à Cheplung (2 725m)

15,89km – 497m d’ascension et 1238m de descente

Deux jours d’hibernation plus tard, nous reprenons enfin le trek.

Mais après quelques kilomètres, la pluie refait des siennes et nous voilà à nouveau trempés jusqu’aux os. Heureusement, nous trouvons refuge dans une maison de thé chauffée au bois, et non à la bouse de yak comme dans les villages d’altitude. La chaleur y est réconfortante et nous permet de nous sécher et de nous réchauffer avant de profiter d’une accalmie pour repartir en direction de Cheplung.

JOUR 18 – Cheplung à Nunthala (2 210m)

27,46km – 1578m d’ascension et 1911m de descente

Les nuages laissent peu à peu place à quelques éclaircies, révélant les dégâts causés par la pluie sur la route. Nous croisons plusieurs jeeps s’aventurant prudemment sur les pistes boueuses pour ramener les touristes vers Salleri. Après une longue journée de marche, une bonne douche chaude nous attend enfin à Nunthala.

JOUR 19 – Nunthala à Goyam (3 210m)

31,32km – 2764m d’ascension et 1756m de descente

Nous faisons nos adieux au reste du groupe rencontré à Gokyo et je poursuis l’aventure seul avec l’Australien, avec pour objectif de rejoindre Jiri le plus rapidement possible en suivant la route qu’empruntait autrefois Sir Edmund Hillary pour accéder à l’Everest. Nous visons d’abord le monastère de Thubten Choling, ce qui nous fait quitter le chemin principal. Malgré les imprécisions de la carte, nous finissons par atteindre ce lieu unique, véritable petit village monastique.

Nous profitons de la guest house du monastère pour savourer un dhal bat et nous imprégner de l’ambiance paisible avant de reprendre la route vers le charmant village de Junbesi. La journée se conclut par l’ascension du col Lamjura La, que nous franchissons à la lumière de nos frontales, avant d’arriver à Goyam, à la guest house Tashi Delek, où nous sommes extrêmement bien reçus. Nous y dégustons le meilleur repas de tout le trek.

JOUR 20 – Goyam à Jiri (1 940m)

34,86km – 1893m d’ascension et 3156m de descente

Dernier effort pour parcourir les 35 km qui nous séparent de Jiri à travers de magnifiques villages paisibles. Les muscles tirent mais la motivation reste intacte. Nous avalons les derniers kilomètres dans la nuit, épuisés mais heureux. Quelle aventure incroyable pour conclure ce trek légendaire.

JOUR 21 – Jiri à Kathmandou

Nous passons la nuit dans un hôtel à Jiri que nous avions repéré à l’avance et un peu idéalisé, mais l’expérience s’avère plus rustique que prévu. Pas de douche chaude ni de repas différent des éternels dhal bats montagnards. Heureusement, le lit était confortable.

Aux aurores, après un moment de panique devant le rideau de fer baissé et l’accueil désert, nous finissons par trouver le gardien qui nous laisse sortir et repartons vers Katmandou en bus.

Tableau des distances et des dénivelés + GPX

JourDépart → Arrivée + GPX(1)DistanceD+ / D−
0–1Kathmandou
2Kathmandou → Phaplu
3Phaplu → Dudh Koshi24,5 km+910 / −1911
4Dudh Koshi → Surke20,9 km+1651 / −855
5Surke → Namche Bazaar20,6 km+1756 / −587
6Namche Bazaar – Acclimation12,8 km+1047 / −1047
7Namche Bazaar → Pangboche14,1 km+1032 / −542
8Pangboche → Dingboche11,2 km+1202 / −837
9Dingboche → Chukhung19,0 km+1581 / −1108
10Chukhung → Lobuche10,3 km+925 / −710
11Lobuche → Dzonglha26,6 km+1222 / −1263
12Dzonglha → Gokyo14,7 km+963 / −988
13Gokyo
14Gokyo → Namche Bazaar24,4 km+678 / −1970
15–16Namche Bazaar
17Namche Bazaar → Cheplung15,9 km+497 / −1238
18Cheplung → Nunthala27,5 km+1578 / −1911
19Nunthala → Goyam31,3 km+2764 / −1756
20Goyam → Jiri34,9 km+1893 / −3156
21Jiri → Kathmandou
TOTAL (GPX complet)308,6 km+/-19 700 m

(1)Les traces GPX mentionnées dans cet article sont fournies uniquement à titre de référence. Elles ne doivent en aucun cas être suivies comme un guide officiel ou un itinéraire sécurisé. Les conditions en montagne évoluent constamment et peuvent rendre un tracé inadapté ou dangereux.

Conseils pratiques

Accès au départ du Three Passes Trek

Bus : l’option la plus économique pour rejoindre Phaplu ou Salleri, avec un trajet de 10 heures ou plus selon l’état des routes et les conditions de circulation.

Jeep : partagée ou privée jusqu’à Salleri (un jour) ou Surke (deux jours). Plus rapide que le bus, mais aussi nettement plus inconfortable, surtout sur les pistes dégradées.

Avion : vols possibles vers Lukla, ou plus rarement Phaplu. C’est l’option la plus rapide, mais elle reste très dépendante de la météo et sujette aux annulations.

Hélicoptère : solution envisageable en dernier recours, extrêmement coûteuse.

Argent

Retraits possibles jusqu’à Namche Bazaar, mais il est plus sûr de retirer tout l’argent à Kathmandou. Je n’ai pas trouvé de distributeur gratuit. Le meilleur que j’ai trouvé était Everest Bank qui coûtait 700 NPR par retrait et permettait de retirer jusqu’à 40.000 NPR. Certains étaient un peu moins chers (400-500 NPR) mais ne permettaient de retirer que 20.000 ou 25.000 NPR. Le change d’euros ou de dollars dans le quartier de Thamel reste souvent la solution la plus simple.

Assurance

Il est essentiel de vérifier que l’assurance couvre le trekking en altitude, les évacuations en hélicoptère au-delà de certaines altitudes et les frais réels de sauvetage. Certaines assurances excluent explicitement l’hélicoptère ou plafonnent les remboursements.

Budget

Budget moyen d’environ 3 500 NPR par jour, sans abuser des douches chaudes et des services payants. Les prix augmentent avec l’altitude. Le budget restait confortable en mangeant correctement et en buvant du thé sans restriction.

Durée (minimale) du Three Passes Trek

Pour ma part, j’ai eu besoin de 21 jours au total, dont 1 jour de logistique à Kathmandou, 2 jours de transports, 15 jours de marche et 3 jours de repos conditionnés par la météo.

Cependant en considérant une approche en avion et en incluant le dernier col non franchi, il est possible, en supprimant les jours d’accès et de départ au delà de Lukla, les jours de repos (dans notre cas dû à la météo) et en limitant fort l’acclimatation, de ne faire que les étapes suivantes Lukla – Namche Bazaar – Pangboche – Dingboche – Chukhung – Lobuche – Dzonglha – Gokyo – Thame – Lukla, soit 9 jours de randonnée à un rythme soutenu, envisageable uniquement si vous êtes déjà habitués à l’altitude et que vous ne prévoyez aucune marge de sécurité en cas de mauvais temps. 

Je recommande cependant d’ajouter au minimum deux jours d’acclimatation et deux jours de sécurité afin de faire face aux aléas météo ou aux annulations de vol. Lors de ce trek, les avions n’ont pas volé pendant trois jours consécutifs.

Un départ depuis Salleri ajoute au moins deux jours pour rejoindre Surke (ce que je recommande à la place de la journée de jeep). Une sortie par Jiri, bien plus authentique, mérite idéalement quatre jours plutôt que deux.

Guide

Ayant l’habitude de randonner en haute altitude avec les équipements nécessaires dont un bon GPS, je préfère randonner sans guide. Depuis une loi récente, un guide est théoriquement obligatoire partout au Népal. En pratique, en 2025, je me suis renseigné à mon hôtel à Kathmandou où on m’a confirmé que, pour le Three Passes Trek, je pouvais randonner sans guide et en effet, aucun des contrôles n’a posé problème. Le seul endroit où j’aurais souhaité avoir un guide est la traversée du deuxième glacier le jour 12 mais en suivant un groupe guidé, je n’ai eu aucun soucis.

Cela reste cependant un choix personnel qui implique d’assumer seul la gestion des risques.

Un guide coûte environ 30 USD par jour et s’organise facilement depuis Kathmandou. Il peut être judicieux d’essayer de rencontrer le guide avant le trek pour voir si le courant passe et si vous parvenez à communiquer (beaucoup de guides ont un anglais très limité).

Internet, électricité et réseau

Everest Link ou d’autres services par sattelite proposent des cartes Wi‑Fi utilisables dans de nombreuses maisons de thé pour des durées de 24 à 48h. Le débit reste limité et dépendant de la météo.

La recharge des appareils électroniques est généralement payante en altitude, souvent facturée par ampérage ou par appareil. Les prix augmentent avec l’altitude. L’utilisation d’une batterie externe permet de réduire fortement ces coûts.

Une carte SIM locale permet d’avoir du réseau jusqu’à Pangboche ou Dingboche selon l’opérateur. Namaste offre généralement une meilleure couverture que Ncell dans la région du Khumbu.

Maisons de thé

Les maisons de thé sont des hébergements simples proposant chambre, repas et parfois douche chaude. Elles se situent dans tous les villages sur le trek. Les sections avant Lukla, surtout vers Jiri disposent de moins de maisons de thé en raison de la fréquentation moindre. Le prix de la chambre suppose généralement que l’on mange le soir et le matin sur place. En cas contraire, un supplément est souvent appliqué.

Permis nécessaires dans la région de l’Everest

Pour randonner légalement dans la région du Khumbu et effectuer le Three Passes Trek, deux permis sont requis.

Le premier est le Sagarmatha National Park Entry Permit. Il coûte 3 000 NPR pour les randonneurs étrangers. Ce permis contribue à la protection de l’environnement et à la gestion du parc national.

Le second est le Khumbu Pasang Lhamu Rural Municipality Permit, il coûte soit 2 000 NPR si on le prend à Kathmandou, soit 3 000 NPR si on le prend à l’entrée du parc. Il remplace l’ancien TIMS pour cette région et finance directement les infrastructures locales.

Seul le second peut être acheté à Kathmandou et les deux peuvent être achetés directement à Monjo, juste avant Namche Bazaar. Les contrôles ont lieu à quelques checkpoints le long du parcours.

Qu’emporter sur le Three Passes Trek

De manière générale

Pour ce trek en haute altitude, je conseille de limiter le poids du sac à environ 10 kg. L’idéal est d’opter pour des vêtements en couches, selon la « technique de l’oignon » : une couche thermique, une polaire et/ou une doudoune selon votre frilosité et la saison, complétées par une veste coupe-vent et imperméable. Ce système permet de s’adapter facilement aux variations de température et d’effort. Il est inutile d’emporter trop de vêtements : une rotation sur 3 à 4 jours, avec lavage à la main lorsque la météo permet le séchage, est largement suffisante.

A ne pas oublier

En complément des essentiels de montagne (protection solaire, vêtements, trousse de secours, lampe frontale, …), voici mes recommendations spécifiques pour le Three Passes Trek :

  • Crampons / microspikes : indispensables pour franchir les cols et en cas de fortes chutes de neige. Des microspikes suffisent. J’utilisais un modèle basique Decathlon (13 pointes de 7 mm), efficace en progressant lentement, même si des pointes un peu plus hautes auraient apporté plus de sécurité. Facilement trouvables à Kathmandou, dans le quartier de Thamel.
  • Sac de couchage chaud : un modèle confort -6°C d’environ 1 kg (comme le Panyam 600 de Cumulus) est suffisant. Les maisons de thé fournissent généralement des couvertures, dont la propreté est inversément proportionnelle à l’altitude, utiles pour ajouter une couche de chaleur. Certains randonneurs comptent uniquement sur ces couvertures, mais je préfère ne pas prendre ce risque. Il est aussi possible de louer un sac de couchage à Kathmandou.
  • Filtre à eau : j’utilise un filtre carbone Lifestraw. Attention, il ne doit pas geler, donc il faut dormir avec. Le Khumbu est relativement propre, mais limiter l’usage de bouteilles en plastique aide à réduire les déchets à redescendre. Il est même possible de contribuer à la propreté en descendant un sac d’ordures étanche entre Namche Bazaar et Lukla.
  • Chaussures adaptées : avec des semelles en bon état. Je suis parti avec des chaussures de trail Gore-Tex pour leur légèreté, mais des chaussures de randonnée montantes protègent mieux de la neige et offrent plus de stabilité, surtout avec un sac lourd ou si vous n’avez pas l’habitude de randonner.
  • Bâtons de marche : utiles pour la stabilité, notamment dans les descentes de cols. Personnellement, je préfère marcher sans et je n’ai pas eu de problèmes, même si certains passages auraient été plus confortables avec.
  • Serviette légère : aucun logement n’en fournit.
  • Batterie externe : pour limiter les frais de recharge en altitude et rester autonome plusieurs jours.
  • Snacks : si vous vous sentez aptes à porter un peu plus de poids, les snacks sont nettement moins chers en basse altitude.

Saison recommandée :

  • Printemps (mars à mai) : conditions globalement stables, températures plus douces en altitude et floraison spectaculaire des rhododendrons. En contrepartie, la fréquentation augmente progressivement, surtout à partir d’avril, et la visibilité peut être légèrement réduite par l’humidité en fin de saison.
  • Automne (octobre à novembre) : météo souvent très stable, visibilité exceptionnelle sur les sommets et conditions idéales pour les cols élevés. C’est toutefois la période la plus fréquentée, avec une forte affluence sur les axes classiques et une disponibilité parfois limitée dans les lodges.

L’hiver est marqué par le froid et la neige sur les cols, tandis que l’été correspond à la mousson, rendant le trek nettement plus engagé et aléatoire.


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