Je vous partage mon itinéraire en Malaisie péninsulaire qui relie Langkawi à Singapour en 2 à 3 semaines sans voiture. Il permet de découvrir un pays très varié. En longeant principalement la côte ouest, on y découvre îles tropicales, villes coloniales, capitale futuriste et éclectique, plantations de thé vallonées et l’une des plus anciennes jungles du monde. Le tout en transports publics, pour prendre le temps de sentir l’ambiance du pays.













Aperçu

Itinéraire jour par jour
LANGKAWI – 2 jours
Je rejoins la Malaisie après plusieurs semaines passées dans les îles thaïlandaises, dont je parle dans mon article Meilleures îles thaïlandaises : entre plages et plongée. En arrivant en speed boat depuis Koh Lipe, Langkawi constitue une excellente porte d’entrée pour débuter cet itinéraire en Malaisie sans voiture.
Langkawi contraste vraiment avec les îles thaïlandaises ultra touristiques. L’ambiance est moins paradisiaque, mais plus locale et authentique, avec une forte présence du tourisme malais.
Je débarque à Kuah puis je rejoins Pantai Cenang en Grab. Même si ça n’est pas la plus belle plage de l’île, elle reste agréable et c’est surtout la plus pratique. On y trouve la plus grande concentration d’hôtels, de restaurants et d’activités nautiques (jet ski, parachute ascensionnel, …). En bonus, la plage est située du bon côté de l’île pour observer les couchers du soleil !


Tour des mangroves
Le premier jour, je participe à un tour dans les mangroves. Oui, il y a du monde. Oui, le bateau enchaîne les spots comme un parc d’attractions tropical. Mais l’organisation est efficace et les paysages sont uniques et méritent le détour. J’apprends par la suite que ma visite a coïncidé avec l’arrivée d’un bateau de croisière, ce qui explique en partie l’affluence. Plusieurs agences en ville proposent des tours similaires qui peuvent être réservés la veille sans soucis. Pour ma part, j’ai effectué le tour avec mon hostel (voir ci-dessous). Le tour proposé par celui-ci était dans la tranche basse des prix que j’ai vus.




En fin d’après-midi, je dois effectuer un aller-retour pratique vers Kuah pour recevoir ma troisième dose de vaccin contre la rage suite à un incident en Thaïlande (insérer le lien). Merci les singes ! Pour rappel, ne les nourrissez pas et voyagez avec une bonne assurance !
J’en profite pour voir CHOGM Park et Eagle Square. Sympathiques si vous passez dans le coin, mais clairement pas indispensables.


Sky Bridge et Seven Wells Waterfall
Le lendemain, direction le célèbre Langkawi Sky Bridge. Malheureusement, celui-ci n’est pas accessible à pied (du moins sans guide) donc je suis les masses en prenant le téléphérique. L’ouvrage est impressionnant (parole d’ingénieur !) et les vues sur l’archipel sont très belles.
Mon conseil : arrivez avant l’ouverture. Nous sommes arrivés un peu tard et avons attendu près de deux heures. Il existe un pass coupe-file à 50 RM.
Tarifs en février 2026 :
- Téléphérique : 85 RM pour les étrangers
- Accès au Sky Bridge : 6 RM supplémentaires


Après la visite, je rejoins Seven Wells Waterfall qui est visible au loin depuis le téléphérique. Un escalier permet d’accéder à plusieurs bassins naturels où l’on peut se baigner. J’essaie ensuite d’atteindre Peak 701, mais un panneau indique qu’il faut un guide et un permis. J’avoue avoir hésité quelques secondes avant d’opter pour la solution raisonnable. Si vous souhaitez y aller, regardez les avis Google et renseignez-vous à l’entrée du parc.


Ne parvenant pas à commander de Grab (voir la section transports) depuis le pied du téléphérique, je rejoins à pied la plage de Pantai Kok et le Perdana Quay Lighthouse, avec un très beau coucher de soleil. À partir de là, je trouve finalement un Grab.


Zone franche
Langkawi est une zone franche. Mis à part l’alcool et les cigarettes, les chocolats y sont particulièrement bon marché. Disons que c’est l’endroit idéal pour acheter des souvenirs… qui risquent de fondre avant même d’arriver à l’hôtel.
Déplacements sur l’île
Il s’agit de la partie de cet itinéraire en Malaisie où voyager sans voiture s’avère le plus compliqué car les transports en commun semblent quasiment inexistants sur l’île. Heureusement les prix des taxis/Grab sont assez raisonnables, surtout en évitant les heures de pointe.
Logement
J’ai logé au Bed Attitude Cenang, une auberge extrêmement propre (je les ai vus retourner les matelas dans les dortoirs pour nettoyer en dessous ce qui est rare !) avec des espaces communs agréables, une salle de jeux et une salle calme idéale pour travailler.
ALOR SETAR – 1 jour (optionnel)
Depuis Langkawi, il n’existe plus de ferry direct vers Penang depuis la pandémie de COVID. Beaucoup de voyageurs choisissent donc l’avion, mais pour une si courte distance, cela me semblait peu pertinent.
Je continue donc cet itinéraire sans voiture en Malaisie en optant pour un trajet entièrement en transports publics qui semblent être ponctuels et efficaces, rendant ce trajet relativement facile :
- Ferry entre Langkawi et Kuala Kedah (1 h 45, 47 RMB, réservé à l’avance sur cuticutilangkawi) ;
- Taxi/Grab jusqu’à Alor Setar (20 minutes, 20 RMB) ;
- Train vers Butterworth (1 h, 7 RMB, sans réservation de siège, acheté à la gare, bus également disponibles, plus d’informations dans la section transports ci-dessous) ;
- Ferry qui rejoint George Town (30 minutes, 2 RMB, réguliers et sans réservation).
Une escale agréable avant Penang
Le gros avantage de cette option est qu’elle permet de visiter en chemin une ville souvent délaissée des itinéraires classiques, Alor Setar.
Le centre est compact et agréable, avec de belles shophouses, plusieurs fresques de street art, quelques bâtiments coloniaux et une élégante mosquée regroupés autour de la place principale. L’ensemble est calme et très peu touristique, ce qui contraste avec les étapes suivantes.






Que sont les Shophouses ?
Il s’agit de bâtiments traditionnels où un commerce occupe le rez-de-chaussée et un logement à l’étage. Très répandus en Malaisie, ils mêlent influences chinoises, malaises et coloniales, avec leurs façades colorées et leurs galeries couvertes. Aujourd’hui, beaucoup abritent des cafés, boutiques ou hôtels tout en conservant leur charme historique.
À noter que la gare ne dispose malheureusement d’aucune consigne à bagages. La ville n’étant pas trop grande, j’ai tout parcouru avec mon sac sur le dos.
Si vous disposez d’un jour de plus, passer une nuit sur place permet de découvrir les environs qui semblent mériter également un détour. Le Paddy Museum retrace l’histoire de la riziculture en Malaisie, tandis que Gunung Keriang offre un beau point de vue sur les immenses rizières du Kedah que je n’ai finalement aperçues que depuis le train en direction de Butterworth.
GEORGE TOWN / PENANG – 2 à 3 jours
Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, George Town séduit par son mélange de cultures, son architecture coloniale et ses célèbres œuvres de street art. Il est possible de visiter les principaux sites en une journée, mais je recommande plutôt deux à trois jours afin d’explorer également les environs. Avec son importante offre d’hébergements, ses excellents restaurants et sa situation centrale, la ville constitue une base idéale pour un itinéraire en Malaisie sans voiture, notamment pour découvrir l’île de Penang.




Les kongsi, un patrimoine unique
Le premier jour, je découvre le centre historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Parmi les sites les plus singuliers figurent les kongsi dont les deux suivants peuvent se visiter : Leong San Tong Khoo Kongsi et de Seh Tek Tong Cheah Kongsi. Ces maisons de clan ont été fondées par les communautés chinoises arrivées du sud de la Chine aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Bien plus que de simples temples, elles formaient de véritables petites communautés organisées autour d’un sanctuaire, avec leurs propres écoles, logements et systèmes d’entraide. Les fresques du temple du premier site m’ont fasciné.



Architecture coloniale
Le Fort Cornwallis était en rénovation lors de mon passage. En revanche, les espaces extérieurs ont été entièrement réaménagés et valent largement la promenade. Ils permettent également d’admirer plusieurs bâtiments coloniaux remarquables, dont l’Hôtel de Ville, la Cour Suprême et l’Église de l’Ascension.
Je suis également passé devant The Blue Mansion qui avait l’air belle mais que je n’ai pas pu visiter. En effet, les visites étant limitées, il est nécessaire de réserver à l’avance.



Street art, galeries et quartiers historiques
Plusieurs fresques sont disséminées dans le centre-ville, telles que le Backlane Walkway, The Bike et Boy on Motorbike. La meilleure manière de les découvrir est de flâner ou de zoomer sur Google Maps pour voir celles qui vous intéressent.
J’ai également beaucoup apprécié l’Artlane, une succession d’anciennes maisons étroites transformées en galerie couverte où les œuvres se succèdent sur plusieurs bâtiments.
Autre lieu original, un peu à l’écart du centre, le Hin Bus Depot, ancien dépôt de bus reconverti en espace artistique, est particulièrement actif du vendredi au dimanche. Le programme est disponible sur https://hinbusdepot.com.


Coucher de soleil aux jetées
À la tombée de la nuit, je rejoins les célèbres Chew Jetty, Tan Jetty et Lee Jetty. En février, le soleil ne se couche pas directement face aux jetées, mais les maisons sur pilotis baignées dans la lumière dorée offrent une très belle ambiance. Si vous souhaitez éviter la foule, mieux vaut venir tôt le matin ou en milieu d’après-midi.

Soirée à Little India et China Town
Le soir, les quartiers de Little India et de Chinatown changent complètement d’atmosphère. Les lampions s’allument, les temples, tels que le Kuan Yin Temple, s’illuminent et les rues deviennent particulièrement photogéniques. Si vous n’y êtes pas trop tard, ne manquez pas le Han Jiang Temple, dont les peintures et les décorations intérieures comptent parmi les plus belles que j’aie vues en Malaisie.
Pour terminer la soirée, deux options s’offrent à vous. Les bars autour de Love Lane et Chulia Street sont très animés. Si vous recherchez une ambiance plus originale, essayez plutôt un bar de style speakeasy. J’ai choisi le Manchu Bar : le cadre est original, les cocktails excellents et de la musique live est proposée certains soirs. Les prix sont toutefois nettement plus élevés que dans les bars classiques.




Penang Hill, une randonnée sans guide
Le deuxième jour, je pars en randonnée vers Penang Hill. La vue au sommet ne m’a pas particulièrement marqué, mais l’ascension constitue sans doute l’une de mes randonnées préférées de ce voyage. Les sentiers sont peu fréquentés, les restrictions d’accès quasiment inexistantes (ce qui est manifestement rare) et la jungle reste étonnamment sauvage.
J’ai suivi un itinéraire dessiné en forme de… Pikachu. Certaines portions sont particulièrement raides et glissantes, avec quelques passages sur route peu intéressants, mais la circulation y reste très limitée. La randonnée se termine dans le Jardin botanique de Penang, après avoir croisé deux espèces différentes de singes. Vous trouverez la trace GPX(1) ici (16,06km – 993m d’ascension et 993m de descente).






Le Parc national de Penang semble également proposer plusieurs beaux sentiers, notamment vers la plage de Ketapang, qui paraît encore relativement préservée.
Logement
Pour dormir, j’ai choisi le Swing & Pillows @ Victoria Street. Les chambres privées sont simples, avec salle de bain partagée, mais l’établissement est propre, très bien situé et difficile à battre niveau prix.
IPOH – 1 jour (optionnel)
Depuis Penang, je reprends le ferry vers Butterworth, puis le train jusqu’à Ipoh (12,80 RM). Ipoh n’est pas indispensable en soi, mais, sans voiture, elle permet de couper la suite de cet itinéraire en Malaisie entre Penang et les Cameron Highlands. J’avais aussi envisagé de m’arrêter à Taiping et Kuala Kangsar, situées sur la même ligne ferroviaire, mais la météo m’a poussé à limiter les déplacements.
Le centre historique est compact et se visite rapidement. J’ai surtout aimé l’ambiance des anciennes rues commerçantes autour de Concubine Lane. Si vous avez davantage de temps, les temples installés dans les grottes au sud de la ville semblent également valoir le détour, mais je suis arrivé trop tard pour les visiter.





Le café comme un local
Ipoh est le berceau du célèbre white coffee. Un kopitiam est un café traditionnel malaisien où l’on sert du café, du thé, des toasts au kaya et des plats simples à toute heure de la journée. Kedai Makanan Nam Heong est l’un des endroits idéaux pour découvrir cette spécialité à un prix défiant toute concurrence.
Comment commander son café ?
Commander un café en Malaisie demande un petit temps d’adaptation. Un kopi est généralement préparé avec du lait concentré sucré, un kopi C avec du lait évaporé, tandis qu’un kopi O est un café noir. Par défaut, ces cafés sont sucrés. Pour une version sans sucre, ajoutez kosong, et pour un café glacé, ajoutez ais/ice (par exemple kopi O kosong ais).

Logement
Je passe la nuit au Miner’s House, un hébergement un peu excentré mais très agréable pour se poser, avec des espaces communs particulièrement confortables.
CAMERON HIGHLANDS – 1 jour
Je prends le bus de 10h15 depuis Ipoh vers Tanah Rata. Après une très belle route où les paysages changent progressivement des cultures au profit d’une forêt de plus en plus dense, j’arrive en début d’après-midi dans ce petit village. Tanah Rata a finalement peu d’intérêt en lui-même.
La plupart des visiteurs choisissent un tour organisé d’une demi-journée ou d’une journée complète pour découvrir les plantations de thé, les fermes de fraises ou encore les cactus. Ceci semble être la solution par défaut dans cet itinéraire en Malaisie sans voiture. Cependant, je n’ai entendu que des retours mitigés. Je préfère donc partir en randonnée vers les plantations de thé.
Si vous n’aimez pas la randonnée, je pense honnêtement que les Cameron Highlands peuvent être sautées. C’est selon moi l’activité la plus intéressante de la région, et une simple après-midi m’a suffi pour en avoir un excellent aperçu. D’autres sentiers existent également, mais plusieurs nécessitent l’accompagnement d’un guide.
Jungle Trail 6 et 10
Je combine les Jungle Trail 6 et 10, que je recommande sans hésiter aux amateurs de randonnées. Le sentier grimpe jusqu’au Gunung Jasar (1 670 m) par une montée parfois très raide, avec quelques passages équipés de cordes et même d’une échelle.
Au sommet, je réalise qu’un orage approche rapidement. J’aperçois même un éclair frapper plus bas que moi dans la vallée… pas franchement rassurant. Je redescends donc rapidement et, contre toute logique, la ligne à haute tension sous laquelle passe ensuite le sentier me rassure presque : au moins, je ne suis plus le point le plus haut du paysage.
La trace suit ensuite cette ligne électrique à travers une forêt dense avant d’arriver par l’arrière des plantations de thé. Cette arrivée est particulièrement agréable car elle permet de profiter des paysages presque seul pendant un moment avant de rejoindre les foules rassemblées autour du célèbre panneau « I Love Cameron Highlands ».
L’entrée des plantations est annoncée dès le début de la randonnée, mais… on la paie uniquement en sortant.
Ma trace GPX(1) est disponible ici (5,70km – 323m d’ascension et 527m de descente).



Retour vers Tanah Rata
À partir des plantations, il faut normalement rejoindre Tanah Rata en longeant une grande route. Des taxis et Grab semblent disponibles, mais je n’ai finalement pas eu besoin de les utiliser puisqu’un motard s’est arrêté spontanément pour me proposer de me ramener.
Je déconseille cette randonnée par temps de pluie : le terrain devient rapidement très glissant, aussi bien à la montée qu’à la descente.
TAMAN NEGARA – 2 à 3 jours
Je souhaitais découvrir la jungle malaisienne et j’avais initialement prévu de visiter Endau Rompin, qui semblait plus sauvage et moins touristique. Après plusieurs recherches infructueuses pour trouver un moyen d’y accéder sans voiture et organiser une excursion dans la continuité de cet itinéraire en Malaisie, je me suis finalement rabattu sur Taman Negara, l’une des plus anciennes forêts tropicales du monde (on ne se plaint pas). En revanche, il ne faut pas s’attendre à observer beaucoup de grands mammifères : ils semblent éviter les secteurs les plus fréquentés par les visiteurs (tant mieux pour eux).
Accès à Taman Negara
Depuis Cameron Highlands, les agences et hôtels proposent deux options qui permettent d’accéder à Kuala Tahan, au cœur de Taman Negara, en transports en commun : en minibus direct, ou en minibus jusqu’à Jerantut suivi d’un bateau. J’ai opté pour cette deuxième option, plus longue et plus chère mais que j’ai bien aimée.
À Jerantut, nous avons eu le temps de manger et je suis tombé sur le Gipsy Garden qui a fait ma journée. Le propriétaire m’a reçu chaleureusement, m’a joué un morceau de guitare et son épouse a cuisiné un des meilleurs riz frits végétariens que j’ai goûtés.


Après cette pause, nous rejoignons le bateau et entrons directement dans le vif du sujet : le parc impressionne immédiatement par ses arbres gigantesques et ses rivières peu profondes.
Ce qu’on peut faire sans guide : Bukit Teresek
L’entrée du parc se fait en traversant la rivière depuis Kuala Tahan. À partir du centre de visiteurs où l’on paie le droit d’entrée, on accède à la principale randonnée accessible en autonomie, qui emprunte des pontons et escaliers en bois et mène jusqu’au sommet de Bukit Teresek offrant un point de vue sur la canopée et l’immensité de la réserve. L’itinéraire passe par une plage où il est possible de se baigner dans la rivière. Le Canopy Walkway était fermé lors de mon passage.
En prenant le premier bateau pour traverser la rivière le matin, vous augmentez vos chances d’observer un peu plus de faune.
La trace GPX(1) de mon parcours est disponible ici (6,23km – 307m d’ascension et 307m de descente).


Toutes les autres activités, comme les excursions plus profondes dans la jungle ou les sorties nocturnes, doivent être réalisées avec un guide. Lors de mon passage, les tours permettant de dormir dans la jungle étaient malheureusement fermés à cause des pluies et n’ouvriraient que quelques jours plus tard. J’ai donc organisé 3 tours à la journée sur place.
Marche nocturne
Il s’agit d’une des meilleures activités selon moi. J’ai opté pour la longue sortie qui nous a permis de découvrir des araignées, des scorpions, des mille-pattes, des serpents, un loris lent et des singes.



« Longue randonnée », cascade, village Orang Asli et rapides
Vendue comme une longue randonnée de 9km (en réalité 7km), j’ai été un peu déçu d’arriver au bout de 2h30. Mais il s’agit de l’une des seules options abordables réalisables à la journée.
Nous sommes partis tôt, ce qui nous a permis de profiter de la cascade avant l’arrivée des autres groupes (et il y avait du monde). Niveau faune, nous avons vu un beau caméléon et quelques singes.
L’après-midi, nous avons rejoint un village Orang Asli (peuples autochtones malaisiens), ce qui a permis d’apprendre sur leur culture, leurs habitats et leurs traditions, mais aussi d’apprendre à faire du feu et à tirer à la sarbacane.
Je ne suis généralement pas fan de ce genre d’activité un peu « voyeuriste », mais j’ai trouvé que c’était assez bien encadré, avec un endroit réservé aux touristes et une interaction agréable avec les populations, qui sont payées pour ces visites.
Le retour se fait en bateau par des « rapides » : je m’attendais à une sorte de rafting, mais le bateau va juste vite et le guide vous asperge, ça reste quand même très drôle.


Voyage en bateau à Lata Berkoh
Pour faire ce tour, il faut uniquement réserver le bateau et le prix est le même pour 1 à 4 personnes. En parlant autour de moi, j’ai rencontré deux touristes que j’ai convaincus de m’accompagner. La balade en bateau est belle et nous a permis d’apercevoir une biche et des singes. Le bateau nous dépose sur la rive et nous dit de continuer à pied. Nous arrivons à une large cascade où l’on peut se baigner. Très chouette, mais le prix allait doubler le mois suivant mon passage et, sans le partager, je trouve cela personnellement exagéré.



Organisation pratique
Vous l’aurez compris, la plupart des activités doivent être encadrées, ce qui est un peu frustrant quand on aime se débrouiller seul. Cependant, ça permet de limiter notre impact sur l’écosystème local et de contribuer à l’économie de la région et, sincèrement, les tarifs restaient généralement raisonnables. J’ai tout organisé sur place avec mon hostel, le Wild Lodge. Les tours organisés par celui-ci étaient de manière générale de qualité, notamment pour la marche nocturne où le nombre de places était limité à 8 si je me souviens bien, contrairement à d’autres que nous avons croisés, allant parfois jusqu’à une vingtaine de personnes. Ceci augmentait nos chances d’apercevoir des animaux.
Pour les tours de plusieurs jours, je pense que certains peuvent s’organiser sur place mais la plupart devraient être organisés à l’avance.
Logement
J’ai logé au Wild Lodge Taman Negara. Même si les dortoirs sont assez basiques, le propriétaire aide à l’organisation des différents tours et il s’agit d’un chouette endroit pour rencontrer des gens, notamment parce qu’il semble s’agir du seul endroit qui vend de l’alcool.
KUALA LUMPUR – 2 à 4 jours
Je poursuis cet itinéraire en Malaisie sans voiture avec Kuala Lumpur. Cette capitale ne ressemble à aucune autre. La ville mêle gratte-ciels futuristes, architecture coloniale, mosquées, centres commerciaux gigantesques et une nature omniprésente qui s’invite jusque dans le centre-ville. Dominée par la Merdeka 118, devenue en 2026 la deuxième plus haute tour du monde derrière le Burj Khalifa, elle offre de quoi occuper facilement plusieurs jours.
Kuala Lumpur City Centre (KLCC)
Les Tours Petronas, toujours les plus hautes tours jumelles du monde, sont le symbole de la ville. Je me suis contenté de les admirer depuis l’esplanade et le parc KLCC, les avis mitigés sur la visite et le prix élevé ne m’ayant pas convaincu de monter. Le quartier abrite également plusieurs autres gratte-ciels remarquables pour les amateurs d’architecture. Ne manquez pas l’Ilham Gallery, une petite galerie d’art gratuite située à quelques minutes à pied.

Les rooftops
Kuala Lumpur est probablement l’une des villes offrant le meilleur choix de rooftops à des prix raisonnables. J’ai choisi le Helipad Lounge Bar, un véritable héliport transformé en bar chaque soir. L’entrée coûtait 100 RM lors de mon passage et comprenait deux boissons. La vue sur la skyline y est superbe.
Depuis la piscine de mon logement (voir plus bas), la vue sur les gratte-ciels était tout aussi impressionnante.

Chinatown et le quartier colonial
Chinatown concentre de nombreuses shophouses, des temples, des restaurants et le marché de Petaling Street, situé au pied de l’impressionnante Merdeka 118.
À ne pas manquer :
- Kwai Chai Hong, une petite ruelle très touristique décorée de magnifiques œuvres de street art.
- Petaling Street Market, pour son ambiance animée.
- REXKL, un ancien cinéma transformé en complexe culturel avec cafés, boutiques, espaces créatifs et une étonnante bibliothèque installée à l’étage.
- Central Market, parfait pour flâner ou acheter quelques souvenirs.
- Les bâtiments coloniaux autour de Merdeka Square, dont le Sultan Abdul Samad Building et la St Mary’s Cathedral.
- L’impressionnante Mosquée nationale de Malaisie.





Batu Caves
Les Batu Caves comptent parmi les sites incontournables de Kuala Lumpur. Même si le temple lui-même ne m’a pas particulièrement marqué, les immenses grottes valent largement le déplacement. Faites simplement attention aux singes, toujours à l’affût de nourriture.





L’accès est très simple en train. Google Maps indiquait correctement les horaires (environ un train par heure) et c’est selon moi la solution la plus économique. Si vous voyagez à plusieurs, un Grab peut également être intéressant.
La seule « arnaque » du voyage ?
En arrivant à la gare, plusieurs personnes tentaient de diriger les visiteurs vers la gauche. Il s’agit en réalité d’une manière de vous faire visiter des grottes payantes qui ne sont pas les véritables Batu Caves. D’après les avis que j’ai consultés, elles ne présentent que peu d’intérêt. Vérifiez simplement l’emplacement sur Google Maps avant de suivre qui que ce soit.
Quartier des musées et Mosquée nationale
Kuala Lumpur dispose de quelques musées qui méritent une visite. Voici ce que j’ai pensé de ceux que j’ai visités :
- Le Musée national paraît un peu daté, mais la visite guidée gratuite (environ deux heures, horaires disponibles sur le site officiel) est passionnante pour comprendre l’histoire de la Malaisie.
- Le Musée des Arts islamiques est sans doute mon musée préféré de la ville, notamment grâce à son impressionnante collection de maquettes de mosquées du monde entier.
- Si vous avez du temps, le National Planetarium, gratuit, reste intéressant malgré des installations très vieillissantes.

Nature
L’un des aspects qui m’a le plus surpris à Kuala Lumpur est la place laissée à la nature.
Le Tugu Park est mon coup de cœur. Cette véritable petite jungle permet de réaliser une randonnée d’environ 5 km sur une superficie pourtant minuscule. Un système de points de repère très efficace permet de suivre et d’adapter la distance qu’on souhaite parcourir.



Les Perdana Botanical Gardens sont agréables pour une promenade, même s’ils m’ont moins marqué.
Je n’ai pas visité le KL Forest Eco Park, les nombreux commentaires négatifs concernant son rapport qualité-prix m’ayant découragé.
Bukit Bintang : malls et marché de nuit
Peu de villes possèdent autant de centres commerciaux que Kuala Lumpur. La plupart sont regroupés autour de Bukit Bintang. J’y étais pendant le Nouvel An chinois et les décorations étaient particulièrement originales.
Mes préférés sont :
- GMBB, un centre commercial atypique consacré aux artistes, galeries et ateliers créatifs.
- LaLaport Bukit Bintang City Centre, dont le rooftop offre une belle vue sur la ville.
- The Exchange TRX, immense centre commercial situé au pied de la Merdeka 118.
- Pavilion Kuala Lumpur, très central et regroupant de nombreuses enseignes internationales.
À quelques minutes se trouve également le célèbre marché de nuit de Jalan Alor, où les stands de nourriture s’enchaînent tout au long de la rue. C’est l’occasion de goûter toutes sortes de fruits que je ne connais pas. Juste à côté, Changkat Bukit Bintang rassemble plusieurs bars fréquentés par les touristes, sans m’avoir particulièrement convaincu.



Thean Hou Temple
Le Thean Hou Temple est un joli temple chinois, particulièrement beau à la tombée de la nuit lorsqu’il est illuminé. En revanche, il est assez excentré et je ne le recommande pas forcément si votre hébergement se situe loin.


Logement
Il est assez facile de trouver des logements offrant un excellent rapport qualité-prix. J’ai séjourné au Riveria City, un ensemble de résidences modernes (certaines encore en construction) disposant d’une piscine à débordement avec vue sur la skyline et d’une salle de sport. Les appartements sont généralement loués par des particuliers, même si cela semble interdit dans certaines résidences. En revanche, lisez bien les commentaires avant de réserver, car la qualité des logements peut varier fortement.
Les ascenseurs semblent parfois être sous-dimensionnés pour le nombre d’appartements. Lors de l’heure de mon check-out, j’ai attendu près de 40 minutes avant de pouvoir descendre.
Si vous voyagez plusieurs mois, Kuala Lumpur est également une excellente ville où faire une pause. Les appartements dans ces résidences avec piscine et salle de sport sont étonnamment abordables.

MALACCA – 1 à 2 jours
Dernière étape de cet itinéraire en Malaisie sans voiture avant de rejoindre Singapour, Malacca séduit par son riche passé colonial et son centre historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une journée suffit pour découvrir les principaux sites, même si les nombreux musées peuvent facilement occuper davantage de temps.
Centre historique
Les incontournables se concentrent autour du Dutch Square, de la colline Saint-Paul avec les ruines de son église, et de la Porta de Santiago, vestige de la forteresse portugaise. Ces sites se visitent rapidement.
La ville compte ensuite de très nombreux musées. Comme beaucoup retracent en partie l’histoire de la Malaisie, les informations deviennent parfois répétitives. J’ai particulièrement apprécié :
- Le Proclamation of Independence Memorial (gratuit), qui retrace l’histoire du pays jusqu’à son indépendance.
- Le Cheng Ho’s Cultural Museum, consacré au célèbre explorateur et navigateur chinois Zheng He qui explique notamment l’origine des liens importants entre la Chine et la Malaisie.
- Le Malaysia Architecture Museum, petit musée installé dans une maison traditionnelle présentant les différents styles architecturaux du pays. Un musée assez spécialisé, mais qui mérite une visite si le sujet vous intéresse.
Le Melaka Sultanate Palace Museum, installé dans une reconstitution du palais des années 1980 à l’emplacement de l’ancien palais, vaut surtout le détour pour son architecture extérieure. Les expositions m’ont personnellement laissé sur ma faim.
Le Museum of History and Ethnography ne m’a pas davantage convaincu, probablement parce qu’il s’agissait déjà du cinquième musée consacré à l’histoire de la Malaisie que je visitais.



Jonker Street
Autour de Jonker Street, où se tient le marché de nuit le plus populaire de la ville, il fait bon flâner sans véritable itinéraire. Les shophouses, les temples, les mosquées et les nombreuses œuvres de street art donnent beaucoup de charme à ce quartier. J’y étais pendant le Nouvel An chinois, et c’était clairement le meilleur endroit pour observer les festivités.



Villa Sentosa
Je recommande vivement de ne pas manquer la Villa Sentosa, accessible en longeant la rivière à pied. Cette ancienne maison traditionnelle, toujours habitée par une famille locale et située en dehors de la zone protégée par l’UNESCO, constitue l’un des derniers témoignages de la vie traditionnelle au cœur d’un quartier désormais entouré d’immeubles modernes. Les habitants prennent volontiers le temps de répondre aux questions des visiteurs. L’entrée est gratuite, avec des dons appréciés à la sortie.



Mosquée du détroit de Malacca
Au coucher du soleil, la Mosquée du détroit de Malacca est particulièrement belle lorsqu’elle s’illumine. Bien qu’il soit possible de s’y rendre à pied, le trajet est assez long et peu intéressant. Je recommande plutôt de prendre un Grab.

SINGAPOUR – 3 à 4 jours
Depuis Melaka, je quitte la Malaisie et poursuis mon itinéraire vers Singapour, toujours sans voiture. Celui-ci fait l’objet d’un article séparé disponible ici : Singapour en 4 jours : multiculturalité 2.0.



Conseils pratiques
Budget
Sur cet itinéraire sans voiture en Malaisie, j’ai dépensé environ 350 RM par jour (environ 50 € / 55 USD) en alternant dortoirs, chambres privées et appartement à Kuala Lumpur, en mangeant principalement dans des restaurants simples et en participant à quelques activités organisées. L’un des grands avantages de cet itinéraire sans voiture est que la plupart des transports publics en Malaisie sont très abordables.
Durée
Comptez au minimum 10 jours. Toutefois, pour réaliser cet itinéraire sans voiture, certains trajets prennent du temps et deux semaines permettent de découvrir la Malaisie plus sereinement. Avec trois semaines, il est même possible d’y ajouter Singapour.
Frontières et formalités
Koh Lipe → Langkawi
La traversée s’effectue en speed boat. À Koh Lipe, il faut arriver environ deux heures avant le départ (demandez confirmation lors de la réservation) afin d’effectuer les formalités d’immigration thaïlandaises avant l’embarquement, généralement au poste situé près de Pattaya Beach. Lors de mon voyage, j’ai dû remettre mon passeport, qui m’a été rendu à bord. À l’arrivée à Langkawi, les formalités d’immigration malaisiennes s’effectuent, selon la compagnie, à Kuah Jetty ou à Telaga Harbour.
Malaisie → Singapour
Pour rejoindre Singapour depuis Malacca, ou plus généralement depuis la Malaisie, le plus simple est de prendre un bus jusqu’à Johor Bahru, puis de traverser la frontière à pied en empruntant le pont.
Arrival Card gratuite
Pour de nombreuses nationalités, une Malaysia Digital Arrival Card (MDAC) gratuite doit être complétée dans les trois jours précédant l’arrivée en Malaisie. Les conditions pouvant évoluer, vérifiez toujours les formalités sur le site du ministère des Affaires étrangères de votre pays.
Attention : de nombreux sites frauduleux ou intermédiaires apparaissent en tête des résultats de recherche et, après avoir rempli vos détails, vous demandent de payer. Vérifiez toujours que vous êtes bien sur le site officiel de l’immigration malaisienne, dont l’adresse se termine par .gov.my, et ne payez jamais pour cette démarche.
Saison recommandée
Pour cet itinéraire, la meilleure période s’étend de décembre à mars, lorsque la côte ouest est généralement la plus sèche.
Transports
Les transports publics de Malaisie sont globalement ponctuels, économiques et permettent de rejoindre facilement la plupart des étapes proposées dans cet itinéraire, sans voiture.
Grab
Grab, l’équivalent d’Uber, fonctionne extrêmement bien dans les villes et reste très bon marché par rapport aux standards européens. Les prix varient selon la demande ; attendre quelques minutes peut parfois diviser le tarif par deux.
Trains
L’application officielle KTMB répertorie tous les trains et est plus simple à utiliser que le site internet. Les Komuter (notamment entre Alor Setar et Butterworth) fonctionnent comme des métros et un billet est valable toute la journée. Pour consulter les horaires, il faut d’abord sélectionner le type de train (Intercity, Komuter ou Shuttle Tebrau), puis cliquer sur My Railtime.
Ferries
Pour Langkawi, je recommande de réserver au port ou sur cuticutilangkawi, qui me semblait proposer les prix corrects.
Pour la liaison Koh Lipe ↔ Langkawi, Trip.com proposait les meilleurs tarifs lors de mon voyage.
(1)Les traces GPX mentionnées dans cet article sont fournies uniquement à titre de référence. Elles ne doivent en aucun cas être suivies comme un guide officiel ou un itinéraire sécurisé. Les conditions en montagne évoluent constamment et peuvent rendre un tracé inadapté ou dangereux.


Laisser un commentaire