Cet itinéraire au Bangladesh propose une immersion progressive de 11 jours dans un pays profondément dépaysant, où l’eau structure autant les paysages que les déplacements. Entre bus locaux, rickshaws, ferries de nuit (launch) et croisières fluviales, l’itinéraire relie les mangroves des Sundarbans, les plantations de thé de Srimangal, les zones humides de Sylhet, avant de revenir à Dhaka, l’une des mégapoles les plus denses au monde.

















Le pays souffre encore d’un manque d’infrastructures touristiques et la saleté peut parfois choquer, mais ces désagréments sont largement compensés par une hospitalité exceptionnelle et des rencontres d’une grande spontanéité. Le tourisme international restant discret, il est fréquent d’être parmi les seuls voyageurs étrangers, ce qui favorise naturellement les échanges, l’entraide et les discussions improvisées. Durant cet itinéraire au Bangladesh de 11 jours, je n’ai croisé qu’une poignée de touristes occidentaux.
Aperçu
- JOUR 1 – Arrivée à Dhaka et route vers Khulna
- JOUR 2 – Bagerhat et Mongla
- JOUR 3 à 5 – Sundarbans
- JOUR 6 à 8 – Srimangal
- JOUR 9 à 10 – Sylhet
- JOUR 11 – Dhaka
- Aéroport international
- Argent
- Budget
- Durée
- Éléments à emporter
- Nourriture végétarienne
- SIM locale et réseau
- Sundarbans – organisation préalable
- Transports
- Saison recommandée
Itinéraire jour par jour
JOUR 1 – Arrivée à Dhaka et route vers Khulna
J’atterris à 15h30 à Dhaka, visa déjà approuvé et imprimé. Je passe d’abord au comptoir pour le paiement, possible par carte moyennant une petite commission. À peine trois minutes d’attente, je pense m’en sortir rapidement. Mais on m’indique ensuite une seconde file pour finaliser le visa. Malgré les démarches anticipées, il faut se présenter avec une réservation d’hôtel et un vol de sortie du territoire, idéalement imprimés. L’attente dure près d’une heure.
Une fois les formalités terminées, mon itinéraire au Bangladesh peut commencer ! Je récupère mon sac et retrouve à la sortie l’homme de l’agence avec laquelle j’ai organisé mes premiers jours jusqu’aux Sundarbans. Direction le port en rickshaw pour une première immersion intense dans Dhaka : klaxons permanents, freinages brusques et même un léger accrochage avec un autre rickshaw, visiblement banal ici.
Arrivé au port, mauvaise surprise : le bateau est annulé à cause de la brume, suite à un accident récent. Il faut donc rejoindre Khulna en bus. Nous embarquons vers 18h30 et arrivons tard dans la soirée. L’hôtel trouvé sur place laisse clairement à désirer : propreté douteuse et chambre envahie de cafards. Un coup de spray expéditif plus tard, trop fatigué pour chercher ailleurs, j’accepte la situation. Au moins, le lit semble épargné.
JOUR 2 – Bagerhat et Mongla
Après une nuit finalement correcte, je pars pour Bagerhat, ancienne cité musulmane fondée au XVe siècle. Je visite la célèbre Mosquée aux soixante dômes, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO (500 takas). Elle en compte en réalité 77, mais soixante colonnes, probablement à la suite d’une erreur de traduction entre l’arabe et le bangla. Dans l’enceinte payante, un plan d’eau est bordé de magnifiques fleurs de lotus.
Je rencontre ensuite deux adolescents, dont l’un parle parfaitement anglais. Sans aucune arrière‑pensée, ils m’accompagnent pour la suite de la visite, me présentent à une partie de leur famille, et m’accompagnent aux mosquées plus discrètes, comme Bibi Begani et Chunakhola, avant de rejoindre le mausolée de Khan Jahan Ali.





Ils m’aident ensuite à trouver le bon bus pour rejoindre Mongla. Après un changement à Katakhali, j’arrive dans ce petit port animé où je retrouve un autre employé de l’agence. Je dépose mon sac sur le bateau et pars me balader dans Mongla, agréable et vivante. L’église Saint‑Paul étant fermée, je retourne au bateau où je rencontre trois autres voyageurs. L’aventure peut commencer.
JOUR 3 à 5 – Sundarbans et ses mangroves emblématiques
Préparer la croisière dans la mangrove
Je pars pour trois jours de croisière fluviale dans les Sundarbans, la plus grande mangrove du monde. C’est sans doute la meilleure manière de découvrir cette région encore très sauvage, et sans conteste le temps fort de cet itinéraire au Bangladesh. Le bateau n’a rien de luxueux, il semble même y avoir une souris à bord, mais l’expérience est exceptionnelle. L’organisation est complexe : peu d’agences, des prix élevés et une forte demande. Malgré des démarches seulement deux semaines à l’avance, je parviens à intégrer un groupe existant grâce à un guide local. J’y reviens dans les conseils pratiques.















Navigation et observation de la faune
La vie à bord s’organise rapidement autour d’une navigation lente et de longues soirées sur le pont. C’est aussi ici, au fil des nuits passées à dériver dans les mangroves, que j’ai découvert le jeu de cartes Hearts, dont j’ai également détaillé les règles dans un article dédié.
Nous naviguons lentement entre rivières et mangroves jusqu’au Golfe du Bengale, observant cerfs axis, sangliers, varans, crocodiles, dauphins, loutres et une multitude d’oiseaux, dont aigrettes et martins‑pêcheurs.
Nous scrutons les berges en espérant apercevoir un tigre du Bengale, sans succès. Même notre guide, qui travaille dans la région depuis vingt ans, n’en a vu que quatre. Il n’en resterait que 126 dans toute la mangrove.



Villages visités et rencontres marquantes
Le dernier jour inclut la visite de Jaymanirgol, un village de pêcheurs, où nous apercevons d’énormes chauves‑souris, et, de manière optionnelle, celle d’un village de prostituées. Après que le guide nous a assuré que ces femmes étaient là par choix, nous décidons d’y aller. Certaines se cachent pour éviter les photos et l’une d’elles nous confie que sa famille ignore son activité. Malgré la présence d’associations assurant leur sécurité et leur liberté, un certain malaise subsiste.






Retour vers Dhaka
Retour à Mongla, d’où je rejoins Khulna puis fais le détour vers Barisal en bus afin de pouvoir quand même prendre le launch de nuit vers Dhaka. Les bus ayant pris plus de temps que prévu (sans surprise), j’atteins Barisal peu avant le départ du dernier bateau. Je traverse en rickshaw électrique une ville très animée, dont les enseignes lumineuses lui donnent un certain charme, paie rapidement les 10 takas pour accéder au quai et embarque de justesse alors que le bateau largue les amarres. Le trajet est une expérience en soi, ponctuel et étonnamment agréable, part à 21h10 et arrive à 7h30. Pour 1000 takas, je dispose d’une cabine privée où je passe une excellente nuit.




JOUR 6 à 8 – Srimangal
Arrivée à Srimangal et première rencontre
Je prends le bus tôt le matin pour Srimangal et arrive en milieu d’après‑midi. À l’hôtel, je fais la connaissance de Tanvir, un étudiant qui m’aborde spontanément et me propose de me faire découvrir la région.
Village manipuri de Ramnagar et plantations de thé
Nous commençons par le village manipuri de Ramnagar, où les femmes tissent de magnifiques textiles colorés. Nous goûtons ensuite le célèbre thé aux sept couches. Visuellement impressionnant, il est toutefois extrêmement sucré, ce qui empêche de distinguer clairement chaque saveur. Nous longeons plusieurs plantations de thé avant de rentrer.



Lever de soleil à Baikka Beel Lake
Le lendemain, départ à l’aube pour le Baikka Beel Lake. La campagne est superbe, entre bassins de pisciculture et rizières. Le niveau d’eau est bas et le site peu animé, mais l’ambiance du lever du soleil reste agréable.






Balade autour du Finlay Tea Estate
Je poursuis seul vers le Finlay Tea Estate, que je contourne à pied par de jolies ruelles pavées et le long de la voie ferrée. Si vous avez peu de temps, c’est le point le plus facile pour observer les plantations de thé.

Randonnée dans le Lawachara National Park
L’après‑midi, je me rends au Lawachara National Park, petite réserve naturelle connue pour abriter la plus grande population de gibbons hoolocks du pays. L’entrée est chère pour les étrangers (1150 takas) et le site peu entretenu près de l’entrée, mais la forêt devient plus sauvage à mesure que l’on s’enfonce et les déchets se font plus rares. Sans guide ni trace GPX, l’orientation peut être délicate dû au manque d’indications (en tout cas sur le tour de 3h). J’y aperçois un chacal timide et quelques singes.
Excursion vers les Hum Hum Falls et le Madhabpur Lake
Le troisième jour, Tanvir m’aide à organiser un CNG, un rickshaw motorisé fonctionnant au gaz naturel comprimé, pour rejoindre les Hum Hum Falls et le Madhabpur Lake (1800 takas).
Dans la matinée, je découvre les Hum Hum Falls où l’entrée du parc des cascades coûte 30 takas et je choisis de suivre un guide pour 400 takas. Bien que le chemin soit globalement clair, le dernier tronçon dans la rivière l’est un peu moins et le guide s’avère utile pour éviter de trop se mouiller les pieds. Il me taille même un bambou pour faire office de bâton de marche. La cascade coule timidement hors mousson, mais le cadre reste magnifique. La trace GPX(1) est disponible ici.





Ensuite, l’après‑midi, j’enchaine avec le Madhabpur Lake, entouré de collines et de plantations de thé baignées par la lumière douce de fin de journée. En m’éloignant progressivement de l’entrée, les visiteurs et les déchets disparaissent et je me retrouve complètement seul. Au nord du lac, des filets de pêche sont disposés et offrent de belles opportunités photo. Sans hésiter, c’est mon endroit préféré de la région et, probablement, de la partie nord de cet itinéraire au Bangladesh.


Route vers Sylhet
Je rejoins ensuite un tom tom, nom donné aux rickshaws autour de Sylhet, pour retourner en ville, récupérer mes affaires et poursuivre ma route vers Sylhet, que j’atteins en fin de journée. Depuis la gare, je traverse la ville à pied en passant par le Keane Bridge, le plus long pont piéton du Bangladesh, où un flot continu de personnes et motos défile. Je traverse ensuite le centre très dense avant de rejoindre mon hôtel.
JOUR 9 à 10 – Sylhet
Depuis Sylhet, j’organise une excursion en CNG vers Ratargul et Sada Pathor pour 1800 takas.
Ratargul, forêt inondée
Je découvre en premier Ratargul, dont l’entrée, les taxes du bateau et la location (2500 takas pour un voyageur seul) représentent un coût élevé par rapport au reste du pays, tout comme les points les plus touristiques de cet itinéraire au Bangladesh. La balade est jolie, mais le niveau d’eau bas confirme que la saison n’est pas idéale. C’est surtout l’occasion d’échanger avec des locaux car le lieu est populaire.



Sada Pathor, frontière indienne
Nous poursuivons vers Sada Pathor, une plage de galets blancs située à la frontière indienne, qui me coûte encore 1500 takas (bien que je soupçonne d’avoir payé le prix fort). Le site souffre de pollution et d’un tourisme de masse local, mais l’expérience reste intéressante. Le chauffeur, ravi de m’accompagner, improvise même une séance photo. Je n’ai jamais autant posé pour l’objectif.
Si je disposais de moins de temps dans le pays, ce serait l’étape de cet itinéraire au Bangladesh que je supprimerais.




Retour à Sylhet et mausolée Shah Jalal
De retour à Sylhet, je découvre la ville de nuit et tombe par hasard sur le beau mausolée Shah Jalal Dargah, dont l’atmosphère paisible contraste fortement avec l’agitation environnante.



Marchés locaux et départ
Le lendemain, je m’éloigne des axes principaux pour explorer plusieurs marchés proches de la tour de l’horloge, notamment le marché du riz, le marché aux bestiaux et Bandor Bazar, réputé pour son poisson et ses volailles. Je reprends ensuite le bus pour Dhaka en début d’après‑midi.






JOUR 11 – Dhaka
J’organise à l’avance ma découverte de cette mégapole afin d’optimiser des déplacements particulièrement énergivores.
Kawran Bazar, immersion totale
Dès le matin, je prends un rickshaw pour rejoindre Kawran Bazar, l’un des marchés les plus impressionnants que j’aie visités, et un incontournable de cet itinéraire au Bangladesh. Le lieu est immense et semble ne jamais s’arrêter. On y vend absolument tout, des épices dont la torréfaction des piments, faite sur place, prend immédiatement au nez, aux vendeurs de pare‑chocs, plus que nécessaires au vu de la conduite locale, en passant par le marché au poisson où les écailles volent dans tous les sens, les barils en plastique et le traditionnel marché aux fruits et légumes. Les odeurs de citron vert finissent par apaiser quelque peu la chaleur étouffante du piment. Il serait facile d’y passer plusieurs heures sans en faire le tour.





Suhrawardi Park et mémoires nationales
Je poursuis ma route par l’un des axes principaux, où plusieurs peintures illustrent les récentes manifestations. J’atteins le Suhrawardi Park, lieu hautement symbolique où se rassembla près d’un million de personnes le 26 mars 1971, événement majeur ayant conduit à l’indépendance du Bangladesh. Malheureusement, le parc est aujourd’hui dans un état assez piteux, tout comme le mausolée des trois dirigeants situé au sud.





Campus de l’université de Dhaka
Je traverse ensuite une partie du campus de l’université de Dhaka, relativement préservé du bruit incessant des klaxons. Cette partie est organisée autour d’un bassin d’eau avec de beaux bâtiments en briques rouges, l’endroit offre une parenthèse bienvenue. Le répit est cependant de courte durée, car je replonge rapidement dans le dédale de Old Dhaka.



Old Dhaka : fort, église et palais
Je découvre le fort inachevé de Lalbagh (400 takas), véritable oasis de calme au cœur de la ville. Les jardins, bien entretenus, valent le détour. Je retourne ensuite dans Old Dhaka pour visiter l’église arménienne (gratuit), puis le palais historique Ahsan Manzil (500 takas), ancienne résidence des nawabs. Malgré des pièces parfois poussiéreuses, la visite reste intéressante.





Sadar Ghat et chantier naval
En fin de journée, je rejoins Sadar Ghat, où je prends un bateau au coucher du soleil pour traverser la rivière Buriganga(30-50 takas). De l’autre côté, je découvre le chantier naval où de gros bateaux sont réparés en cale sèche, un lieu très vivant, propice aux échanges, notamment avec de nombreux enfants. Depuis Sadar Ghat, il est également possible d’organiser des balades en bateau.




Shakhari Bazar et ateliers de rickshaws
Je reviens ensuite sur la rive nord pour explorer Shakhari Bazar, cœur hindou de la ville, où une cérémonie se déroule directement dans la rue. Je pars enfin à la recherche du quartier des ateliers de rickshaws, connus pour leurs peintures colorées visibles partout dans le pays. Après plusieurs tentatives infructueuses, je finis par rentrer à l’hôtel. Une immersion intense pour conclure ce voyage, et refermer en beauté cet itinéraire au Bangladesh.


Conseils pratiques
Aeroport international
L’aéroport de Dhaka est particulièrement désorganisé. Il est vivement conseillé d’arriver au moins trois heures à l’avance.
Pour parcourir les derniers 500 mètres en CNG, il m’a fallu plus de 30 minutes, puis un premier contrôle est requis pour entrer dans le terminal, avec des files souvent longues.
Sur place, certaines personnes proposent un « fast track » contre paiement. Mieux vaut éviter : ces services informels profitent clairement du stress des voyageurs et les montants demandés sont élevés. La solution la plus simple consiste à se diriger vers l’entrée de droite, qui semble réservée aux passagers en business class et aux étrangers, qui est bien plus rapide.
A l’intérieur, même lorsque la file d’enregistrement semble courte, l’attente peut dépasser une heure. Dans mon cas, ce n’est qu’à moins d’une heure du décollage qu’un employé a appelé les passagers de mon vol en urgence. Les contrôles de sécurité ensuite étaient en revanche assez rapides.
Argent
La monnaie locale est le taka bangladais. Les paiements se font presque exclusivement en espèces. Les distributeurs sont présents dans les grandes villes mais parfois capricieux. L’absence de commission permet toutefois de retirer de l’argent progressivement tout au long de votre itinéraire au Bangladesh. Gardez toujours du cash au cas où un distributeur ne fonctionnerait pas et privilégiez les petites coupures.
Budget pour un itinéraire au Bangladesh
Le Bangladesh est très abordable pour l’hébergement, la nourriture et les transports. La principale exception concerne les Sundarbans, où les coûts sont élevés en raison des permis, des taxes et du faible nombre d’opérateurs. En moyenne, j’ai dépensé 45 euros par jour, avec environ 70 euros par jour pour les Sundarbans (qui était particulièrement bon marché) et 35 euros les autres jours.
À titre indicatif, un hôtel très basique coûte environ 500 takas, à Dhaka prévoyez 2 à 3 fois plus. Les bus longue distance « confortables » mais sans climatisation reviennent à environ 100 takas par heure. Un CNG pour la journée revient environ à 1800 takas mais dépend des distances parcourues. Un repas végétarien dans un restaurant local coûte environ 100 takas et une tasse de thé 5 takas.
Durée
Onze jours offrent un bon aperçu du pays, mais les temps de transport sont longs. En conséquence, mieux vaut éviter les itinéraires trop chargés.
Éléments à emporter
Pour cet itinéraire au Bangladesh, je recommande d’emporter les éléments spécifiques suivants :
- Sac à viande pour améliorer le confort dans les hébergements à la propreté parfois douteuse ;
- Anti‑moustique, même en saison sèche ;
- Bouchons d’oreille, le pays est bruyant et le calme est rare, même dans les bons hôtels ;
- Serviette car les hôtels basiques n’en fournissent souvent pas.
Nourriture végétarienne
Il est relativement facile de manger végétarien. Riz, lentilles (dal), légumes, oeufs (dim) et pains plats (parathas ou naan) sont omniprésents.
SIM locale et réseau
À la sortie de l’aéroport, Airtel et Grameenphone vendent des cartes SIM et eSIM. J’ai opté pour Grameenphone, réputé plus cher mais offrant la meilleure couverture.
Pour 800 takas, j’ai obtenu 35 Go de données et 300 minutes d’appels, valables un mois.
À l’exception des Sundarbans, où la connexion était plus limitée, le réseau était globalement bon dans tout le pays.
Sundarbans – organisation préalable
Pourquoi réserver à l’avance
C’est probablement la partie la plus compliquée à organiser du voyage, et celle pour laquelle il est clairement conseillé de s’y prendre à l’avance. J’ai contacté plusieurs agences environ trois semaines avant mon départ, ce qui est déjà un exploit pour moi, mais les rares réponses reçues étaient unanimes : ma demande arrivait trop tard. Les devis proposés étaient exorbitants, autour de 750 USD pour un programme comprenant une visite de Dhaka, une nuit en steamer jusqu’à Barishal, la visite de Bagerhat et deux nuits avec un jour et demi de navigation dans les Sundarbans.
Une alternative plus locale
Une agence, incapable de me proposer une alternative, m’a toutefois transmis le contact d’un opérateur plus local et moins luxueux, qu’elle ne recommandait pas vraiment. J’ai pris le risque de partir avec eux pour 250 USD, incluant trois nuits et deux jours et demi tout compris dans les Sundarbans avec cabine privée, ainsi que 15 USD supplémentaires pour une cabine privée non VIP sur le steamer jusqu’à Barisal. Le transfert de Barisal à Mongla et la visite de Bagerhat restaient à ma charge, ce qui représente au final moins de 10 USD.
Transferts et négociations
Le responsable de l’agence, basé à Khulna, est même venu me chercher directement à l’aéroport pour m’emmener au point de départ du steamer, demandant 15 USD supplémentaires pour le CNG jusqu’au port, clairement excessifs, mais que j’ai acceptés puisqu’il s’était déplacé jusque-là. Il a tenté de négocier encore un peu par la suite, sans succès.
Conditions à bord
Au final, je me suis retrouvé sur un bateau un peu spartiate mais correct, avec seulement trois autres touristes à bord et 10 membres d’équipage. Il semblerait que le tarif que j’ai eu est inférieur à la moyenne et qu’ils me l’ont proposé car je me joignais à un groupe existant en dernière minute. Si vous souhaitez le contact du guide, n’hésitez pas à me le demander.
Transports
- Bus longue distance : bon marché, fréquents, confort variable.
- Rickshaws : idéals pour les courtes distances, lents mais immersifs.
- CNG : petits taxis motorisés fonctionnant au gaz naturel comprimé. Très répandus, économiques et pratiques. À Dhaka, disponibles via Uber.
- Ferries de nuit (launch) : grands bateaux publics reliant les villes par voie fluviale, souvent de nuit. Cabines ou dortoirs, ponctuels et très utilisés par les locaux.
Saison recommandée
La meilleure période pour réaliser un itinéraire au Bangladesh se situe d’octobre à mars (saison sèche). Cependant pour la région de Sylhet, il semblerait que mars à novembre soit plus propice pour que les rizières soient vertes et le niveau d’eau plus élevé à Ratargul.
(1)Les traces GPX mentionnées dans cet article sont fournies à titre indicatif uniquement. Elles ne doivent pas être suivies comme des itinéraires officiels ou sûrs. Les conditions en montagne évoluent constamment et peuvent rendre une trace inadaptée ou dangereuse.


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