2 semaines en Corée du Sud
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Après avoir passé un mois et demi en Corée du Sud, je partage ici mes impressions sur les différents endroits visités. Cette expérience m’a permis de comparer de nombreuses destinations et de réfléchir à ce que pourrait être l’itinéraire « idéal » de 2 semaines en Corée du Sud.

Au fil du voyage, j’ai trouvé que certaines visites avaient tendance à se répéter. Plusieurs paysages naturels sont similaires, les vestiges historiques sont reconstruits selon des styles proches et plusieurs musées racontent des épisodes historiques comparables. J’ai donc essayé de tirer de mon expérience une sélection de destinations qui me semblent à la fois intéressantes et complémentaires, afin d’offrir en 2 semaines un aperçu aussi varié que possible de ce que la Corée du Sud a à offrir.

Dans la première partie de l’article, je présente mes conseils pour les différentes villes et régions visitées. Dans la seconde partie, je propose un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud, construit à partir de cette expérience, pour combiner les destinations qui m’ont semblé les plus intéressantes.

L’article ne couvre toutefois pas Jeolla ni Jeju-do que je n’ai pas visités.

Aperçu

Séoul

Durée recommandée : 4-7 jours

La capitale mérite à elle seule de s’arrêter en Corée du Sud et constitue une étape incontournable dans un itinéraire de 2 semaines. En effet, la ville offre un condensé assez exceptionnel du pays, en réunissant une métropole moderne, un patrimoine historique riche, des musées de pointe et de nombreux espaces naturels. Pour découvrir plus en détail les quartiers, les visites et les randonnées que je recommande, retrouvez mon article consacré à Séoul : 5 jours à Séoul : randonnée, architecture et culture.

Ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud : Séoul est, selon moi, un incontournable que je garderais pour la fin du voyage. Cela permet d’adapter ses visites en fonction des endroits pour lesquels on aurait encore un goût de trop peu. La capitale de la Corée du Sud est aussi un véritable temple de la consommation, idéal pour faire ses achats en fin de séjour sans avoir à les transporter pendant 2 semaines.

Ouest : Chungcheongnam-do

Buyeo

Durée recommandée : 1-2 journées

Buyeo fut la dernière capitale du royaume de Baekje, l’un des Trois Royaumes de Corée avec Silla et Goguryeo. Sans surprise, Buyeo possède de nombreux vestiges de cette période.

Voici les principaux sites à découvrir :

  • Le Buyeo National Museum, gratuit, constitue une bonne introduction à l’histoire de la ville. Il permet de replacer les différents vestiges dans leur contexte.
  • À l’est de la ville se trouvent les tombes royales de Neungsan-ri et les vestiges de la forteresse de Busosanseong. Il est possible de rejoindre ces sites à pied en empruntant des sentiers forestiers visibles sur Maps.me depuis le musée.
  • Le Seodong Park est particulièrement agréable en été. En juillet, j’y ai vu des milliers de nénuphars en fleurs qui recouvrent une partie des bassins.
  • Le Nakhwaam Rock offre un cadre agréable pour terminer la journée et profiter du coucher du soleil. Le site était officiellement fermé lors de ma visite, mais je n’ai pas rencontré de difficulté particulière pour y accéder.
  • Le Baekje Cultural Land est un vaste complexe consacré à l’ancienne capitale. Il rassemble notamment des reconstitutions de plusieurs édifices de Baekje ainsi qu’un musée, ce qui permet de mieux visualiser à quoi pouvait ressembler la ville à l’époque.

Ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud : Buyeo constitue une bonne étape proche de Séoul, à l’écart des foules et particulièrement intéressante pour les voyageurs qui souhaitent approfondir l’histoire de la Corée. Cependant, si votre temps est limité, je ne la mettrais pas en priorité. Pour une Corée du Sud en 2 semaines, je privilégierais personnellement Séoul et Gyeongju, ancienne capitale de Silla, qui offre selon moi une expérience historique plus riche et plus complète.

Gongju

Durée recommandée : 1 journée

Proche de Buyeo se situe Gongju, qui fut également l’une des capitales de Baekje avant que le royaume ne déplace sa capitale à Buyeo. Les deux villes se complètent assez bien pour découvrir les racines de cet empire.

Voici les sites principaux à visiter :

  • Le Gongju National Museum, situé à côté du complexe de tombes, présente notamment les objets retrouvés dans la tombe du roi Muryeong et de son épouse.
  • Le complexe funéraire de Songsan-ri, adjacent au musée, permet ensuite de découvrir les tumulus. Le petit musée du site présente la reconstruction de l’intérieur de plusieurs des tombes.
  • La Gongsanseong Fortress complète la journée avec une promenade sur les anciennes fortifications et de belles vues sur les environs.

J’ai logé à l’Hotel Fashion, proche de la gare. Il s’agit d’un motel de jeux vidéo (mon premier) économique, mais les chambres étaient propres et confortables.

Ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud : comme pour Buyeo, je privilégierais personnellement les visites de Séoul et Gyeongju.

Est : Gyeongsangbuk-do & côte de Gangwon-do

Gyeongju

Durée recommandée : 2-3 jours

Il y a de quoi passer plusieurs jours à Gyeongju, véritable musée à ciel ouvert et ancienne capitale du royaume de Silla. La ville et ses environs concentrent une remarquable quantité de tombes, temples, palais, sculptures et vestiges datant notamment de l’apogée de Silla entre les VIIe et Xe siècles. Les zones historiques de Gyeongju sont d’ailleurs classées au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000.

J’y suis resté trois jours, ce qui m’a permis de répartir les visites entre les vestiges du centre-ville, le mont Namsan, le Yangdong Folk Village, ainsi que Bulguksa et Seokguram.

Vestiges du centre-ville (1 journée)

Une journée permet de découvrir à pied une grande partie des vestiges situés autour du centre de Gyeongju. Je suggère de suivre un parcours passant par les principaux sites suivants :

  • Noseori, Nodongni et Daereungwon : plusieurs ensembles de tumulus sont dispersés dans la ville et témoignent des anciennes tombes royales et aristocratiques de Silla. Le complexe de Daereungwon abrite notamment Cheonmachong, dont l’intérieur est accessible au public. Personnellement, je n’ai pas trouvé l’intérieur particulièrement marquant.
  • Cheomseongdae : cet observatoire astronomique en pierre, construit sous Silla au VIIe siècle, est l’un des symboles de Gyeongju et témoigne de l’importance accordée à l’observation du ciel dans la société de l’époque. En été, des animations lumineuses sont projetées sur le monument le soir.
  • Woljeonggyo : si vous avez le temps, faites un crochet par ce pont couvert en bois. Reconstruit à partir des vestiges du pont historique, il est particulièrement photogénique au coucher du soleil.
  • Wolseong : depuis le pont, vous pouvez traverser les vestiges de cette ancienne forteresse qui abritait le palais royal de Silla. Il ne reste aujourd’hui que peu de structures visibles, mais le rempart est bien aménagé et permet de rejoindre facilement la suite du parcours.
  • Gyeongju National Museum : en traversant Wolseong, vous arrivez au musée national de Gyeongju. L’entrée est gratuite et c’est l’un des musées historiques les plus intéressants que j’ai visités en Corée du Sud. Les collections permettent notamment de mieux comprendre la civilisation de Silla et son patrimoine artistique. Prévoyez facilement deux heures pour la visite.
  • Donggung Palace and Wolji Pond : si les horaires s’alignent bien, terminez la journée ici. L’ancien palais royal et son étang restent ouverts relativement tard et sont particulièrement bien éclairés la nuit. Le cadre est très agréable, mais vous ne serez évidemment pas seul à cette heure-là.

Mont Namsan (une demi-journée)

Le mont Namsan, situé au sud de Gyeongju regorge de vestiges bouddhiques dispersés sur ses pentes. Cette montagne était considérée comme sacrée à l’époque de Silla et concentre une exceptionnelle quantité de statues de Bouddha, pagodes, temples et autres vestiges datant principalement des VIIe au Xe siècles.

Namsan fait aujourd’hui partie des zones historiques de Gyeongju classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le site est particulièrement intéressant pour comprendre l’importance du bouddhisme dans le royaume de Silla et la manière dont les paysages naturels étaient intégrés à la pratique religieuse.

Le sommet en lui-même présente toutefois peu d’intérêt, car les vues y sont assez peu dégagées. Malgré la concentration impressionnante de vestiges annoncée sur Namsan, je n’en ai finalement vu que très peu, probablement par manque de préparation.

Il me semble donc plus judicieux de repérer à l’avance les statues, pagodes et ruines que vous souhaitez découvrir. Certains vestiges sont accessibles depuis différents sentiers et ne nécessitent pas forcément de gravir toute la montagne.

Bulguksa et Seokguram (une demi-journée)

Bulguksa et Seokguram forment l’un des ensembles les plus célèbres de la région. Tous deux datent de l’époque de Silla et sont inscrits ensemble au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1995.

Bulguksa est un vaste complexe bouddhique construit au VIIIe siècle, dont les bâtiments en bois reposent sur d’imposantes terrasses en pierre. Les deux pagodes situées devant le hall principal, Seokgatap et Dabotap, comptent parmi les éléments les plus remarquables du site.

Seokguram, situé plus haut sur les pentes du mont Tohamsan, est une grotte artificielle construite au VIIIe siècle. Elle abrite une imposante statue de Bouddha, entourée de divinités, de bodhisattvas et de disciples sculptés dans le granite.

Un joli chemin forestier permet de rejoindre Bulguksa et Seokguram à pied. Je recommande cette option, même si le parcours monte, car elle permet de profiter davantage de l’environnement naturel. Le trajet peut également se faire en bus.

J’avais peut-être des attentes un peu trop élevées, car ces deux sites figurent parmi les incontournables de la région, et j’ai finalement été légèrement déçu. Le grand complexe de Bulguksa ne m’a pas particulièrement marqué. Le Bouddha de Seokguram est en revanche très beau (et ne peut pas être pris en photo), mais si vous ne cherchez pas à randonner dans le secteur, je ne suis pas certain que la grotte justifie à elle seule le détour.

Yangdong Folk Village (une demi-journée)

Le Yangdong Folk Village constitue une bonne excursion depuis Gyeongju, notamment pour découvrir un village traditionnel dans un environnement rural. J’avais initialement envisagé le village d’Hahoe proche d’Andong, mais la ville elle-même ne semblait pas particulièrement intéressante à mes yeux, en dehors du village traditionnel situé à l’extérieur. Cela impliquait en plus un détour assez important.

J’ai découvert que Yangdong Folk Village était lui aussi classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, pour son témoignage de l’organisation sociale et de l’architecture traditionnelle de la période Joseon.

Même si peu de bâtiments se visitent, le village reste très agréable à parcourir. En arrivant assez tard, j’ai croisé très peu de touristes et bénéficié d’une belle lumière de fin de journée. Se promener entre les maisons traditionnelles au cœur de la campagne offre une expérience assez différente des autres sites visités autour de Gyeongju.

Ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud : je consacrerais deux jours à Gyeongju, qui permet de mieux comprendre l’époque des Trois Royaumes et l’héritage de Silla. Son musée et ses nombreux sites historiques permettent de découvrir cette période au fil des vestiges, des temples et des anciennes tombes.

Pohang

Durée recommandée : 1/2 journée

L’économie de Pohang repose largement sur la sidérurgie, mais la ville cherche également à développer son tourisme en installant plusieurs œuvres d’art entre le littoral et le Hwanho Park.

Le Hwanho Park Space Walk est particulièrement impressionnant et j’ai beaucoup apprécié le Pohang Museum of Steel Art. Cependant, si vous ne prévoyez pas de rejoindre Ulleungdo, je ne pense pas que Pohang mérite nécessairement le détour à elle seule.

J’ai logé à l’Appletree Hotel, que je recommande pour son bon rapport qualité-prix : l’établissement est propre, confortable et économique.

Ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud : je supprimerais Pohang si Ulleungdo ne fait pas partie du voyage. La ville constitue davantage une étape pratique qu’une destination incontournable.

Ulleungdo

Durée recommandée : 2-3 jours

Je partage ici mon expérience pour vous éviter les mésaventures que j’ai rencontrées. Il faut d’abord savoir que les liaisons vers Ulleungdo sont relativement limitées. Je suis donc arrivé à Pohang la veille afin de réserver mon bateau directement au terminal. J’ai donné mon passeport et mon adresse e-mail, puis on m’a demandé de revenir une heure avant le départ le lendemain pour payer.

Le lendemain, je suis arrivé bien à l’avance, mais la personne au guichet m’a regardé d’un air dépité. Le ferry était déjà parti. Apparemment, une modification de l’horaire avait été annoncée par e-mail. Je vérifie alors ma boîte de réception, sans rien trouver. En revanche, le message m’attendait dans les spams et indiquait que le départ avait été avancé.

Je demande alors si je peux prendre le bateau le lendemain, mais celui-ci est finalement annulé en raison du mauvais temps, ce qui semble relativement fréquent sur cette liaison. Résultat : j’ai perdu deux nuits d’hôtel réservées et cela a quelque peu chamboulé la suite de mon voyage.

Les horaires peuvent être consultés sur les sites de Daezer pour les départs depuis Pohang et de Seaspovill pour les départs depuis Mukho. Au moment de la rédaction de cet article, les ferries ne pouvaient pas être réservés en ligne avec une carte bancaire étrangère et la liaison vers Gangneung n’était pas en opération.

Ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud : Si vous ne disposez que de 2 semaines, je sauterais cette étape dont les transports sont assez incertains. En revanche, si vous disposez de suffisamment de marge, Ulleungdo semblait particulièrement belle et pourrait constituer une excellente excursion.

Gangneung

Durée recommandée : 1-2 jours

Gangneung constitue une agréable étape côtière, notamment pour ses plages et le secteur du lac Gyeongpo. Ojukheon permet également de découvrir un peu du patrimoine local.

Ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud : à moins que vous ne soyez absolument fan de plages, je ne considère pas la ville comme indispensable.

Seoraksan et Sokcho

Durée recommandée : 2 jours

Sokcho, une bonne base pour Seoraksan

Même si la ville de Sokcho ne m’a pas particulièrement charmé, elle constitue une bonne base pour découvrir le parc national de Seoraksan.

Si vous décidez d’y loger, le Sokcho Tourist & Fishery Market permet notamment de découvrir l’ambiance d’un marché local et de goûter aux spécialités de la région. L’Abai Village, ancien quartier installé sur une petite presqu’île, témoigne quant à lui de l’histoire des réfugiés nord-coréens arrivés dans la région pendant la guerre de Corée, même si je n’ai pas trouvé qu’il y avait grand-chose à voir et que les quartiers de réfugiés de Busan étaient nettement plus impressionnants.

Pour profiter du littoral, la Sokcho Beach et le Yeongnangho Lake offrent également des promenades agréables. Le Sokcho Lighthouse Observatory permet de prendre un peu de hauteur et de profiter de vues sur la ville, la côte et les montagnes de Seoraksan.

L’ensemble peut facilement occuper une demi-journée, mais je privilégierais de loin la découverte du parc.

Seoraksan

Daecheongbong et la vallée

Le parc de Seoraksan est sans aucun doute mon lieu de randonnée préféré en Corée du Sud. Je n’y avais prévu qu’une seule journée et j’ai donc essayé de regrouper dans une même randonnée les différents secteurs que je souhaitais découvrir.

Pour commencer par Daecheongbong, le point culminant du parc à 1 707 mètres, j’ai pris le bus interurbain jusqu’à Osaek, au sud du sommet. Les horaires étant assez irréguliers, mieux vaut acheter son billet la veille directement au terminal de bus afin de s’assurer une place. La montée jusqu’au sommet depuis ce côté est probablement la partie la moins intéressante de la randonnée, même si elle présente l’avantage de se faire principalement à l’ombre.

Depuis Daecheongbong, les vues s’ouvrent largement sur le parc, la ville de Sokcho et la mer. La descente vers l’est est beaucoup plus ouverte et offre de magnifiques panoramas sur les montagnes environnantes. Le sentier rejoint ensuite une superbe rivière bordée de plusieurs cascades, qui constitue selon moi l’une des plus belles parties de la randonnée.

Sinheungsa et les rochers

Le sentier finit par rejoindre Sinheungsa, un beau temple installé au cœur du parc, où l’on trouve notamment une source d’eau.

Depuis le temple de Sinheungsa, un aller-retour permet de rejoindre les Heundeulbawi et Ulsanbawi Rocks. Heundeulbawi est connu pour son temple intégré dans les impressionnantes formations granitiques du parc. Ulsanbawi est quant à lui un immense rocher de granite qui dépasse de la cime des arbres et offre des vues spectaculaires sur les montagnes environnantes.

La dernière partie de l’ascension vers Ulsanbawi est particulièrement raide, mais elle se fait principalement par des escaliers.

Towangseong Falls

Le dernier tronçon part également des alentours de Sinheungsa et mène vers une autre rivière et plusieurs cascades, avant d’escalader des centaines de marches jusqu’au point de vue sur les Towangseong Falls. Les cascades semblent impressionnantes, mais elles étaient complètement à sec lors de mon passage en été.

Si vous devez raccourcir la randonnée, c’est donc clairement cette partie que je supprimerais. Elle m’a semblé moins intéressante que les autres secteurs.

Randonnée regroupant les sites principaux de Seoraksan (+GPX)

29,88km – 2312m d’ascension et 2465m de descente – difficulté 7/10(2) – Lien GPX(1)

L’itinéraire que j’ai réalisé regroupe Daecheongbong, Heundeulbawi Rock, Ulsanbawi Rock et Towangseong Falls. Il peut facilement être divisé en trois randonnées distinctes au départ de Sinheungsa pour chacun des sites.

Cette organisation permet de choisir les secteurs qui vous intéressent le plus en fonction du temps disponible et de votre niveau de randonnée. Le parc compte d’ailleurs de nombreux itinéraires de difficultés et de durées différentes.

Le plan du parc peut être consulté ici : https://m.site.naver.com/281nl

Où loger ?

J’ai logé au The House Hostel à Sokcho, qui est probablement l’un de mes logements préférés en Corée du Sud. J’ai particulièrement apprécié l’accueil chaleureux du propriétaire ainsi que le cadre agréable de la maison.

Si vous venez toutefois uniquement pour randonner dans Seoraksan, cela peut valoir la peine de chercher un hébergement plus proche de Sinheungsa, afin de limiter les déplacements.

Le secteur d’Osaek-ri constitue une autre possibilité. Il est notamment connu pour ses sources thermales et ses établissements proposant des bains et des séjours de bien-être. C’est en revanche un emplacement qui m’a semblé moins pratique pour explorer l’ensemble du parc, à l’exception de Daecheongbong.

Ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud : si vous aimez la randonnée, Seoraksan est pour moi l’un des grands incontournables du pays et je passerais au moins 1 jour complet dans le parc. Si, en revanche, la randonnée n’est pas votre truc, je remplacerais cette étape par Gangneung pour profiter de la plage.

Centre : Gangwon-do intérieur & Chungcheongbuk-do

Chuncheon

Durée recommandée : 1 jour

Après avoir visité le centre de Chuncheon, longé les bords de la rivière depuis Bong-Uisan jusqu’au parc de sculptures, je n’ai pas vraiment eu de coup de cœur pour la ville.

Randonnée vers le mont Samaksan

5,74km – 601m d’ascension et 624m de descente – difficulté 6/10(2) – Lien GPX(1)

Le mont Samaksan constitue en revanche une petite randonnée intéressante. Le parcours est très raide et demande parfois de s’aider des mains, mais le sommet offre une belle vue sur la région. La descente devient ensuite plus forestière et permet de rejoindre les gorges et les Deungseon Falls, ainsi que Geumeonsa Temple.

L’entrée de la randonnée coûte seulement 2 000 won.

Les horaires de bus indiqués par Naver Maps ne correspondaient pas à la réalité lors de ma visite. Il m’a semblé toutefois assez facile de trouver une solution sur place.

En face du point de départ de la randonnée se trouve également l’arrivée du rail bike, une ancienne voie ferrée réaménagée pour être parcourue à vélo sur rail depuis le centre-ville. Cela avait l’air plutôt agréable, mais je n’ai pas eu le temps de l’essayer.

Ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud : comme indiqué, je n’ai pas eu de coup de cœur pour cette ville et je ne l’inclurais dans un parcours de 2 semaines.

Wonju et le Museum SAN

Durée recommandée : 1 jour

Si vous aimez l’architecture et l’art contemporains, ne manquez pas le Museum SAN ! Conçu par Tadao Ando, dans la même veine que ses musées de Naoshima au Japon, le musée forme un vaste complexe où l’on peut facilement passer une petite journée.

Prix du billet

L’entrée est assez chère, surtout en comparaison avec les autres musées que j’ai visités en Corée. Si vous faites toutefois le déplacement jusqu’au Museum SAN, je conseille de prendre le billet donnant accès à l’ensemble des espaces y compris la méditation, la salle James Turrell et le GROUND : Antony Gormley Hall. La réception vous aidera ensuite à réserver les créneaux pour les différentes expériences. Lors de mon passage, le billet complet coûtait 59 000 wons.

Le restaurant du musée est également assez cher et propose très peu d’options végétariennes. Avec le recul, j’aurais donc plutôt pris un pique-nique.

Accès au musée

Étant donné que le musée est un peu éloigné du centre, le plus simple est de prendre un taxi, mais une alternative intéressante consiste à utiliser le City Tour Bus de Wonju. Il n’y en a que quatre par jour, donc mieux vaut bien vérifier les horaires pour ne pas le rater. Le principal avantage est que le trajet coûte moins cher qu’un taxi et donne en plus droit à 20 % de réduction sur l’entrée du musée ! Si vous avez le temps, le bus permet de découvrir une série d’autres points d’intérêt touristique à Wonju.

Le bus de retour étant assez tardif, vous pouvez soit prendre votre temps au musée, soit revenir en taxi. Plusieurs espaces sont agréables pour s’asseoir, se poser et lire, ce qui permet facilement de patienter.

Ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud : le Museum SAN est une expérience assez unique que je recommande, en particulier si vous appréciez l’architecture contemporaine et l’art. Il n’est pas nécessaire de prévoir une nuit à Wonju pour le visiter. Il est possible de laisser son sac à la gare ou au musée.

Chungju

Durée recommandée : 1-2 jours

Si vous avez le temps, Chungju mérite un arrêt pour découvrir la nature environnante. La ville constitue notamment un bon point de départ pour explorer le Chungju Lake et le Woraksan National Park.

Jongdaengi Trail

5,83km – 278m d’ascension et 278m de descente – difficulté 2/10(2) – Lien GPX(1)

Le Chungju Lake, situé à proximité de la ville, propose plusieurs activités. J’ai choisi de le découvrir à pied en me promenant dans les environs de la Gyemyeongsan Recreational Forest. Un pavillon situé au sommet offre notamment une belle vue sur le lac.

Woraksan National Park

14,07km – 1194m d’ascension et 1136m de descente – difficulté 5/10(2) – Lien GPX(1)

Le Woraksan National Park offre une très belle randonnée, mais elle demande un peu de préparation et surtout une certaine flexibilité avec les transports en commun.

Pour ma part, j’ai trouvé un bus intercity qui m’a déposé à Tanjiri (탄지리), puis j’ai parcouru les derniers kilomètres à pied en suivant la route. Pour le retour, je me suis fié à Naver Maps pour vérifier les horaires des bus au départ de Deokju. J’ai finalement eu de la chance avec les correspondances, mais mieux vaut prévoir une marge et vérifier les horaires à l’avance.

La crête au sommet offre de belles vues sur le lac. La visibilité n’était malheureusement pas très bonne lors de ma randonnée, mais le paysage restait agréable.

Jungangtap Park

Plus proche du centre, le Jungangtap Park ne m’a en revanche pas semblé mériter le détour. Mis à part une petite pagode, je n’y ai rien trouvé de particulièrement exceptionnel.

Ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud : bien que j’aie beaucoup apprécié les randonnées autour de Chungju, et notamment celle du Woraksan, si votre temps est limité, je privilégierais le Seoraksan National Park, qui m’a semblé encore plus beau.

Cheongju

Durée recommandée : 1-2 jours

Si vous aimez les villes et que vous avez un peu de temps, Cheongju mérite un arrêt. La ville possède une atmosphère agréable et quelques musées intéressants, notamment autour de l’histoire de l’imprimerie et de l’art contemporain.

Cheongju Early Printing Museum

Probablement le musée le plus connu de la ville et l’un de ses incontournables, le Cheongju Early Printing Museumretrace l’histoire de l’imprimerie en Corée, plusieurs siècles avant la Bible de Gutenberg.

À l’entrée, le personnel vous conduira vers une petite salle où une vidéo en anglais retrace en quelques minutes l’histoire de l’imprimerie coréenne. C’est plutôt bienvenu, car la majorité des explications du musée sont uniquement en coréen.

Quelques panneaux permettent également de mieux comprendre l’importance du Tripitaka Koreana, conservé au temple Haeinsa près de Daegu.

National Museum of Modern and Contemporary Art & Culture Factory

Le National Museum of Modern and Contemporary Art Cheongju et la Culture Factory forment un complexe assez particulier, à mi-chemin entre centre commercial et espace culturel. Plusieurs expositions intéressantes y sont réparties dans trois bâtiments distincts, dont certaines sont gratuites.

Le complexe est assez vaste et pas toujours évident à parcourir. N’hésitez pas à demander votre chemin au point d’information du centre commercial.

Suamgol Village & Observatory

Non loin du centre, le Suamgol Village & Observatory est un ancien village de réfugiés aujourd’hui connu pour ses peintures murales et ses nombreux cafés.

L’endroit est agréable pour se promener, mais je ne le considérerais pas comme un incontournable. À mon avis, allez-y seulement si vous avez suffisamment de temps à Cheongju.

Sangdang Sanseong Fortress

La Sangdang Sanseong Fortress est une jolie forteresse située non loin de la ville, autour de laquelle il est possible de faire une balade à pied.

J’y suis allé un jour de pluie et n’ai malheureusement pas pu profiter pleinement des paysages. Malgré cela, j’ai trouvé l’endroit agréable et l’ambiance particulièrement chouette avec la météo.

Ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud : je ne ferais pas de Cheongju une étape prioritaire, mais la ville peut être intéressante si vous aimez les musées ou souhaitez sortir des itinéraires les plus classiques. Je privilégierais notamment le Cheongju Early Printing Museum et le National Museum of Modern and Contemporary Art, tandis que le reste peut facilement passer à la trappe si votre temps est compté.

Sud : Busan, Daegu & Gyeongsangnam-do

Busan

Durée recommandée : 2-4 jours

La deuxième ville du pays se distingue fortement des autres villes du pays. Celle-ci combine une importante activité portuaire, de nombreuses plages, des collines densément bâties, d’anciens quartiers de réfugiés chargés d’histoire et de nombreuses possibilités de randonnée.

Pour une découverte plus détaillée de la ville, voir mon article consacré à la ville : Que faire à Busan : guide des quartiers, visites et randonnées.

Ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud : je consacrerais au moins 2 jours à Busan, voire davantage si vous souhaitez profiter des plages et explorer la ville plus tranquillement.

Tongyeong

Durée recommandée : 2-3 jours

Cette petite ville de pêcheurs possède un certain charme et sort des sentiers battus. J’y suis personnellement resté trois nuits, ce qui m’a laissé le temps d’explorer la ville et ses environs.

Que faire à Tongyeong ?

Le centre de Tongyeong se découvre facilement à pied. Parmi les endroits que j’ai visités, je retiens notamment le Dongpirang Mural Village, le Dpiran Nammangsan Sculpture Park et le Yi Sun Sin Park.

L’ambiance de la ville m’a plu. D’après mes lectures avant mon arrivée, le véritable intérêt de Tongyeong réside toutefois dans l’accès aux nombreuses îles de la région.

Hansando

J’ai donc tenté ma chance avec Hansando, l’île la plus accessible depuis Tongyeong. Elle appartient au parc national d’Hallyeohaesang, qui s’étend sur plusieurs îles et secteurs côtiers.

Hansando possède surtout un intérêt historique. C’est ici que le général Yi Sun-Sin, héros national coréen, affronta les forces japonaises en 1592. Plusieurs monuments commémoratifs rappellent aujourd’hui cette bataille. Un joli chemin permet également de longer une partie de la côte.

Cependant, la plupart des sites sont des reconstructions. De plus, n’étant pas particulièrement passionné par cette période de l’histoire coréenne, je n’y ai pas trouvé beaucoup d’intérêt.

J’ai ensuite essayé de m’aventurer un peu plus loin et rejoint un village dont les habitants semblaient peu habitués à voir des touristes. J’ai poursuivi ma balade, mais les paysages ne m’ont pas vraiment convaincu et j’ai finalement fait demi-tour.

Saryangdo

Saryangdo avait l’air particulièrement belle et aurait probablement mérité davantage de temps. L’île se trouve toutefois assez loin de Tongyeong. Il faut d’abord prendre un bus jusqu’au Gaochi Passenger Ferry Terminal, puis un ferry jusqu’à l’île.

Le trajet demande au moins deux heures dans chaque sens. Après quelques hésitations, j’avoue avoir eu la flemme de consacrer autant de temps aux transports. J’ai donc finalement décidé de faire l’impasse sur l’île.

À noter que lors de mon passage, les horaires des ferries sur Naver n’étaient pas corrects. Je recommande donc de se rendre au terminal de ferry pour obtenir les bons horaires.

Mireuksan

11,34km – 461m d’ascension et 461m de descente – difficulté 3/10(2) – Lien GPX(1)

Pour ma dernière journée, j’ai décidé de partir à l’assaut du Mireuksan. Le sommet offre normalement une vue imprenable sur les nombreuses îles autour de Tongyeong.

Malheureusement, la brume estivale recouvrait une bonne partie du panorama. La randonnée restait agréable, mais je n’ai pas pu profiter pleinement de la vue.

Où dormir à Tongyeong ?

J’ai logé à l’hôtel DE LAMOUR, que je recommande pour ses chambres propres et confortables. L’hôtel se trouve également près du terminal de ferry et du Dongpirang Mural Village.

Ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud : je ne privilégierais pas Tongyeong. J’ai apprécié l’ambiance de la ville, mais d’autres régions m’ont davantage marqué.
Si vous aimez sortir des itinéraires classiques, Tongyeong peut toutefois constituer une étape intéressante. Je vous conseille alors de prévoir suffisamment de temps pour explorer les îles et éventuellement loger sur celles plus éloignées, notamment Saryangdo.

Daegu, Gayasan & Palgongsan National Parks

Durée recommandée : 2-3 jours

J’ai à nouveau beaucoup aimé l’ambiance de la quatrième ville de Corée du Sud.

Que faire à Daegu ?

J’ai découvert le centre-ville en suivant l’un des itinéraires proposés par les nombreux offices de tourisme qui permet de découvrir les nombreux bâtiments historiques du centre-ville.

J’ai particulièrement apprécié le Daegu Yangnyeongsi Museum of Oriental Medicine, qui témoigne de l’importance historique de Daegu comme centre du commerce et de la médecine traditionnelle coréenne.

S’il fait beau, Suseongmot constitue un chouette endroit pour se poser. On peut y boire un café et lire tranquillement face au lac et au parc.

Le Seomun Market est immense et mérite un détour à différents moments de la journée. Le week-end, un marché de nuit anime également les lieux en soirée.

Gayasan National Park

Daegu constitue une bonne base pour découvrir les Gayasan et Palgongsan National Parks. Les deux parcs offrent de belles possibilités de randonnée, avec des itinéraires assez différents.

Temple Haeinsa

Si vous devez choisir entre les deux, je privilégierais Gayasan. Vous pourrez également découvrir le temple Haeinsa et son célèbre Tripitaka Koreana, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le Tripitaka Koreana constitue l’une des plus importantes collections de textes bouddhiques au monde. Des artisans coréens ont gravé ses plus de 80 000 planches en bois au XIIIe siècle. Bien que le bâtiment soit fermé au public, vous pouvez aujourd’hui les apercevoir à travers les ouvertures permettant la ventilation naturelle de l’œuvre.

Il est également possible de dormir dans le temple Haeinsa en réservant à l’avance. Je détaille cette option dans la section consacrée aux hébergements.

Randonnée vers Gayasan

10,75km – 943m d’ascension et 923m de descente – difficulté 5/10(2) – Lien GPX(1)

Depuis Haeinsa, vous pouvez rejoindre le sommet du Gayasan, puis redescendre jusqu’à Baegun-dong. Cet itinéraire permet de longer les crêtes et offre de spectaculaires vues sur les montagnes environnantes.

Depuis Baegun-dong, le plus simple consiste à rejoindre Gaya Joint Bus Station à pied ou en taxi. Un ranger m’a d’ailleurs aidé à appeler un taxi. Des bus permettent ensuite de rejoindre Daegu.

Palgongsan National Park

13,54km – 987m d’ascension et 1009m de descente – difficulté 6/10(2) – Lien GPX(1)

Si vous avez davantage de temps, Palgongsan offre des randonnées plus longues et flexibles. Le parc possède de nombreux sentiers, ce qui permet d’adapter facilement son parcours.

J’ai commencé ma randonnée depuis le temple de Donghwasa, où vous pouvez également passer la nuit. Plusieurs chemins permettent ensuite de rejoindre la crête. Vous pouvez alors la suivre plus ou moins longtemps selon vos envies.

Je partage ma trace GPX, mais attention à un passage très raide que j’ai emprunté à la montée. Il ne me semblait d’ailleurs pas faire partie des sentiers officiels. Je ne recommande pas ce tronçon si vous n’avez pas l’habitude des passages techniques.

Plusieurs itinéraires apparaissent sur Naver Maps, ce qui permet de préparer facilement une alternative. Pour la descente, j’avais prévu de prendre un bus depuis le temple de Buinsa. Les horaires indiqués par Naver se sont toutefois révélés incorrects. J’ai donc finalement rejoint mon point de départ.

Où dormir à Daegu ?

J’ai logé au Midtown Hostel Daegu, une adresse simple, économique et calme. Sa situation permet également de découvrir facilement le centre-ville à pied.

Ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud : Daegu me semble particulièrement intéressante pour combiner ville et randonnée. Si vous devez choisir entre les deux parcs, je privilégierais Gayasan pour la randonnée et la découverte de Haeinsa. Palgongsan devient surtout intéressant si vous disposez de davantage de temps.

Proposition d’itinéraire pour 2 semaines en Corée du Sud

La Corée du Sud est l’un des rares pays où j’ai eu le sentiment d’être resté trop longtemps. Avec le recul, je pense que deux ou trois semaines auraient suffi.

J’ai donc imaginé l’itinéraire « idéal » de 2 semaines en Corée du Sud. L’objectif est de trouver un équilibre entre villes, nature, histoire et art, tout en évitant de multiplier les étapes.

L’ordre des étapes permet de relier deux villes successives en moins de 3 heures de transport en commun, avec des liaisons directes en bus ou en train entre leurs gares respectives.

Voici donc ma proposition d’itinéraire.

ÉtapeDurée recommandéeTemps de transportPourquoi l’inclure
Séoul0 jourÉtape à éviter si on peut arriver directement à Busan
Busan2 jours~2h30Plages, quartiers historiques, vie nocturne, randonnées
Gyeongju2 jours~1hHistoire de Silla, temples et patrimoine
Daegu2 jours~1hTradition médicinale, vie urbaine et randonnées
Wonju1 jour~3hArt et architecture dans la nature
Seoraksan2 jours~3hRandonnées
Séoul5 jours~3hArchitecture, vie nocturne, shopping, palais, musées et randonnées

Ce parcours reste bien évidemment adaptable. J’ai intégré, en dessous de chaque description de ville, ma recommandation pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud. Les voyageurs davantage intéressés par l’histoire pourront par exemple ajouter Buyeo ou Gongju. Les amateurs de plage pourront quant à eux intégrer une étape à Gangneung.

Brève histoire de la Corée

Des premiers royaumes aux Trois Royaumes

L’histoire de la péninsule coréenne remonte à l’Antiquité. Le royaume de Gojoseon constitue l’une des premières formations politiques importantes de la péninsule.

À partir des premiers siècles de notre ère, trois royaumes dominent progressivement la région : Goguryeo, au nord de la péninsule et jusqu’à certaines régions de l’actuelle Chine, Baekje, au sud-ouest, et Silla, au sud-est. Cette période, connue sous le nom des Trois Royaumes, joue un rôle majeur dans la formation de la culture coréenne.

Baekje occupe notamment une place importante dans l’histoire des villes que j’ai visitées. Après avoir déplacé sa capitale à Gongju en 475, le royaume la transfère à Buyeo en 538. Ces deux villes permettent aujourd’hui de découvrir différentes périodes de l’histoire de Baekje, notamment à travers leurs forteresses, tombeaux et vestiges royaux.

Silla finit par prendre l’ascendant avec l’aide de la Chine des Tang. En 668, le royaume contrôle une grande partie de la péninsule. Gyeongju, sa capitale, devient alors un centre majeur du bouddhisme, de l’art et de l’architecture. La ville conserve aujourd’hui de nombreux témoignages de cette période.

Goryeo et Joseon

En 918, Wang Geon fonde le royaume de Goryeo. Le nom actuel « Korea » dérive de cette dynastie. Goryeo développe notamment une importante tradition bouddhique et connaît un important essor culturel et artistique.

C’est également sous Goryeo qu’est réalisé le Tripitaka Koreana, l’une des œuvres les plus remarquables de l’histoire coréenne. Après la destruction d’un premier ensemble de tablettes par les invasions mongoles, le gouvernement de Goryeo fait graver entre 1237 et 1248 une nouvelle version de la collection de textes bouddhiques, dans l’espoir d’obtenir la protection du Bouddha face aux invasions mongoles. Plus de 80 000 tablettes de bois sont alors réalisées. Elles sont aujourd’hui conservées au temple Haeinsa, sur le mont Gayasan.

En 1392, Yi Seong-gye fonde la dynastie Joseon. Le confucianisme devient alors central dans l’organisation politique et sociale du pays. Joseon durera plus de cinq siècles, jusqu’au début du XXe siècle.

Occupation japonaise et division de la péninsule

Le Japon annexe officiellement la Corée en 1910 et l’occupation se poursuit jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945.

Après la capitulation japonaise, les puissances alliées divisent provisoirement la péninsule autour du 38e parallèle afin d’organiser la reddition des forces japonaises. Les troupes soviétiques prennent en charge le nord, tandis que les forces américaines occupent le sud. Cette division, initialement pensée comme une mesure temporaire, devient progressivement permanente dans le contexte de la Guerre froide.

Les deux zones évoluent alors selon des modèles politiques et économiques très différents. L’Union soviétique soutient la mise en place d’un régime communiste au Nord, tandis que les États-Unis soutiennent le gouvernement de la République de Corée au Sud. En 1948, deux États sont officiellement créés : la Corée du Nord et la Corée du Sud.

La guerre de Corée commence le 25 juin 1950 avec l’invasion de la Corée du Sud par les forces nord-coréennes. La Corée du Nord bénéficie notamment du soutien de l’Union soviétique et de la Chine, tandis que la Corée du Sud est soutenue par les États-Unis et une coalition placée sous mandat des Nations unies. Le conflit provoque plusieurs millions de morts.

L’armistice signé en 1953 met fin aux combats, mais aucun traité de paix définitif ne lui succède. Techniquement, les deux Corées restent donc en état de belligérance, même si aucun conflit armé généralisé n’a repris depuis 1953. La DMZ, créée par l’armistice comme zone tampon entre les deux camps, sépare encore aujourd’hui les deux Corées.

Le décollage économique de la Corée du Sud

Au lendemain de la guerre, la situation économique de la péninsule est catastrophique. Contrairement à l’image actuelle, la Corée du Nord est alors plus industrialisée et plus riche par habitant que le Sud. Elle bénéficie notamment d’une concentration plus importante des industries lourdes et des infrastructures héritées de la période japonaise.

Cette situation commence cependant à s’inverser dans les années 1960 et 1970. La Corée du Sud adopte alors une stratégie de développement tournée vers les exportations et l’industrialisation. Sous le régime de Park Chung-hee, l’État soutient fortement les grandes entreprises et développe notamment les industries lourdes, la construction navale, l’automobile et l’électronique. Les grands chaebols, des conglomérats familiaux comme Samsung, Hyundai, SK, LG et Lotte, jouent un rôle central dans cette transformation.

La croissance est spectaculaire. En quelques décennies, la Corée du Sud passe d’un pays largement dépendant de l’aide internationale à une grande puissance industrielle et technologique. Busan, notamment, devient un important centre portuaire et industriel, tandis que Séoul s’impose progressivement comme le cœur économique et politique du pays.

Cette transformation s’accompagne toutefois de plusieurs décennies de régimes autoritaires. Le mouvement de démocratisation s’accélère dans les années 1980 et aboutit notamment aux réformes de 1987, qui ouvrent la voie au fonctionnement démocratique actuel.

La Corée du Sud contemporaine

Aujourd’hui, la Corée du Sud occupe une place importante dans les domaines technologiques, industriels et culturels. Des entreprises comme Samsung, Hyundai et LG sont devenues des acteurs majeurs de l’économie mondiale, tandis que la culture coréenne s’est largement diffusée à l’international à travers la musique, les séries, le cinéma et la gastronomie. La transformation du pays en quelques générations est d’autant plus remarquable lorsqu’on la compare à sa situation au lendemain de la guerre.

Cette réussite économique s’accompagne cependant aujourd’hui d’un nouveau défi majeur : la démographie. La Corée du Sud connaît le taux de fécondité le plus faible au monde. Cette situation entraîne un vieillissement rapide de la population et risque de réduire progressivement la population active, avec des conséquences importantes pour les retraites, le marché du travail et la croissance économique. L’OCDE considère cette évolution comme l’un des principaux défis économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.

Ce qui m’a surpris en Corée

Après un mois et demi en Corée du Sud, certains détails du quotidien m’ont parfois davantage marqué que les grands sites touristiques.

Des détails du quotidien

  • Certains hôtels disposent de câbles et poulies de secours en cas d’incendie, tellement plus malin que d’imposer des cages d’escalier partout.
  • Après une randonnée ou une journée à la plage, j’ai régulièrement trouvé des souffleurs à air comprimé ou des aspirateurs pour nettoyer mes chaussures et mes vêtements. Hyper pratique ! J’ai aussi croisé de nombreux sprays anti-moustiques dans les lieux publics. Pour rappel, l’encéphalite japonaise circule en Corée.
  • Le chiffre 4 porte malheur, car sa prononciation sa rappelle le mot « mort ». Certains hôtels sautent donc directement du troisième au cinquième étage ou remplacent le 4 par un « F ». Cette superstition porte le nom de tétraphobie.
  • Les motels constituent une option économique assez particulière. En dehors des grandes villes, j’en ai souvent trouvé parmi les hébergements les moins chers. Certains se rapprochent clairement du love hotel. Les amenities peuvent inclure des préservatifs et, détail que j’ai trouvé assez logique, du dentifrice.
  • Les baguettes métalliques m’ont également surpris, tout comme les ciseaux que les restaurants fournissent régulièrement pour couper les nouilles ou certains plats. J’aimerais bien voir comment les Italiens réagiraient si on attaquait un plat de spaghettis aux ciseaux !

Circulation et vie pratique

  • Les feux rouges sont souvent très longs. Les carrefours font circuler les différents flux par phases, ce qui évite notamment de mélanger certaines directions. Pour tourner à droite en voiture, on peut toutefois passer au rouge après avoir marqué l’arrêt et vérifié qu’il n’y a aucun danger, notamment pour les piétons.
  • Les alertes téléphoniques sont omniprésentes, notamment pour prévenir la population en cas d’intempéries ou d’autres situations d’urgence.
  • J’ai trouvé l’accessibilité dans les infrastructures modernes particulièrement bien pensée, même si certains bâtiments anciens et quartiers très pentus restent nettement moins adaptés.
  • Le Wi-Fi est très répandu, mais j’ai souvent trouvé des réseaux publics ouverts et non sécurisés. Mieux vaut donc éviter d’y transmettre des informations sensibles.

Une histoire encore très présente

  • Le patrimoine m’a impressionné par sa présence. La Corée du Sud compte aujourd’hui 17 sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, dont Gyeongju, Gongju, Buyeo et Haeinsa. Après en avoir visité autant, je me suis demandé s’il n’y avait pas aussi une dimension politique ou identitaire derrière cette forte mise en valeur du patrimoine.
  • La Guerre froide m’a paru soudain beaucoup moins « froide ». La guerre de Corée, commencée en 1950, a fait plusieurs millions de morts. L’armistice de 1953 a arrêté les combats, mais aucun traité de paix n’a suivi : techniquement, les deux Corées restent donc en état de belligérance.

Conseils pratiques

Argent

Le cash reste peu nécessaire en Corée du Sud : les cartes bancaires fonctionnent presque partout. Il reste toutefois utile d’avoir quelques espèces pour les petits commerces, les marchés et surtout les transports.

La T-money simplifie largement les déplacements en ville. Cette carte rechargeable, vendue environ 3 000 à 5 000 ₩, s’achète et se recharge dans les convenience stores (CU, GS25, 7-Eleven, emart24) en espèces uniquement. Elle permet de payer le métro et les bus urbains dans tout le pays. Pour les bus et trains interurbains, la carte bancaire suffit généralement.

Budget

J’ai dépensé environ 75 000 ₩ par jour, en incluant le logement, la nourriture, les transports et les visites. J’ai alterné entre dortoirs dans les grandes villes et chambres privées dans les zones moins touristiques.

Je n’ai pris le taxi qu’une seule fois, alors que j’aurais même pu parcourir la distance à pied. Le réseau de transports permet donc de limiter facilement ce poste de dépenses. Je mangeais généralement dans des restaurants bon marché ou dans des établissements proposant de la street food, tout en profitant de nombreuses visites et activités payantes.

Durée

Comme indiqué dans l’article, la Corée du Sud est le premier pays de mon voyage où j’ai eu le sentiment d’être resté trop longtemps.

2 semaines permettent déjà d’avoir un bon aperçu de la Corée du Sud. Une troisième semaine permet de prendre davantage son temps ou d’ajouter une destination comme Jeju.

Logement

La majorité de mes hébergements provenaient d’Agoda, avec quelques réservations sur Trip.com, Booking et Airbnb. Les rares fois où j’ai essayé de réserver directement auprès des établissements, les tarifs proposés étaient plus élevés que sur les plateformes.

J’ai également logé dans plusieurs motels. Ils ne sont pas toujours très glamours, et certains se rapprochent clairement du love hotel, mais ils constituent souvent des options économiques intéressantes.

À noter également que certains hôtels proposent des chambres fumeur. Si, comme moi, l’odeur de cigarette vous incommode, vérifiez bien ce point lors de la réservation et n’hésitez pas à demander à changer de chambre si nécessaire.

Un autre type d’hébergement m’a particulièrement intrigué : les Temple Stays. Organisés dans des temples à travers tout le pays, ils permettent de découvrir la vie monastique bouddhiste de manière assez différente d’une simple visite. Je regrette de ne pas en avoir essayé un. Les places semblant limitées, mieux vaut toutefois réserver à l’avance, notamment pendant les périodes de vacances.

Nourriture végétarienne

La nourriture coréenne est vraiment unique et délicieuse, mais manger végétarien représente un véritable défi, surtout en dehors des grandes villes.

Le problème ne vient pas seulement de la viande visible dans les plats. De nombreuses préparations utilisent du bouillon de viande ou de poisson, des sauces contenant des produits animaux ou encore du fishcake. Plusieurs fois, j’ai demandé un plat végétarien et reçu malgré tout des accompagnements à base de poisson.

Les bibimbap, makguksu (nouilles de sarrasin) et parfois les gimbap aux légumes comptent parmi les options les plus faciles à adapter. Il faut toutefois rester vigilant : le gimbap peut contenir du jambon, du surimi ou du fishcake, tandis que les sauces et bouillons peuvent également contenir des produits d’origine animale.

Dans les grandes villes, on trouve généralement suffisamment d’options végétariennes pour manger sans trop de difficultés. Dans les villes secondaires, j’ai personnellement fini par accepter certains plats dont le bouillon ou la sauce contenait du poisson. Sans cette concession, mes possibilités auraient été vraiment très limitées.

Orientation et transports

La Corée du Sud possède un réseau de transports extrêmement développé. Les bus desservent très largement le pays et les grandes villes disposent en plus d’un réseau ferroviaire efficace. Je n’ai renoncé qu’à très peu de visites pour des raisons d’accessibilité et j’ai donc pu voyager presque entièrement sans voiture.

Naver Map reste la référence pour les voyageurs étrangers, notamment parce que l’application propose une interface en anglais. La plupart des transports en commun y figurent et les horaires indiqués se révèlent corrects environ 95 % du temps d’après mon expérience.

Le problème vient justement des 5 % restants. Dans les zones plus rurales, un bus peut arriver en avance, en retard ou tout simplement ne pas circuler comme prévu. J’évitais donc de compter sur le dernier bus indiqué par Naver lorsque je me trouvais dans une zone reculée, notamment après une randonnée. Lorsque c’était possible, je me renseignais directement auprès des rangers des parcs nationaux, qui disposent souvent d’informations très utiles sur les transports locaux.

Les bus ruraux demandent donc parfois un peu plus d’anticipation que les transports dans les grandes villes.

Saison recommandée

Le printemps et l’automne me semblent les périodes les plus agréables pour visiter la Corée du Sud, avec des températures généralement plus clémentes et des paysages particulièrement intéressants lorsque les cerisiers fleurissent ou que les feuillages changent de couleur.

L’été reste tout à fait envisageable, mais il faut composer avec des températures élevées, une forte humidité et des épisodes pluvieux. J’y ai voyagé pendant cette période et cela ne m’a pas empêché de profiter du pays, même si la chaleur peut rendre certaines randonnées nettement plus éprouvantes.

(1)Les traces GPX mentionnées dans cet article sont fournies uniquement à titre de référence. Elles ne doivent en aucun cas être suivies comme un guide officiel ou un itinéraire sécurisé. Les conditions en montagne évoluent constamment et peuvent rendre un tracé inadapté ou dangereux.

(2)Ces notes reflètent mon expérience personnelle et les conditions rencontrées lors de mes randonnées, en juin et par beau temps, avec parfois quelques névés. La difficulté peut toutefois varier selon la saison et la météo. Si vous ne connaissez pas encore votre niveau, je vous recommande de commencer par quelques randonnées de niveau 1, 2, voire 3 afin de vous situer avant de vous lancer sur des itinéraires plus exigeants. Pour comprendre en détail ma méthode d’évaluation, consultez mon article Echelle de difficulté des randonnées.


Commentaires

2 réponses à « Itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud »

  1. […] J’ai rejoint Busan depuis Hokkaido, au Japon, où j’avais passé un mois et dont je raconte le voyage dans cet article : Meilleures randonnées à Hokkaido : itinéraire complet (+GPX). J’y ai retrouvé Ziyi, mon amie de Shanghai, pour un long week-end. Busan a ainsi marqué le début de mon voyage d’un mois et demi en Corée du Sud. Au fil de ce voyage, j’ai imaginé un itinéraire idéal de 2 semaines, que je présente dans cet article : Itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud. […]

  2. […] et demi en Corée du Sud. Je propose dans cet article un itinéraire idéal de 2 semaines : Itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud, ainsi qu’un guide détaillé de Busan : Que faire à Busan : guide des quartiers, visites et […]

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